‹ Le clergé canadien [microforme]Chapitre 12 sur 12 · L. F., Evêque de Trois-Rivières · texte numérisé non relu

L. F., Evêque de Trois-Rivières

Voilà un programme vraiment national, un terrain large et fécond où le clergé peut exercer son influence bienfaisante, sans s’exposer à blesser les consciences, à chagriner les âmes.

J'ai fini.

J'ai cru que les pères de famille, les hommes vivant dans le monde et voyant ce qui se passe, entendant ce qui se dit, ont le droit de donner des conseils au clergé ou plutôt de signaler les dangers qui menacent non-seulement leur influence, mais celle de la religion. Ils ont raison de craindre que leurs enfants ne soient pas catholiques, si le clergé ne comprend pas que le salut des Âmes vaut mieux que le salut d’un parti.

Or, ils veulent que leurs enfants soient

catholiques, que le prêtre dans l'exercice, de son ministère, ait leur confiance et leur respect. Ils savent que le jour où notre population s'éloignera de l'Eglise, elle ne croira plus à rien, que passant d'un extrême à l'autre, elle se jettera dans les bras de ceux qui sauront exploiter ses défiances et ses Préventions contre le clergé.

Is croient que le clergé devrait mettre un soin jaloux à conserver l'estime et la confiance d’une population si religieuse, si morale, si loyale, en respectant ses sentiments d'honneur, de patriotisme, de dignité nationale, ses droits et ses libertés politiques.

Je me suis fait l'interprête des sentiments et des idées de ces pères de famille, de ces catholiques sincères, espérant qu'on tiendra compte de mes bonnes intentions, convaincu, dans tous les Cas, Que j'ai rempli un devoir.

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