‹ Le cléricalisme et l'école: la loi Falloux, mars, 1900Chapitre 32 sur 47 · PERSONNEL ENSEIGNANT · texte numérisé non relu

PERSONNEL ENSEIGNANT

. En 18501e personnnel enseignant des écoles

laïques, adjoints non compris, était de 47.725 maîtres.

En 1850 le personnel enseignant des écoles congréganistes publiques ou libres était de. . . 9.846 maîtres»

Différence en faveur de l'enseignement lai- *

que 37.879 maîtres.

(Sur les 9,846 maîtres congréganistes, 0,247 étaient dans les écoles publiques.)

En 1896-1897 le personnel enseignant des écoles laïques est de 103.536 maîtres.

En 1896-;897 le personnel enseignant des 'écoles congréganistes est de 48.741 maîtres.

Différence en faveur de renseignement lai- '

flue 54.795 maîtres.

(Sur les 48,741 maîtres corij^réeranistes, 9,016 étaient en- '(core en 1897 dans les écoles publiques I ! 1)

POPULATION SCOLAIRE

{ En 1850 la population scolaire des écoles laïques

[était de 2.368^.627

\ En 1850 la population scolaire des écoles congré- ^^anistes publiques ou libres était de 953.796

Différence en faveur de l'enseignement laïque. . . . 1.414.831

, (Sur les 955,796 élèves congréganistes, 676,659 étaient des (écoles publiques.)

gagné, dans une période de quarante-six ans, par Tcfnsei^ gnement clérical.

Ce qu'il faut envisager surtout c'est le terrai^ gagné du côté de la population scolaire :

POPULATION SCOLAIRE

En 1854 la population scolaire des établissements laïques était :

Pour les collè,Qres et lycées de 6.440 )

Pour les établissements libres laïques > 48.902 élèves,*)

de 42.462 )

En 1854 la population scolaire des établissements ecclésiastiques était :

Pour les établissenaents congréga- )

Disses 21.195 [ 39.195 élèves. ,

Pour les petits séminaires, environ. . 18.0C0 ;

"^ ! Différence en faveur de l'enseignement laïque 9.707 élèves.

Au 1" janvier 1900 la population scolaire des établissements laïques était :

Pour les collèges et lycées de 86.778 j «« -^^ xi • -

Pour les établissements libres laïques 9.725 \ ^^-^^^ élevés*

Au le janvier 190) la population scolaire des

établissements ecclésiastiques était :

Etablissements dirigés par des pré- \

très séculiers 23.692 J

Etablissements diocésains 12.131 \ 92.084 élèves.

Etablissements congréganistcs 32.764 \

Petits séminaii es 2J.497 /

C* ,^ DilTérence en faveur de renseignement laïque 4.419 élèves.

Depuis 1854, date à laquelle les établissements laïques avaient sur les établissements cléricaux une avance de 9,707 élèves, les établissements laïques en ont perdu seulement 4,419. Ce chiffre paraît 1 tninime. Mais il faut se souvenir qu'en 1854 la loi :: 1 Falloux, accueillie avec transport par le parti congréganiste et aussitôt mise à profit, avait déjà produit des résultats appréciables pour les progrès de renseignement clérical. En moins de deux années, à la fin de 1851, les cléricaux avaient déjà créé 257 maisons. (Comité de rEnseignement libre^,

séance du 1" février 1852) ; d'autre part, de 1£::0| à 1851, le produit des pensions dans les établisse-ments de FEtat avait diminué de 563,000 fr.

Ce qu'il faut remarquer encore, c'est que, défal-j cation faite des élèves des petits séminaires qui! sont censés se destiner au sacerdoce, la populationj scolaire congréganiste qui se destinait aux carrières'; civiles n'était, en 1854, que de 21,195 élèves contre! 48,902 élèves de même vocation qui fréquentaient) les établissements laïques. En 1900, défalcation faitei des petits séminaires, la population scolaire congré-i . ganiste qui se destine à la vie civile estttle 96,503; élèves de même ordre qui fréquentent les' établisse-' ments laïques.

La proportion est donc sensiblement en faveur. des établissements congréganistes. Et ceci est particulièrement inquiétant ! D'autant plus que les pro^! grès de l'enseignement clérical augmentent chaque année. Cette année même, du 1°*" janvier 1899 au 1*' janvier 1900, tandis que les établissements laïques gagnaient 457 élèves, les établissements secondaires ecclésiastiques en gagnaient 944. La progression ne s'arrête pas. La tache noire va I s'élargissant de jour en jour. '

Dans quelques années, toutes les carrières civiles^ carrières libérales ou carrières publiques, auront été remplies des créatures de l'enseignement clérir< cal. L'invasion nous aura débordés.

Et pendant que ces choses-là se passent, pendant que la France de l'avenir perd pied et recule devant \ la France du Sacré-Cœur, il y a, dans nos rangs même, de prétendus républicains qui savourent la. joie de vivre, qui trouvent que tout est pour le mieux dans la plus insouciante des Républiques, et qui s'endorment, sans se douter du réveil qui les attend, en rêvant que M. Ribot est un grand démocrate et que M. Aynard, banquier, est son pro-«! phète !

Braves gens I

Les Desseins de T Église

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