COMMISSION MILITAIRE REVOLUTIONNAIRE
Séance du 18 germinal au, soir, an deux (7 avril 1794) i.
Considérant que le comité de surveillance de Marcillé-
Raoul. auteur de la dénonciation, est coupable d'une grande faute, d'avoir sans preuves accusé des citoyens, surtout des magistrats, exposant par la une commune a toutes les horreurs de l'anarchie. Considérant néanmoins que ce même comité de surveillance a été indignement trompé et que sa bonne foi et les signatures de ses membres ont été surprises par un infâme intrigant qui est le nommé Julien Marc Legendre, âgé de 27 ans ci-devant prêtre curé du dit Mareillé- Raoul. et que ce sont des vrais patriotes auxquels il ne manque que des lumières.
Considérant enfin que le dit Legendre a accepté, malgré la défense de la loi. la place de membre du dit comité de surveillance. qu'il a de tout temps tenu une conduite absolument ultra-révolutionnaire et turbulente; qu'il s'est mis à la tête d'un détachement de gardes nationales pour aller commettre des actions indignes dans la commune de Bazouges. et s'est porté à traîner par force des femmes a sa messe, qu'il a toujours trompé sur son compte ses concitoyens, qu'il a même cherché a les arrêter en leur proposant de signer un écrit qu'il avait fait luimême et qui portait que lui. Legendre, était un républicain intrépide, un homme précieux a la société, sans lequel le comité de surveillance était un corps sans âme: qu'enfin il est le rédacteur et l'écrivain de toutes les dénonciations et dépositions à la charge des ci-dessus dénommés, et qu'en désavouant le tout comme il l'a fait depuis il s'est déclaré lui même calomniateur.
La Corn'011 militaire etc.. déclare le nommé Julien Marc Le-