‹ Le cléricalisme et l'école: la loi Falloux, mars, 1900Chapitre 1 sur 47 · PRÉDICTIONS · texte numérisé non relu

PRÉDICTIONS

ï)e tous les phénomènes sociaux qu'une récente crise aura mis en lumière, le plus saillant, Is plus grave, c'est l'anarchie des esprits, l'antagonis/na profond des consciences françaises. Aucun accord n'existe sur des principes communs ; la ruinei semble aujourd'hui complète de cette unité morale» dont Louis Blanc constatait, il y a déjà longtemps, la disparition, et sans laquelle les peuples sont voués à des querelles intestines, à la décadence finale.

Cette unité morale, la France l'avait trouvée, du* , rant quatorze siècles, dans la foi imposée paç • l'Eglise. Par la faute de l'Eglise, elle n'a pu la re^ trouver dans la philosophie émancipée de la Révolution et des Droits de l'Homme. Le crirne doi l'Eglise, c'est d'avoir mis obstacle à la pacixicacion des esprits, dans la tolérance et dans la liborlc. La querelle qui nous divise en deux camps ennemis date de loin I Elle date du jour où le premier penseur osa discuter le dogme, el la résistance, do l'Eglise a commencé avec la première révollo de la raison.

La querelle a commencé ave 3 la Réforme ei ella

LE CLÉUICALlSMR CT L^l^^TOLS

te poui^uît toujours. 1780 ne guérit pas ce mal fntcîrieur qui dcvorart la France. Il ne fit que le voiler. Il l'irrita au fof\(l.

On a dit de la Révolution qu'elle étoit déjà faiio 'tîans les esprits avant d'éclater dans l'Histoire. Ceci n'est qu'une apparence. 11 est bien vrai que, sur la fin du dix-huitième siècle, Tauroro d'une ère nouvelle, vaguement entrevue ou ardemment désirée, secouait d'un même frisson tous les esprits généreux, toutes les libres intelligences. Des hommes do la noblesse et des gens de la bourgeoisie, des philosophes et des monarques ?em]")laiciît communier dans une même aspiration. Toute la haute société pensante, lasse dçs frivolité? ou écœurée des scandales du siècle, pressentait, appelait un nouvel ordre de choses. Mais cette haute société, en laqnello £0 personnifiait vers ce temps-là la nation, n'était pas toute la nation ; ces artisans de la Révolution future n'étaient pas tous des révolu.tior.riairos. Parmi eux, chez les nobles surtout, il y avait de3 esprits inquiets ou curieux, pourtant pusillanimes,. qui devaieiît. avec frayeur, re détourner de leur couvre, une fois accomplie, comme d'un amas c'o ruines : il y avait, surtout parmi les grands bourgeois, des âmes intéressées, do^ hommes qui devaient se détourner de la Révolution aussitôt qu'il.^ auraient tiré de la Révolution tout le profit possible, aussitôt que le menu peuple en voudrait prendre sa part. Cb Tiers-Etat égoïste, enrichi par lo négoce, ayant accaparé par l'argent toutes les charges de judicature, ayant fait main-basse par Ihypo-. thèque sur les propriétés de l'aristocratie ancienne, et se considérant lui-même comme l'aristocratie du lendemain, le Tiers-Etat proclamait insolemment qu'il devait être tout. La Révolution ne devait pas avoir de pires ennemis que ces enfants issus de son sein ; et Ton devine pourquoi Robespierre a pu diro un jour que « le bourgeois était le véritable danger dû l'intérieur ».

Au-dessous de ces deux races égoïstes, il y avait le Peuple, le peuple qui aspirait dans sa misère ù.

t A 'CRISE -' ^ -^ 7

un sort plus heureux et qui restait, e^ partie, abruti* dans son ignorance, rivé pa,r une habitude stupide, à* des préjugés séculaires. • • ' ' ' '

Au-dessus, enfin, il y avait l'Eglise qui; dans Tin/ térêt de sa propre suprématie^ s'offrait à défendre ce qui subsistait des privilèges -do la veille, à cori-' î>'icrer les privilèges du lendemain — Beau possi*^ • dentés! — en un mot, à lier partie avec tous les intérêts conservateurs quels qu'ils fussent pour maintenir la nation d'en bas dans cette résignation p?;ssive que le Clergé récommande au nom de l'Evangile, mais qui fut toujours la sauvegarde la plus sûre des privilèges d'en haut.

