COMMUNE DE BAZ013GES-LA-PÉROUSE
Population en 1792 4,038 h.
— en 1002 3,578 h.
NOTICE
IMerre-Yves Delaire, originaire de l'Auvergne, pourvu à la cure de Bazouges le 31 mal 1781, refusa le scrute ni et passa en Angleterre où il mourut. Ses deux vicaires, Julien Lacoquerie et François Veillard, le
refusèrent également, ainsi que les chapelains du Granboi s et de la Battue.
Julien Lacoquerie se réfugia à Paris, puis revint se cacher à Bazouges ou aux environs. Originaire d'Antrain, il en fut nommé recteur en 1803 et y mourut le 20 août 1824, vénéré et regretté de tous ses paroissiens. M. Lebouteiller raconte que ce prêtre était fort instruit et doué d'une très belle voix, qu'à Paris il avait été incorporé dans la garde nationale et dans ses rangs avait assisté à l'exécution de Louis XVI.
François Veillard, retiré d'abord à Acigné, son pays natal, puis à l'étranger, ne revint à Bazouges qu'en juillet 1800. Il en fut nommé recteur en 1804 et y mourut âge de 66 ans, le 9 avril 1824.
\lathurin Leeainus desservait la chapelle du Grandbois- depuis 1786, et Julien Brard celles de la Battue
1. Le produit net de la cure de Bazouges était en 17W) de 2,561 liv. 5 d. Les biens de ce prieuré-cure, qui dépendaient de l'abbaye de Rillé, se composaient de la prairie du prieuré, la pièce de terre de Groisette, et de trois autres pièces de terre. Ils furent vendus le 11 mars 1701, pour 16.000 livres. La vente des biens de fondations produisit, le 30 décembre, la somme de 0,075 livres et ceux de la fabrique, le 8 prairial an III, 13.640 livres.
2. Cette chapelle avait 62 liv. 10 s. de rente annuelle sur les Etats de Bretagne, en vertu d'un contrat du 8 avril 1788. Elle fut vendue avec les biens en dépendant 1,150 livres, le 8 prairial an III. La vente des effets
depuis 1788y. Tous les deux claie» I de Bazouges. Il* furent enferniés if Saint-Melaine en 1792, puis à la Trinité, et transférés au Mont Saint-Michel en octobre 1793. Mathupin Lecamus mourut au village de ÏEpinaye, en Bazouges, à l'âge de 7 7 ans, le 10 nivôse an XIII (31 décembre 1804) et Julien- Jacques Brard, au village de la De nouais, également en Bazouges, à 71 ans, le 11 pluviôse an X(31 janvier 1802).
Le chapelain attaché à la chapelle du Houx1, François Blanchard, avait prêté serment et est dit le 2 mai 1792 habiter Combourg. Devenu vicaire de Meillac, puis curé de Lourmais (10 septembre 1703), il figure en cette qualité sur la liste des pensionnes du 20 septembre 1791, mais sans désignation d'âge, de prénom ni de résidence.
Le curé assermenté qui remplaça M. Delaire fut un ancien religieux minime, Pierre-Yves Chevalier. Elu le 20 mai 1791, il mourut le 18 septembre 1793, à l'âge Ue 45 ans, laissant tous ses biens aux pauvres. Un moment il en! comme vicaire un nommé Laurent Debry. Un exreligieux île Laigle, nomméClerei, vint habiter Bazouges en 1791 . Nous ignorons s'il en était originaire.
Le citoyen Michel-Pierre Lesajie, curé du Rheu, puis vicaire provisoire de Bazouges, qui succéda à \I. Chevalier, est dit âgé de 36 ans cl résidant a Rennes, sur la liste des pensionnés du 20 septembre 1794; avait rendu ses le/Ires de prêtrise le 5 germinal an IL
Son vicaire, François- Lue-Toussaint Legallais, né à Bazouges-, le 30 janvier 1744, vécut dans sa paroisse à peu près tout le temps de la révolution, prêta tous les serments qu'on voulu I bien I ni demander, cessa toutes fonc-
mobiliers de son chapelain, tenue les 11, 12, 15 prairial an II, avait produit 1,096 liv., plus une partie invendue, estimée 401 1. 10 s.
1. I.c 18 nivôse an II. quinze pièces de terre dépendant de la chapelle attenante au château, Eurent vendues 8,515 liv.. la chapelle extérieure 210 liv . e1 1rs biens qui m dépendaient 16,425 liv. Les elï'ets mobiliers du chapelain Julien-Jacques Brard furent vendus aux enchères, au village de la Demonais, Les 24 et 25 brumaire an III ; le montant de cette vente atteigne 1,568 livres lo sols.
2. Cette chapelle fut vendue le 17 août 1791, 155 livres, et les biens de la chapellenie en deux lots, pour 0,720 livres.
fions ecclésiastiques quand on lai on fit le commandement, et les reprit le 21 octobre 1795, pour les cesser encore Vannée suivante et les reprendre ensuite. En 1799, il prit port un synode de M. Le Coz. Bien que paraissant vivre en bonne intelligence avec ses collègues les insermentés, il dut aller habiter Rennes pendant quelques mois, pour échapper a la fureur des chouans. Recteur de Saint- Médard de 1805 à 1810.
PRÊTRES INSERMENTÉS ORIGINAIRES DE BAZOUC.ES ET AUTRES Y AYANT RÉSIDÉ PENDANT LA RÉVOLUTION. TANTOT CACHES. TANTOT A DÉCOUVERT '.
Guillaume Mouazé, vicaire de Gosné{, Jean OryV s'y cachèrent également Joseph-Louis Bigot, recteur de Trans, et le diacre Hoguet, de Saint-Ouen-de-la-Rouërie, qui, avec son collègue, M. Ory, faisait l'école aux enfants. Jean Piloux, curé insermenté de Monthault, était de Bazouges, ainsi ^'Alexandre Gautier, fils de N. Gautier et de Renée de Suint-Germain, et un nomme Julien Louyer, qui fut déporté et mourut recteur de La Celle-en- Luitré, en 1810s.
Le recteur concordataire en 1803 futM. Paul-Charles- \icolas Meig'nan.