WEST MAIN STREET WEBSTER, N.Y
Le A0.
dans le comté d’Hochelaga : les électeurs lui refusèrent le mandat de député. Furieux, exaspéré, il entreprit une campagüe contre le clergé, qu’il tensit responsable du peu de confiance qw'il inspirait.
Lisez les lignes suivantes âans lesquelles il accuse le clergé d’avoir soutenu des hommes souillés de tous les crimes, de prétérenge à de bons citoyens, comme lui, le citoyen L. O. David, qui n'avaient à cœur que l'intérêt et l'honneur du pays.
‘ Lorsque les élections commencèrent dans la province de Québec, tous les hommes qui ont à cœur l'intérêt et l’honneur du pays étaient convaincus que le peuple condamnerait la politique désastreuse suivie nar le parti tory à Québec.
Sept années de mauvaise administration, de gaspillage et de corruption couronnées par le scandale des Tanneries, devaient suflire, il semblait, pour faire condamner ce parti pour toujours.
“ Mais on ne prévoyait pas que le clergé prendrait fait et cause pour le gouvernement de Boucherville et ferait de la lut:e une lutte religieuse, que les candidats de l'opposition seraient tous traités, plus ou moins, comme des ennemis de la religion, des hommes entachés d’un lihéraliame , éfendu par l'Eglise...
‘“ Pouvaient-ils s'attendre à être dénoncés comme des mauvais catholiques
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= 0h lorsqu'ils n'avaient d'autre intention que de revendiquer l’honneur de leur pays et de continuer la lutte en faveur des ré:
formes dont le pays a besoin encore ?
‘# Pourtant c’est ce qui est arrivé ; on a voulu faire passer pour des libéraux dangereux, des hommes qui non seulement n’ont jamais protessés les principes du libéralisme, mais qui en ont même rejeté Le norn ; on les a dénoncés comme de mauvais catholiques au profit de gens qui ont été officiellement trouvés coupables d’avoir vendu les contrats et gaspillé la propriété publique pour corrompre le peuple.
“ On à fait passer pour des ennemis de l'Eglise des hommes dont tous les écrits et les discours ont toujours été inspirés par le sentiment religieux, dont la conduite morale et religieuse était ins ‘taquable, seulement parce qu’ils avaient le tort de n’être pas les j artisans de M.
de Boucherville !
‘ Mais est-ce qu’il ne nous sera plus permis d'aimer notre pays et notre religion, et de les servir suivant notre conscience et notre jugement si nous ne sommes pas prêts a supporter M. de Boucherville, M. Quimet, ou M. Chapleau ? Alors il ne reste donc plus qu’un parti à prendre à ceux oui ne pouvant approuver une politique aue leur conscience réprouve, ne veulent pas non plus passer pour de mauvais catholiques ?
—Abandonxer la vie politique et laisser le champ libre aux chevaliers du Pacifique et des Tanneries. ??
Un autre jour, 1l se déclare, sans cérémonie. sans pretention, meilleur
catholique que tous ces prêtres qui font trembler cenx qui ôsent revendi quer leur hon'eur et leur réputation, ces prêtres qu’il appelle avec un fier dédain « certaines personnes ».
Triste situation que la nôtre! C’est en tremblant qu’on ôse revendiquer son honneur et sa réputation, car tout chez nous est un crime; nous n'avons pas plus le droit de nous défendre contre les outrages qui viennent de certaines personnes, que d'aimer et servir notre pays suivant notre jugement et conscience...
“Oh! pour subir ces humiliations, sans rien dire, il faut être meilleur catholique que ceux qui nous persecutent, car, qne .æe feraient-ils pas, eux, à notre place ? Taisons-nous, souffrons en silence, mais ayons au moins assez d'énergie pour dire, une fois, ce que nous pensons dans l'intérêt de la religion et de la patrie, pour éviter autant que possible des abus et des injustices que des hommes de cœur ne peuvent s'empêcher de ressentir et qui finissent tôt ou tard par causer des TOME OR cssusese
Les curés d'Hochelaga furent naturellement en butte à ses rancunes enveuimées par l’insuccès. M. David assure gravement qu’il ne l’ont pas appuyé parcequ’il n’a pas voulu voler le pays !
I] y a beaucoup d’endroits dans le comté où les gens croient sincèrement