Tel était, au moment où la Révolution éclata, l'état de la société française : d'une part une philosophie qui, avant de passer- dans* les -lois, n'avait pas fait assez complètement table rase des antiques superstitions et pas assez profondément pénétré dans les moelles du pays ; d'autre part, une Eglise qui tenait par ses racines mêmes au régime con-| damné et qui devait le défendre contre le «régime nouveau. A elle seule, par une fatalité inévitable, allait incomber le soin et le rôle de soutenir la lutte contre le libre examen, contre le droit moderne. x

« Entre l'homme d'hier et l'homme d'aujourd'hui, • <î»5; nous avons mis un siècle », s'écriait fièrement Coiidorcet. Hélas ! un siècle est révolu et la distance est plus large que jamais, le fossé est plus profond en* tre l'esprit du présent et l'esprit du passé.

Par quel, miracle, cent ans après, nous trouvons- ^. / nous attardés aux querellas où 89 nous surprit ? Par, quel miracle, au moment où se lève le .vingtième . siècle, voyons-nous se perpétuer cet anachronisme de la France coupée en deux, avec le parti de la Piévolution d'un côté et d'un autre côté le parti da la contre-Révolution ? ,

L'explication n'est que trop facile. ;

En croyant laisser à nos adversaires la part légî- ' time de liberté qui revient à tous les citoyens, nous leur avons laissé usurper pour une part la direction intellectuelle et morale des jeunes -générations fran-

8 XS QL]S}RICALI9M£ ET L^ÉCOLES

çaiscs cl flrSsser, devant la jeune France du progrès et de Tavcnir, une jeune France élevée dans le culte des principes rétrogrades, dans la négation même du présent. Demain, ces deux générations seronî aux prises, au nom de la liberté, et Ton se demande avec tristesse s'il faudra maudire la Liberté pour nous avoir ainsi réduits à ces divisions détestables où sombrerait définitivement, avec notre unité morale, notre unité politique, où se consommerait la perte de notre pays. Non, la coupable, ce n'est pas la liberté ! Une liberté ne peut ôtre que le mensonge de la Liberté lorsqu'elle se traduit en de tels résultats, car ces résultats même dénoncent sa fausseté et son hypocrisie. La prétendue liberté de l'Enseignement se condamnerait rien que par ses consoquences si elle n'était condamnée aussi par la logique.

Ces conséquences, je les montrerai par le détail ; je montrerai l'étendue du mal, et à quel point il menace le sort de la patrie française. Je montrerai comment se réalisent à la lettre les prédictions des hommes clairvoyants qui, sous l'étiquette trompeuse d'une soi-disant liberté, avaient percé à jour les entreprises de la réaction et du Cléricalisme, entrevu le péril.

C'est un fait à noter, que chaque fois que le pio blcme de l'éducation a été débattu en France, clc^ voix éloquentes et prophétiques se sont élevées pojr signaler les écueils.

Déjà, au seizième si^iîle, Pasquier, dans :'.a pi jîdoirie contre les Ignaciens, dévoilait les abus de l'enseignement clérical :

' Considérez, disait-il. considér*2, n-^agistrats, co.!?»h:en il Importe que nos enfants ne soient pas élevés par eux. Oa leur lit quelques livres d'humanité et de philosophie, mais cependant on leur enseigne parmi tout cela toutes propositions contraires à l'ordre hiérarchique tant de notre religion que d'Etat, et, à peu dire, on en fait une pépinière peur être des ennemis du gouvernement lorsque les occasions s'en présenteront. Si vous le tolérez, messieurs, vous serez quelque jour les juges de votre condamnation, quand, par le moven de votre connivence, vous verrez les malheurs

ijul en adviendront non seulement en Franca, mais par toute la chrétienté. La cause qui se traite maintenant ne regarde pas tant le coprs de l'Université que l'Intérêt de .vous et de vos enfants, bref, de toute la postérité.

