‹ Le clergâe et le culte catholique en Bretagne pendant la râevolution: district de DolChapitre 27 sur 91 · Arch. dép.. S. L. V 1. R · texte numérisé non relu

Arch. dép.. S. L. V 1. R

24 août 1792

Le directoire de Dol au département

En conformité de votre arrêté du 21 juillet dernier nous nous sommes occupés de la fermeture des églises de Garfantain, Saint- Léonard. Saint-Marcan, Le Vivier et Vildé-la-Marine. ce que nous vous justifions par l'expédition des procès-verbaux de ces opérations que nous avons l'honneur de vous faire passer. Vous verrez, par la lecture de deux procès - verbaux relatifs à la clôture de Saint-Léonard, que le commissaire chargé de cette expédition a été obligé de se faire accompagner par la force publique pour protéger sa mission. Nous croyons que les frais du déplacement des gardes nationales occasionnés par la résistance des habitants de cette paroisse doivent tomber tous à la charge de ces derniers ; nous vous en faisons passer l'état et des autres dépenses relatives à ces différentes opérations avec prière de nous en faire toucher le montant afin de nous mettre à même de satisfaire les bras que nous avons employés et d'en trouver au besoin. Ces deux procèsverbaux ainsi que celui de la clôture de l'église de Carfantain vous feront encore connaître qu'il ne s'est trouvé dans ces deux églises aucun vase sacré et qu'elles en avaient été dépouillées quelques jours auparavant leur clôture4, quoiqu'il soit notoire qu'elles en furent richement garnies. Nous vous prions, Messieurs, de nous tracer la marche que nous devons tenir contre ces deux municipalités ; nous vous observons que nous avions pris des précautions pour assurer l'existence des vases sacrés de l'église de Carfantain, ce qui vous est justifié par un procès-verbal dont nous joignons ici un exemplaire.

[Le lendemain 25 nouvelle lettre dans laquelle le directoire de Dol disait à celui du département : « Vous avez opéré la

1. Partout ou elles le pouvaient des âmes pieuses enlevaient les vases sacrés des églises pour les soustraire à la profanation des assermentés et les conserver aux prêtres fidèles.

clôture de cinq petites paroisses et nous en ressentons déjà les effets les plus flatteurs].

Nous soussignés, officiers municipaux de la communauté de la paroisse de Saint-Léonard, pour obéir, etc., concernant les ecclésiastiques non assermentés, déclarons rien n'avoir eu dans notre commune d'autre que Gilles Mancel, ci-devant notre curé, âgé d'environ quarante-six ans. auquel nous avons délivré un passeport le 29 août 1792 pour se retirer dans les royaumes d'Angleterre ou d'Espagne, sans cependant savoir quelle route il a prise, au parsûr déclarons ne connaître aucun prêtre non assermenté dans l'étendue de notre commune, et avons signé le présent,

Ce 21 janvier 1793.

Pierre Lecœur, maire l.

Les titres et registres des fondateurs de la commune de Saint-Léonard furent enfermés dans le coffre-fort de ladite église et les scellés y furent apposés par les nommés La Bigne et Macé. secrétaire du ci-devant district de Dol, qui emportèrent les effets métalliques, etc.

Le coffre- fort de Saint-Léonard fut fait enfoncer par ordre de Carpentier. représentant du peuple, en mission, qui se saisit de tous les effets qui étaient enfermés dans ledit coffrefort 2.

[Arrêté du représentant du peuple Lecarpentier, du 17 floréal an II (6 mai 1794). qui réunit cette commune à celle d'Epiniac]

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