‹ Le clergé, ses droits, nos devoirs [microforme]Chapitre 13 sur 17 · PR CUT · texte numérisé non relu

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que M. David a déjà un pied dans l'enfer.

Quelques jours avant la votation, on disait sérieusement dans une réunion de conservateurs que M. David ne serait jamais enterré dans la terre sainte.

‘# [t tout cela parce que M. David a mieux aïmé dénoncer les gens qui volent le pays que de voler avec eux!

‘# Ceux qui dans cette élection ont voulu faire croire au peuple que M. David professait les doctrines libér:les contre lesquelles on s'élevait avec tant de force, ont commis un acte malhonnête et injuste. Dieu et les hommes ont le droit de leur en demander compte. Ils ont calomnié sciemment, dans l’intérèt d’un parti vermoulu, un homme dont ils ne savaient comment détruire le caractère etia réputation. Si l’on croit servir la religion de cette manière on se trompe étrangement.”

‘A ses yeux de catholique qui n’écritque « pour la religion et la patrie»

l'influence du prêtre est une effroya ble tyrannie.

Il constate aussi que le clergé pré.

fère la canaiïille aux gens respectable, les hommes qui ont livré au pil lage le domaine public, les sréculateurs etc, aux hommes instruits, hon nôtes, dévaués.

Il accuse la hiérarchie catholique de bénir les malversateurs publics et de maudire les bons eitoyens.

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“ [l y a eu bien des tyrannies dans le monde, maïs 1l n’y en a jamais eu de pire que celle là, de plus humiliante au moins.

Jamais l’honnêteté, les convictions, le talent et le patriotisme n’ont été plus audacieusement bafoués, plus cyniquement livrés à la risée publique !..….….

‘ Or jamais la religion dans ce pays n'a été plus indignement mise au profit d’un parti que durant les dernières élections.

‘ Car, d’un côté 1l y avait des hommes instruits, honnêtes et dévoués qui, pendant sept ans, avaient cherché et avaient réussi à faire accepter des : éformes que la morale et la prospérité du pays réclamaient depuis longtemps et avaient prouvé que le parti tory, conduit par M. de Bovcherville ou M. Ouimet, était indigne de la confiance publique.

‘# De l’autre cô.6, il y avait les hommes qui ont livré le domaine pubiic au pillage, les héros des Tanneries, les spéculateurs de la Minerve, tous ceux qui ne voient dans la politique que le moyen de jouir et de s'enrichir eux et leurs anus, aux dépens du pays. (C’est au service de ces derniers qu’on a mis la eligion et c'est par la religion que ces hommes compromis ont triomphé.

‘ On dit souvent que la religion catholique a une grande mission à accomplir en Canada, que des bords du St-Laurent elle doit comme un foyer ardent illuminer toute l'Amérique du Nord. Croit-on que c’est en la denaturant comme on vient de le faire, en la faisant bénir les malversateurs publics et maudite les bons citoyens qu’on lui fera atteindre ses glorieuses destinées ?...............,..

‘© Et à vous ‘ous qui cherchez à nous

détruire en disant que nous sommes des libéraux, parce que nous voulons vous empêcher de voler ou de laisser voler le pays, nous disons: vous êtes des menteurs, des imposteurs ou des imbéciles l??

Ecoutez ce bon fils de Eglise adresser au peuple cette philippique empoisonnée ? Accuser le clergé d’être la cause de la pauvreté, de l'ignorance, de l’émigration, etc.

‘“ Rélève donc la tête, pauvre peuple, redevi-ns ce que tu étais autrefois patriote et indépendant, débarrasse toi pour toujours de ceux qui t- trompent et t'aveuglent en :xploitant ta foi et ton patriotisme, Exige que ceux quite parl-nt te fassent entendre la voix de la raison et du bon sers,

“Ti dimandes pourquoi tu es vauvre, pourquoi tes enfants émigrent, pendant que tes concitcyen: v'nus des pays 6 rangtrs s’euric hissent sous te: yeux,

“ Reflechis et tu verras que situ faisais comme : ux, si au tieu d' prêter l'oreiile aux divagatious de quelques énergumènes dévoyés, tu rourrissais ton esprit de choxes s6ri, uses et pratiques, si tu brisais tes chaîes, tu serais «e que tu dois être ; un p-up'e fort et prost ère dont le nom 8 rait respecté,

Comment peux-tu cnsentir, toi l’eufaut de la France, l’h:ritier de tant de gloir et d’'hcroïsme, à être la riséc des autres p'upies de j’ Amerique ? ?”

Et après avoir ainsi couvert de ses inqualifiables injures l’ Eglise et le clergé, M. David Ôse proclamer son dévouement pour la «religion », sa soumission à l’épiscopat.

sm 96 —

M. Tarte et la loi des élections.

Nous coyon: qu'il esi iemps de mettre un terme aux accusations portées par la pre:se libérale contre

nou:, L’Electeur, Lu Pairie, L'Oninion Pudlique, etc. ont demandée à M.

Türte : «mais pourquoi r’aves vous

pus présenté ces amendemenis à la

loi électorale que vous reduime: ?

Vous êtes dépuié: votre condutie À n’est p:s conforme à vos écrits.»

A la session de 1878—la première après note éleciion — nous nous mimes sans retard à l’œuvre. A notre instigation—et nos collègues d’alors nous rendront ce témoisnage — plusieurs dépntés écrivirent à Mer archevêque de Québec, le premier févre:, une letire qui n’a pas besoin , de commentaires.

M. Gauthier, député de Charlevoix, iut chargé d’être l’intermé-

Met diaire enire 54 Grandeur et les si- | gnatoires de la letire.

Nous publions toute la correspon-

dance échangée à cette époque. Elle explique les retards survenus,

Ce fut à la fin de cette session de 1878 que M. Fetellier perpétra son attentat, Te cabinet de Boucherville dut faire place à celui de M. Joly.

On sait qu’il n’y avait rien à atten— cre de ce dernier, “omposé de radicaux et agissant sous l’inspiration du fanatisme.

On remarquera que Mgr l \ichevêq'ie remercClä, en SO nom et au nom de ses vénérables co:lègues, les députés qui s'étaient mis à la disposition de l’épiscopat.

Nous ajouterons que depuis cette date M. Tarte a fait d’autres démarches très importantes qu'il n’a pas le droit de communiquer au public, mais dont le résultat ne saurait être douteux.

Que le: conservateurs-catholiques le veulent et la loi sera expliquée :

elle n’a jamais eu, dans l’esprit de ses auteurs, le sens anti-religieux qu’on lui donne. JÏl ue sert de rien de protester dans la presse si nous ne Ur pas un effet pratique à

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