Au dix-septième siècle, le cardinal de Richelieu qui, pourtant, n'était pas suspect de tendresse pour l'Université, et qui la soumettait volontiers à la concurrence du Gesu, Richelieu consignait dans son testament d'égales appréhensions :

Une compagnie, écrivait-il, qui se gouverne i^lus qu'aucune n'a jamais fait par les lois de la prudence, et qui, se donnant à Dieu sans se priver de la connaissance des choses de ce monde, vit dans une si parfaite correspondance qu'il semble qu'un même esprit anime tout son corps ; une compagnie qui est soumise pav un vœu d'obéissance aveugle A un chef perpétuel ne peut, suivant les lois d'une bonne politique, être beaucoup autorisée dans un Etat auquel unei communauté puissante doit être redoutable. '

S'il est vrai, comme c'est une chose certaine, qu'on se plaît naturellement à avancer ceux dont on a reçu les premières instructions, et que les parents ont toujours une particulière affection pour ceux qui ont rendu ces offices à leurs enfants, il est vrai qu'on ne sçaurait commettre! l'entière éducation des jeunes gens aux jésuites, sans) s'exposer à leur donner une puissance d'au-ant plus suspecte aux Etats, que toutes les charges et les grades qui en donnent le maniement seraient enfin remplis de leurs dis* ciples, et que ceux qui ,de bonne heure, ont pris un asceO', ,/ ; dant sur des esprits, le retinssent quelquefois toute leur vie. f = ^ .l-'i^v,'"^'

Au siècle suivant, un homme qui n'était pas rennemi d'un enseignement religieux, le présidenJ Caradeuc de la Chatolais, constatant, dans son Plan d'études, les abus de la monasticité et de l'esprit monastique, en voyait la source dans Téducation cléricalQ donnée par les Gouîmunautés, les Confréries et les Conventicules.

Comment a-t-on pu penser, s'écriait-il, que des hommes qui ne tiennent point à l'Etat, qui sont accoutumés à mettre un religieux au-dessus des chefs des Etats, leur Ordre audessus de la Patrie, leur Institut et leurs Constitutions audessus des Lois, seraient capables d'élever et d'instruire li Jeunesse d'un royaume! L'enthousiasme et les prestiges > de la dévotion avaient livré les Français à de pareils insU- ■ tuteurs, livrés eux-mêmes à ui» maître étranger. Ainsi, rfT'^

10 LE ri.KîiirATJSMr tt i/iroLT:

»'i. . f ; peipn?m^nt dn la Niitiori rnîièro -- r»;!'" pnrii'-.n rlo l.i l.'jris- *■ latioii. (lui ost l:i han; et \ '. f<<ii;li.:ii -ni df^^ Iliaf.^ — t-lait r ^'t. C»x.'.(t. tit- reïsté sfiiis ]a" diroctici» i:;iMu'(liar..' iViui if^^iMii; ultraujuii-

taiii. ni'Trv^sairoiiKMit cijn 'ini do uns 1 us. Qi:clle inconsi'ciut'nco et quel s-.-aii'laij I

Au cours du dix-rcuvicmc siècle, chaque nouveau débat sur la liberté rie rensei.îiucment est marqué par un nouveau cri d'alarme. Los pliilosophes et les politiques, les démocrates et les libéraux sont fl'accord peur signaler la .cri'avité de rL'iîli'eprir;o clé»'icale, Tanarchic qui en naîira, }X)iir niriutrer (h^n^ l'avenir la France encaïuicinéc et son sort livré au Gcsu.

