Registre de la municipalité de Dol
■I. Registre de la municipalité de Saint-Léonard.
:3. Placard imprimé à la Mairie de Dol.
roi, que dans huitaine à compter de la publication du présent, les curés et vicaires qui ont été et qui seraient remplacés faute d'avoir prêté le serment prescrit par la loi du 26 décembre 1790 seront tenus de s'éloigner à distance de trois lieues des limites des paroisses qu'ils desservaient, quand même ils seraient natifs desdites paroisses, et [les ci-devant vicaires généraux des anciens diocèses étant tenus de se retirer hors des limites du département] et enjoint aux municipalités d'employer tous les moyens qui sont en leur pourvoir, pour empêcher qu'il soit fait aucune insulte ni mauvais traitements aux ecclésiastiques non assermentés et de leur accorder la protection due à tout citoyen qui ne trouble point Tordre de la société.
Charge au surplus le directoire de faire une adresse à l'Assemblée Nationale pour lui exposer la nécessité d'apporter le plus prompt remède aux maux incalculables que causent les manœuvres des prêtres non assermentés.
Le procureur syndic de Dol à M. Mancel, curé de Saint-Léonard *.
le' août 1792.
Par son arrêté du 21 juillet dernier. Mr, le directoire du département d Ille-et-Vilaine. sur l'avis du conseil de Mr l'évêque métropolitain du Nord-Ouest, a réuni provisoirement pour le spirituel la paroisse que vous dessserviez à celle d'Epiniac ; il me charge en même temps de vous notifier l'ordre de vous conformer dans trois jours à l'arrêté du conseil général du département du 15 avril dernier et à défaut, de vous conduire à vos frais au chef-lieu du département ; je me flatte. Mr, que vous voudrez bien m'épargner le désagrément qui en serait vraiment un pour moi. en vous rendant de vous-même
1. Une lettre semblable a été adressée aux curés du Vivier et de Vildéla-Marine. aux curés et vicaires de Saint-Marcan et de Carfantain.
à Rennes dans les trois jours ou en venant dans le même délai souscrire la déclaration prescrite par l'article 2 du même arrêté du 15 avril. Cette dernière démarche vous dispenserait de vous rendre à Rennes et vous ne seriez plus assujeti qu'à vous éloigner de trois lieues des limites de la paroisse que vous desservez conformément à l'arrêté du conseil général du département du 14 décembre dernier.
[Lettre du prêtre Mancel, ex-curé de Saint-Léonard, en date du 23 août 1792, à Mlle Le Leroy, chez Mme Lelavandier, pour que ladite demoiselle lui fasse parvenir dans le lieu où il est caché un paquet de hardes dont il donne le détail, puis il ajoute] : Je ne demande rien de plus, croyant que dans un mois ou six semaines nous pourrons reparaître à Dol et à Saint- Léonard ; j'en ai bien envie: une retraite, fût-elle la plus belle du monde, est bientôt ennuyeuse quand elle est forcée.
On nous dit ici que le district va vendre tout ce qui appartient non seulement aux prêtres émigrés, mais même à ceux qui sont cachés, c'est-à-dire fonds et mobiliers; si cela a lieu, je ne suis pas fin. Si vous pouvez m'écrire, faites-le et me donnez des nouvelles du pays. Je suis qui vous savez. Le 23 août 1792.
Si ma lettre vous passait sans être cachetée, ne vous en surprenez pas: on est obligé d'en agir ainsi, crainte de compromettre les porteurs. Faites savoir à mes paroissiens que tous les dimanches et fêtes je dis la messe pour eux comme je leur avais promis ; ainsi qu'ils soient fidèles à s'y unir d'intention et qu'ils soient fermes dans leur foi, c'est là ce que je leur recommande '.