‹ Le clergâe et le culte catholique en Bretagne pendant la râevolution: district de Dol (volume 3)Chapitre 53 sur 130 · Arcli. départ, S. L. 2 v · texte numérisé non relu

Arcli. départ, S. L. 2 v

Directoire du district.

Séance du 11 juin 1191. — A l'endroit un exprès arrivant de Rennes a remis un paquet contenant une délibération et une lettre de la municipalité de Bazouges la Permise relativement aux troubles qui existent dans cette paroisse et une lettre du directoire du département en date d'hier par laquelle il invite ce directoire a envoyer sur les lieux deux commissaires conciliateurs a l'effet d'y rétablir le calme et a les autoriser a requérir en cas de besoin la force publique qu'ils jugeront nécessaire, surquoi M1' le président et procureur syndic qui sont de Bazouges ayant observé que le rapport des troubles est exagéré, qu'ils proviennent de la présence des curés et vicaires non conformistes que la municipalité a sommés de désemparer, qu'aussitôt après leur départ le calme renaîtra infailliblement. Le directoire considérant que mes dits sieurs président et procureur syndic sont plus en état que personne de rétablir l'ordre dans leur paroisse il les a prié de vouloir bien s'y transporter dès ce jour a l'effet d'y concilier les esprits séduits et trompés et a arrêté d'en instruire le département en le priant de ne pas affliger par l'envoi des troupes de ligne un bon pays où il existe des gens induits en erreur et lui donnant l'assurance qu'il s'empressera de l'informer de ce qui se passera ultérieurement.

Dol, 11 juin 1791 i.

Nous vous accusons la réception. MM.2 des pièces qui accompagnent votre lettre du 10 qu'un exprès vient de nous remettre. Le mal nous est attesté un peu exagéré par MM. le président et Pr S. qui sont de Bazouges. ils partent sur le champ pour s'y rendre, personne ne peut mieux qu'eux y concilier les esprits. Ce qui paraît Jes agiter dans cette paroisse est la présence des curés et vicaires que la municipalité a sommé de désemparer. On a lieu d'espérer qu'ils quitteront cette paroisse, et alors le calme renaîtra. N'aflligez pas Messieurs, un bon

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