Mairie de Dol
ceux des sieurs Collas et Levrel, anciens confrères du sr David, au sieur Plaine, chargé de leurs pouvoirs. Nous sommes informés par le caissier de notre district que si le sr David ou son procurateur n'en n'a pas encore reçu le montant, c'est qu'il n'a pas satisfait à toutes les formalités requises par les décrets.
Quant au sr Launay. ex-supérieur, dont le même s1* Plaine vint aussi réclamer les mandats, nous nous refusâmes à les lui délivrer; nous le regardons en effet comme convaincu de spoliation du dictionnaire de Bayle. De son propre aveu cet ouvrage a existé dans la bibliothèque commune du séminaire depuis que ces meubles avaient été déclarés à la disposition de la Nation. Il n'y existait plus lors de l'inventaire en rapporté par la municipalité de l'Abbaye contradictoirement avec le sr Launay, en sa présence, quelque temps avant son départ. Nous eussions cru manquer à notre devoir, en distribuant les bienfaits de la Nation à celui qui s'est permis de la spolier.
Pour faire cesser toutes ces clameurs sans dommages considérables pour la Nation, nous proposâmes sous notre bon plaisir et sauf votre meilleur avis au sr Launay, dans la personne de son mandataire, de faire à la Nation sur ses trimestres passés et à venir, l'abandon de six cents livres pour demeurer quitte des suites que l'on serait à lieu de faire contre lui. à raison de la spoliation tant du dictionnaire de Bayle que d'autres livres et effets, quoique nous soyons intimement persuadés qu'il s'est rendu coupable des spoliations qui, une fois prouvées emportent, suivant la loi. la déchéance de tout traitement ; nous croyons qu'il serait encore plus sûr de s'en tenir à un pareil arrangement si le sieur Launay y accédait que de courir les hasards d'un procès dépendant dune preuve aussi périlleuse que celle par témoins.
Chaudey par l'Aigle, 17 messidor an 12 (30 juin 1804).
A Monsieur le Maire de Dol.
iMonsieur. ayant demeuré à Dol depuis Tannée 1789 jusqu'en l'an 1790, notre supérieur eut une difficulté avec le procureur de la commune de l'Abbaye; nous lûmes obligés de nous séparer. J'ai parti le premier pour Caen où j'avais des affaires très urgentes, au mois d'août de la même année, de là je partis pour l'Aigle afin de voir ma famille que je n'avais pas vue depuis trois ans; ayant été voir un de mes amis, ancien eudiste, qui avait un bénéfice-cure, il me pria de l'aider réassurant que mes confrères de Dol avaient été forcés de quitter et abandonner le séminaire.
Je n'ai donc point perçu la pension de sept cents livres tournois que le gouvernement de ce temps-là accordait, à laquelle j'avais un droit strict et rigoureux, j'ai de plus perdu ma chambre garnie.... Mes fonctions au séminaire de Dol étaient d'expliquer l'écriture sainte aux ordinanls, de suppléer au supérieur qui était habituellement malade, d'aller aux missions, retraites, prêcher les quarante heures au Vivier, Montdol, Carfantain dit le Noble et aux Ormes. J'ose. Monsieur le maire, réclamer votre charité pour que vous daigniez m'envoyez un certificat de notoriété. Je suis connu de M. Blandin et de tous nos anciens paroissiens, de M. Villemary. ancien chanoine de Dol. de M. du Cognet, médecin, et de beaucoup d'autres personnes de Dol.
Je n'ai jamais quitté la congrégation que lorsque l'Assemblée Nationale a dissout toutes les congrégations et notre supérieur général, M. Hébert, m'ordonna d'aller à Dol pour recouvrer ma chambre et toucher ma pension, ce que j'ai négligé 4.
[Sans signature].