En iV.'i'i, c'est Victor Cousin pî"és.a.i2:eant le développe m r rit que don]icrait aux mai f on s congréiranislos la liberté d'enseigner, et montrant l'incvitab!e coalition qui réunirait dans un? mCnie i)cnséG et un dessein commun « ces établissements gcu- /.C*uii\- ivernés, disait-il, par un corps dont l'unité est la

•*^'»^*'*' ^' ;plu3 forte unité connue, sur lequel YVAoi ne peut

j;u.-. '■•■ ■. rien, peur lequel la résistance à TEtat est un mar-

' . lyre bérc'ïquo et l'esprit de domination une voriu

■i-:ul)lime ciui peut s'allier avec l'humilité pcrson-

■ nellc la plus sincère ».

Ajoii((;z, s'(M'i iait Cmisin, que ca forps qui dcTnande Pen-

', soiri't.'îii ')ii i.î:l)lic. au ii:):n di; (lr«.it Mivin c-r li^■'ip^!l•I..' <itî

irc.\t'rc('i- Jiii-::;("-:ir.\ v\ qu'il est c!;:.:!;!!'!!!", lo sn:-!îani l*-' lo

Vdiiîaii!. à - s'aïquivi'i' ^iiv i\n «aii;; <;;iri>s iny.-it rieu.v (-ni

en >;:'!, '4^!!. -lîi (lî-ii.; l'(Ma')r:'. t;ui(iis ({iio rîi'Mi;* o rr«'"Soni -.'ra

Ki'al au ])iil)l!c et ;'; l'I-lînt. djnvraîU t:)Ut Cv (UJi i-î^ feia ((..-^

S(>!i îillii r(^ invii.'jîiliilit-.'. 1).^ Jà, ù \\ \'-n'^\\i\ v.i'A pi-i'^ CliUi'h;-»

fiii.i-'iird'!:'.:!. (ie-; «'di'.'JitJnMs divvii-i' ■; c-, lac'.iii;.:!- s, eiurvj

l(3.;qu:'llj-> J'.'.sMiit (In p.'iv."; vl «!a sièi-li^ (iiiit .iL-'-iaont v-ar

('■rr.l)lii' \::\ iiiVi'i'.ii ("JiiniîMi. îa.-iîs dtM.x ( i!n -aîii.n.^ ost-^fii-

Hit'ilî-ni 'ai (■:-n;i;iiî'.\T. Tiui.^" cJ- i i; îilf cl ;ia fnnn" jt-sintiqîie,

'l'aatri' lii'iP.' (=î Si=c;;I!l'1\'. !)>' \n (L-rv :::.'ii''j;î*:; = i.^ î^i'-parécs

J'uiK* ((.! l'iî'în'c dv"--î rrîiLJ'îiic». iniTi .;■::■: ':'■; d.» !M.,jn.> heure

■ d(^ l«:':ii:*i|).'-;~of!p;)^ ■^^. i'i 'ia .i''i:i' i^'Ut-rin' i iiiicnîii^^;. Tout ; est n'-î?.vil)l'\ ru (a) pays, ]:vv\\ '/.-v î^nrdi? ! Nos jM-ros ont vu

dc>s t^'iaMic-: civil 'S priiitin.U!'.; ; (jiii sait si j*av«Mir, préparé par une ].'Kislaiiiiu tcnjt'-jaiie, U'.î vi-scrveriit pas à nos ciifar:!.s des gu:aa'es civiles do rcîi.u'ion ?

En 1850^ la grande voix de Hugo domine le con-

ÏÀ'GRisÊ -' ^ ■ ' 11

cert Ses averlissements prophétiques et des impro-"^ vcations contre l'œuvre cléricale. Elle dénonce dans la loi Falloux imminente les dangers de son triom-' phe. Le poète s'adresse aux hommes hoirs :■

Je me défie de vqus, s'éjcrie-t-il. Instryirc, c'est cens- j «wt. truire... Je me défie de ce que vous construisez. Je ne veux f ipas vous confier l'.enseignemant de la jeunesse, l'âme des enfants, le développement des intelligences neuves qui '

s'ouvrent à la vie, l'esprit des générations nouvelles, c'està-dire l'avenir de la France. Je ne veux pas vous confier j l'avenir de la France, parce que vous le confiar ce serais' vous le livrer. Il ne suffit pas que les générations nouvelles nous succèdent : je suis de ceux qui veut qu'elles nous continuent.

