‹ Le clergâe et le culte catholique en Bretagne pendant la râevolution: district de Dol (volume 3)Chapitre 81 sur 130 · Archives d'Ille-et- Vilaine, L. 2 v · texte numérisé non relu

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et intelligible voix en présence des officiers municipaux et du peuple assemblé pour assister au saint sacrifice de la messe de ce jour, a prêté le serment prescrit par la loi du vingt-sept décembre mil sept cent quatre-vingt-dix, de veiller avec soin sur les fidèles de cette commune, d'être fidèle à la Nation, à la loi et au Roi. de maintenir de tout son pouvoir la constitution décrétée par l'Assemblée Nationale constituante aux années mil sept cent quatre-vingt-neuf, quatre-vingt-dix et quatre-vingtonze. En conséquence, nous, officiers municipaux, nous étant à l'issue de la messe, retiré au lieu ordinaire de nos délibérations, avons rédigé procès-verbal du serment pour en constater la validité à Rimoux. sous nos seings ce vingt-deux avril, mil sept cent quatre-vingt-douze, également que sous le seing du dit Huet, ainsi signé : Huet, vicaire de Rimoux; Pierre Frin, maire: Antoine Grohan, Denis Taupin, Jean Prunel et Jean Gentilhomme, officiers municipaux. J. Morel, pr1' de la commune ; Pierre Berthelot ; François Le Comte ; Jean Piloux ; Pierre Lucas; V. Labbé. notables. Jean Trebour, secrétaire.

Le présent transcrit conforme au registre, par moi soussigné secrétaire de la commune ce 22 avril 1702.

Jean Trebour, secrétaire.

Le directoire de Dol au vicaire de Rimou.

19 juin 1792.

Applaudissant bien sincèrement, Monsieur, a l'amour que vous venez de prouver à la Patrie en prêtant le serment civique, nous vous prions instamment d'accepter la cure de Saint Remy du Plein où il existe deux destructeurs de notre belle constitution; les éloigner comme des ennemis et des perturbateurs du bon ordre et du repos public, c'est servir la chose publique et la constitution que nous avons tous juré de maintenir, ainsi, M1", nous nous flattons que vous voudrez bien vous rendre a notre invitation. Les témoignages que nous ont rendu de vous vos concitoyens et gens de marque nous feraient faire des regrets bien vifs si vous refusiez d'accepter la cure que nous vous proposons et à laquelle nous avons le droit de vous

nommer provisoirement attendu que le s1 Hervé est déplacé de là, que l'on a procédé à son remplacement sans s'être présenté pour faire le serment civique et que M1' Blanchard élu à sa cure ne s'y est pas fait installer.

C'est ainsi que nous avons remplacé le curé de Ilirel et que nous allons remplacer celui d'Epiniac ; nous sommes assurés de faire confirmer par le conseil épiscopal notre arrêté et s'il arrivait que la cure de S1 Remy fut supprimée vous pourriez compter sur le choix d'une ou deux belles non susceptibles de suppression. Restent à pourvoir de curés amis de la constitution et de la patrie : Cuguen et Bonnemain chacune les plus agréables et remplies de bons patriotes. Si absolument il vous répugnait d'accepter la cure de S1 Remy et que vous préférassiez l'une de ces deux autres, marquez le nous franchement, nous nous ferons toujours un sensible plaisir de faire ce qui vous sera le plus agréable.

Rimou 27 juin 1792.

Messieurs les administrateurs du district de Dot l.

La lettre dont vous m'avez honre datée du 19 juin m'est parvenue le 26 du présent mois. Je vous suis infiniment reconnaissant. Mrs des avantages que vous désirez me procurer. Très sincèrement j'accepterais une des trois places que vous me présentez sans différentes raisons qui m'arrêtent absolument. Soyez persuadés qu'il est nécessaire d'un sujet à Rimou fort et vigoureux vu que M. le curé est âgé de 72 ans et a chaque instant arrêté par la goutte, et que la paroisse quoique médiocre en terrain est Ires difficile a desservir et conséqueinment en quittant d'ici, mon absence deviendrait nuisible et causerait un grand mécontentement aux bons patriotes de Rimou dont je puis me flatter d'avoir l'estime et la confiance de toute manière. Gelé oté, je puis vous assurer que mon zèle patriotique et non l'ambition ne me retiendrait point à Rimou, <ar je sais <|ii il serait avantageux pour nous tous dans la circonstance actuelle qu'il n'existât pas un seul prêtre refractaire dans les paroisses a charge dames. Je suis mortifié on

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