Décédé à Bazouges le 15 mars 18-25, dans sa 81e année
■2. Décédé à Bazouges. en sa maison du Châtelet, le 1er décembre 1809, âgé de 45 ans.
3. Sur un état de janvier 17i>8. un prêtre insermenté. Joseph Chesnay, vicaire à Saint-MTlervé. est dit caché à Bazouges et faire partie des chouans. D'après M. Guillotin de Gorson, il serait originaire de Bazouges.
DOCU MENTS
Années 1790 et 1791.
Directoire du district: séance du 18 octobre 1790.
L'Assemblée a pris en considération une lettre de M. Lefrançois procureur de la commune de Bazouges la Pérouse du 16 de ce mois par laquelle il donne avis que les prêtres de ladite paroisse continuent au mépris des lettres patentes du roi du 23 juin dernier sur décret de l'assemblée nationale du dix. de se donner respectivement l'encens, sur quoi délibéré, elle a arrêté d'écrire à la municipalité de Bazouges pour l'engager a surveiller l'exécution des décrets sanctionnés par sa majesté, et aux curé et prêtres de Bazouges pour leur rappeler l'esprit du décret sus daté et leur en prescrire l'exécution.
Dol, 18 octobre 1790.
Le directoire de Dol aux prêtres de Bazouges.
Suivant une lettre de votre ville, nous sommes informés que malgré le décret du 10 juin dernier revêtu de lettres patentes du 23, vous continuez à vous donner respectivement de l'encens ; quand la loi serait douteuse, vous ne devriez pas dans les circonstances rester attachés au vain honneur de le recevoir. Ministre d"un Dieu qui prêche partout la modestie, on doit être étonné de vous voir en quelque sorte en concurrence avec lui pour l'encens, qui ne doit être offerte a- qui que ce soit ; nous aimons a croire messieurs que vous ne donnerez pas une nouvelle occasion de se plaindre de votre persévérance a jouir d'un honneur que tous vos confrères ont dû abandonner. Nous informons la municipalité de la présente qui veillera sans doute a ce que vous vous conformiez à une loi que vous avez vous-même publiée.
Directoire du district séance du 16 novembre 1790.
Prenant en considération la lettre du clergé de Bazouges la Pérouse en réponse à celle qui lui a été précédemment écrite, par laquelle il prétend que le décret qui défend que l'encens soit offerte à qui que ce soit ne lui est point applicable, pleinement instruit dailleurs que les prêtres de la dite paroisse se donnent encore respectivement l'encens au mépris de l'avertissement qu'ils ont reçu de ne le pas faire, le directoire a arrêté d'en instruire le département et de lui envoyer les lettres des dits prêtres en lui observant qu'il croit leur autorité nécessaire pour détruire les abus et les doutes à l'égard de l'encens.
Directoire du district.
Séance du 24 janvier 179 L. — Sur ce qu'il a été appris que le s1' Bocher fermier principal des biens dépendant de la cure de Bazouges la pérouse pour une somme de 2,500 livres, a fait aux curé et vicaires de cette paroisse différents payements sur ses termes de S* Jean et Noël 1790, le directoire considérant que les curés et vicaires ne peuvent toucher leur traitement avant d'avoir prêté le serment prescrit par les décrets des mois de juillet et novembre derniers et que ce n'est pas des fermiers, mais des receveurs des districts qu'ils doivent recevoir leurs traitements, est d'avis que pour procéder d'une manière uniforme à l'égard de tous les ecclésiastiques le sr Rocher de répéter ce qu'il a payé aux prêtres de Bazouges pour 1790 et d'en référer un surplus sur cet objet au département.
La directoire de Dol à celui du département.
24 janvier 1791.
Le s1' Bocher fermier principal de la cure de Bazouges la Pérouse pour la somme annuelle de 2550 livres a fait aux curé et vicaires de celle paroisse différents payements dont nous croyons devoir vous entretenir. Ils s'élèvent à la somme de 2050 livres, etc.. Cet exposé nous conduit a deux questions :
1° Un curé et deux vicaires peuvent-ils recevoir leur traitement de L790 avant d'avoir prêté le serment prescrit par les décrets des mois de juin et novembre derniers. La négative parait résulter au moins pour les curés de l'article 39 du décret du 24 juillet 1790 et quand l'affirmative serait certaine, ce ne doit pas être des fermiers que les fonctionnaires publics doivent recevoir leurs traitements mais des receveurs des districts.
Nous vous prions Mrs de nous répondre le plustôt possible pour que nous procédions d'une manière uniforme vis à vis de tous les ecclésiastiques. Le sr Bocher nous parait dans le cas de répéter ce qu'il a payé aux prêtres de Bazouges; il ne lui appartient pas de priver le receveur du district des remises qui lui sont accordées parles décrets.
