‹ Le clergâe et le culte catholique en Bretagne pendant la râevolution: district de Dol (volume 3)Chapitre 55 sur 130 · Arch. départ., S. L · texte numérisé non relu

Arch. départ., S. L

valier se fait connaître et ses talents lui acquéreront en peu la confiance de la majorité de la paroisse; trois procureurs de la commune des municipalités du canton sont venus lui rendre visite et nous assurer des heureuses dispositions de leurs paroissiens en la faveur de ce digne curé dont l'éloge ne peut quitter notre bouche.

Les menées du juge de paix ne nous effrayent point et nous vous prions de conserver vos forces pour ceux qui en auront plus besoin que nous.

Nous avons l'honneur d'être avec respect, vos très humbles et très obéissants serviteurs.

Signe : Bonenfant, Julien Jean le Francoys, pr de la commne, Guérin, offr mal, Gaultier, secrétaire.

Rennes, 17 juin 1791 1.

Nous avons reçu, Messieurs, la lettre sans date dans laquelle vous nous faites part de l'heureuse révolution qui a ramené la tranquillité dans votre ville. Nous apprenons avec satisfaction l'influence que les bons citoyens ont eu dans ce changement. Nous les exhortons à redoubler de zèle et d'activité pour entretenir la paix et l'harmonie qu'ils ont si heureusement rétablies.

Les Français ne forment plus qu'un peuple de frères, une seule et unique famille. Ce principe est la principale base de notre constitution, si quelques membres de cette grande famille, séduits par les insinuations de nos ennemis, intriguent et s'agitent pour en troubler le repos, c'est plutôt par la douceur de la remontrance et de la persuasion, que par la force et la violence, qu'il faut chercher à les ramener aux vrais principes. Peut-être ne s'en sont-ils écartés que parce qu'ils ne les connaissaient point assez, ou qu'on a profité de leur inexpérience de leur peu de lumières, pour les leur déguiser et leur en substituer de pernicieux.

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