Voilà pourquoi, hommes du parti clérical, je ne v^ux ni » ^ i*t (le votre main, ni de votre s ouffl e sur elles ; je ne veux pas I -

(,ue ce qui a été fait par nos pTres soit défait par vous. Après cette gloire, je ne veux pas cette honte !...

A qui donc en voulez-vous? Je vais vous le dire. Vous en voulez, homm?s du parti clérical, à la raison humaine. Pourquoi ? Parce qu'elle fait le jour.

Voulez-vous que je vous dise ce qui vous importune? C'est cette éuorma quantité de lumière libre que la France dégage depuis trois siècle.3, lumière toute faitj de raison, lumière plus éclatante aujourd'hui que jamais, lumière qui fait de la nation française la nation éclairante, de telle sorie qu'on aperçoit la clarté de la France sur la face de I î uis l3s peuples de TUnivers ! Eh bien! cette clarté de la' France, cette lumière libre, cette Lumière directe, cette lumière qui ne vient pas de Rome, qui vient de Dieu, ^ voilà ce que vous voulez éteindre, voilà ce qua nous voulons conserver!...

Certes, ce n'est pas l'habileté, qu» .manque au parti cléri-, rai. Qiianrl les circonstances l'aident, il est fort, très fort, je (tirai même tiop fort. Il sait l'an de maintenir une nation dans un état mixte et déplorable, qui n'est pas la mort, miis qui n'est plus la vie. Il app?lle cela gouverner. C'est le gouvernement par la léthargie.

Mais, qu'il y prenne garde, rien de pareil r\2 convient à la France. C'est un jeu redoutable que de lai^^s?r entrevoir, entrevoir seulement, à cette France, quelque chose de semblable à l'idéal que voici : la sacristie souveraine, la liberté irahie, l'intelligence vaincue et liée, les livres déchirés, le prône remplaçant la presse, la nuit faite dans les esprits par l'ombre des soutanes et les génies matés par les i bedeaux, (m janvier 1850). '*

Hélas ! les temps prédits par le vieux Pasquier, par le cardinal de Richelieu, par Cousin, par Hugo,

K LR CLÈRÎCAtlSMK ET L^KCOLB

BOTïl maintenant accomplis. Le scandale dont s'indi-» gnait Lia Chalotaîs à la fin du dernier siècle pourra nous indigner encore. Les bedeaux ont remis la main sur la pensée française. Des fonctionnaires pervertis par le Gcsu se révoltent ou conspirent contre TElat qui les paie. La nation, enfin, est divisée sur elle-même.

Nous avons abandonné à l'Eglise une parcelle de l'âme nationale en lui abandonnant les âmes de nos fils. Mais, en lui livrant le droit à renseignement

• et à réducation, nous lui avons livré du même coup le repos, Tavenir même du pays. Par peur de mentir au libéralisme, nous avons laissé compromettre dans une contrefaçon de liberté les conquêtes de la Liberté ; nous y compromettrions la Liberté ellemême ! Nous voici, par la volonté de TEglise, par notre propre faiblesse, ramenés aux guerres reli-

, gieuses, presque au temps des croisades. « Nous

. sommes les fils des Croisés, et nous ne reculerons pas devant les fils de Voltaire. » Tel était le défi que nous jetait Montalembert il y a un demi-siècle. Les

] bâtards de Voltaire, les bourgeois de Torléanisme et de M. Guizot ont renié son héritage et déserté la lutte. Est-ce donc notre faute si, contre les bâtards des Croisés, contre les petis-fils des réacteurs do M. Falloux et des complices du Deux-Décembre, nous devons armer en guerre, la bataille durant encore, les petits-fils de la Révolution ?

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