Le directoire du district
Séance du 12 février 1791. — Prenant en considération la déclaration des prieur-curé et vicaires de la paroisse de Bazouges la pérouse du 4 de ce mois de former la demande d'un délai de deux mois pour faire le serment prescrit par le décret du 27 novembre dernier, la délibération prise le même jour à ce sujet par la municipalité dudit lieu et la lettre du procureur de la commune du 6 aussi de ce mois, par laquelle il témoigne l'envie qu'il a de connaître la marche qu'il doit tenir, le directoire après avoir entendu le procureur syndic arrête d'écrire en réponse qu'il n'est pas dans son pouvoir et dans sa volonté d'empêcher ni même de suspendre l'exécution de la loi, qu'il doit au contraire rechercher les moyens d'en accélérer l'accomplissement; que les fonctionnaires de Bazouges en cherchant à éluder la loi s'y montrent évidemment réfractaires et que si on ne procède pas dès a présent a leur remplacement c'est qu'un décret du 26 janvier dispose qu'on commencera par celui de l'évêque du département, qu'au reste le désir que manifeste la municipalité de Bazouges pour la conservation des ecclésiastiques serait très louable s'il n'était pas contraire à la loi qu'elle doit défendre et faire aimer.
Le directoire de Dol à lu municipalité de Bazouges lu Pérouse.
12 février 1791.
11 n'est pas clans notre volonté d'arrêter ni môme de suspendre l'exécution de la loi. nous devons au contraire rechercher les moyens d'en accélérer l'accomplissement. Le délai que demande votre clergé pour se conformer a celle du 27 novembre en est une violation car nous faisons peu de différence entre le fonctionnaire public qui refuse absolument et celui qui élude.
Nous ne croyons pas devoir. Mrs, référer de la demande de vos prêtres au département, nous ne devons y recourir que dans les cas ou la loi offrirait des difficultés, mais dans cette espèce elle est claire et nous pouvons leur déclarer qu'elle les a déjà frappé du coup qu'elle réserve à ceux qui lui sont rebelles; leur acte...? de ce mois ne peut être considéré que comme un refus de s'y conformer et si on ne procède pas dès à présent a leur remplacement c'est qu'un décret du 2G janvier dernier dispose qu'on commencera par celui de iévêque du département.
Nous sommes désolés, Messieurs, que vos ecclésiastiques dont la vertu et les connaissances sont si justement appréciées, n'ayent pas voulu prêter le serment dont nous recevons de toutes parts des certificats ; on pourrait vous louer du désir que vous avez témoigné de les conserver s'il n'était pas contraire à la loi que vous devez connaître comme nous, défendre et faire aimer.
7 mars 1791.
Arrête du département ordonnant que le dimanche après la réception du présent arrêté, dans toutes les paroisses du département a l'issue de la grandmesse, a la diligence du procureur de la commune sera proclamée l'élection de Mr Le Coz a L'évêchéé métropolitain du Nord Ouest, et messieurs les curés seront invités a chanter le te Detim pour rendre grâce à
Dieu d'un choix si propre a justifier les espérances que la religion a fondée sur l'heureux retour aux formes anciennes de l'église, et sera le présent lu, publié et affiché dans toutes les paroisses du département.
Bulletin de Rennes K
Bazouges 6 juin 1791.
Monsieur Chevalier ex minime appelé par le suffrage des électeurs du district de Dol a cette cure, partit de Rennes le samedi matin accompagné de M. Bureau canonier de la garde nationale et d'un grenadier d'un régiment de Loraine. Un détachement à cheval de notre garde nationale se rendit à Saint Aubin d'Aubigné où les uns et les autres reçurent de la municipalité et de la garde nationale du lieu tous les honneurs qui dépendaient d'eux. Les cloches sonnèrent. A une demie lieue de Bazouges un autre détachement de la garde nationale alla à la rencontre de M. Chevalier, de même que plusieurs particuliers dont le procureur syndic du district était du nombre. 11 descendit chez M. le maire où un autre détachement l'attendait.
Hier dimanche, il oiïicia en qualité de curé; il prononça un discours plein de civisme et de courage. Une nombreuse milice nationale formait une partie des auditeurs.
M. Chevalier avait été nommé le même jour dans le district de S' Malo il était désiré en plusieurs autres endroits. Nous lui savons gré de la préférence qu'il nous donne, et nous en devons en grande partie obligation aux instances de M. Coz qui a une bonne idée de notre patriotisme. Il ne s'est pas trompé, nous aimerons et défendrons notre curé dont le mérite et la vertu feront bientôt oublier les prédécesseurs. Ici comme ailleurs les femmes n'aiment pas les prêtres qui font le serment de veiller avec soin sur les fidèles qui leur sont confiés ; elles les fuient; mais lorsque les prêtres rebelles ne seront plus à