‹ Le climat du CongoChapitre 13 sur 97 · DÉCEMBRE · texte numérisé non relu

DÉCEMBRE

Observation,

Remorte an eu da 8 an 45,

puis baisse; même hauteur ) âl que le 9;

du 15 au 31 baisse de 75

ceotimètres.

Crue à partir

diil»' Lc*2,

même hauteur

que le 15 juillet

Crue rapide du 1^ au ^

Le 19. nifeau

à 3 mèires

au-dessus de

l'éiiage.

La crue continue.

Du 5 au 15,

limite extrême,

puis baisse

légère.

Bas.

Baisse le 10; le liveau est p us Ms qu'en mars; du lU aa S4, hausse, puis baisse rapide Bsqu'au 4 août.

Remonte; monte.

Remonte;

monte.

Niveau le plus bas. (Commence à monter le li.)

Hausse pen accentuée à partir du 5

Monte; élevé.

Monte; élevé.

Monte.

Hausse peu accentuée.

Le 95 sent, niveau 0.

Élevé; élcTé.

Élevé; élevé.

Élevé; monte encore.

La haussa s'accentue.

Le 10, niveau ioa45

Hausse; 1*31 le 23.

Élevé; «levé.

Élevé; très élevé.

Élevé.

Le 9, niveau maximum.

Haussa

Hausse; S"10

fin du mois;

baisse ensuite.

Élevé; baisse.

Très élevé; baisse.

Élevé.

(Commence k tomber leS4.)

Élevé.

Niveau très

élevé;

baisse à partir

duâ5.

Le 10, niveau

k 3 mètres;

baisse à partir

du 11.

Baisse; le 14, l"i4.

Bas; très bas.

Baisse; bas.

(i) Par quinzaine.

en région i pluies continues et région à saisons marquées; nous avons vu que h quantité d*eau varie beaucoup d*une année i Tautre et que Tépoque des plus fortes pluies varie également. Nous devons donc nous attendre à trouver une grande différence dans le nombre, la valeur et Tépoque des crues chez les différents grands tributaires du Congo.

Dés maintenant, posons comme règle que les diff'tTences de niveau seront d'atitnnt plus marquées que Ton aura affaire i des rivières drainant des contrées plus éloignées de Téquateur. Le Ruki, la Luiotiga, TArruwimi, Tltimbiri et la Mongola sont des rivières qui ont des crues relativement peu sensibles, leurs bassins se trouvant i peu de distance de Téquateur, c*est-i dire dans la région drs pluies continues.

Les autres grands affluents : le Lomami et le Kassal à gauche, PUbanghi à droite présentent des crues très importantes. Ces mémos crues se retrouvent aux Stanley Falls, dans le Congo lui-même et dans ses affluents de la région des cataractes.

VUbanghi n*est en quelque sorte qu*un canal conduisant au Congo les eaux de rUellé et du M*Bomu, et nous pouvons jusqM*è un certain point négliger les affluents tels que le Kotto, le kwango, le Lobai et ribonga, pour nous baser sur le diagramme fourni par les observations du D' Brackman à Yakoma.

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-d^ime des eaux

â \akoTiia . deManâ Novembre 1S93.

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Les régions drainc^es par le M*Bomu et TUellé se reportent approximativemenl jusqu'au 7* dogré de latitude nord, où la saison des pluies règne de mars à novembre. A défaut de renseignements précis, disons qu'après décembre le ravitaillement do Ziingo est difficile, les eaux étant trop basses pour permettre aui grands steamers de pousser jusqu'au poste. En mai seulement, le voyage n'est plus interrompu. La crue di* TUbanghi commence vers la fin mars; la rivière monte insensiblement avec chute momentanée dans la première décade de mai, puis l'ascension ri'prend son cours et devient très rapide, au point d'amener une différence de niveau de 1"jO du 25 mai au 12 juin. Avec dos rechutes momentanées, dont la plus importante est celle du 12 au 20 juin, l'Ubanghi continue i monter régulièrement jusqu'au 1** novembre, date à laquelle il atteint son niveau le plus élevé, soit 4'"95 au-dessus du n<veau du 5 mars.

Il redescend ensuite très rapidement, et le 26 novembre il accuse déj:^ une baisse de 1*17.

Ce régime est bien celui que nous aurions eu à déJuire en envisageant simplement la répartition des pluies dans le bassin de cette rivière.

La Sangha est un affl lent de droite très important, qui présente la particularité d'avoir ses eaux à l'éiiagc dnns la deuxième quinzaine d'août^ Or, son bassin va jusqu'au cinquième parallèle norJ, c'est-à-dire à 2<^ près jusqu'à la même distnnce de l'éqiiateur que celui de rUbaiighi-Ouellé'M'Bomu, qui, à cette époqtie, est en pleine crue et a de 2"50 à 3 mètres au dessus du niveau de mars.

MM. Cholet et Thierry, qui ont fait connaître le régime de la rivière, ajoutent qu'elle commence i baisser à la fin de février, soit précisément au moment où rUbanglii est à l'étiage.

Il y a ainsi dans le régime de cette rivière un fdit qui ne se justifia aucunement du régime des pluies qui devrait exister. Est-il dû à une modification dans la répartition annuelle des pluies ou i une particularité quelconque, inconnue, de son bassin? Le champ est ouvert aux hypothèses, en atienJant qu'une série plus complète d'observations permette d'apprécier les caraclères des variations de niveau de cette rivière.

Arruwimi. — Njus avons dit que l'Arruwimi ne pouvait présenter de très forti*s crues, son bissin comprenant des contrées voisines de l'équateur. Letf observations du D' Dupont montrent les différents changements produits dans sjn niveau; toutefois nous ne pouvons leur accorder qu'une valeur relative et nous pensons que le Congo a été pour beaucoup dans ses changements, le lieu d'^observation étant à moins de i kilomètre do l'embouchure de la rivière.

Nous ne possédons pas de renseignements précis sur le régime des rivières de la rive gauche. A Ponthierville, en aval de Riba-Riba, on signale les eaux basses d'avril i octobre et les eaux hautes de novembre à avril; c'est là un renscig lement trop général pour qu'il ait de la valeur. Il se déduit naturellement du régime des saisons d ms riiémisphère sud et s'applique à tous les afB lents de gauche.

he régime du Congo proprement dit est soumis h deux crues : celle due aux afflueras de droite et celle due aux affluents de gauche. La seconde est de beaucoup la plus importante, et toutes deux se confondent à leurs limites ou se eonirarient au moment de leur plus grande intensité.

Ainsi, von Danekelman signale, en 1882, une erue commençant le 1*' août et arrivant è sa limite exiréme le 5 décembre. Or, nous savons que les affluents de droile baissent brusquemment à partir du I*' novembre, tandis que ceux de gauche commencent à monter dans le courant dVtobre; le plus grand débit de ceux-ci compense avec excès la perte subie dans Tapportdes premiers et la crue se continue par les rivières du sud après avoir été commencée par celles du nord.

En 1882, le niveau maximum dura du 5 au 15 décembre; il fut suivi d*une chute qui atteignit S'SS pour le mois de janvier. Le fleuve remonta le 20 mars jusqu'aux premiers jours de mai.

Cette année, il y eut donc deux crues, C( Ile d'août à décembre et celle de mars à fin avril.

La première n'arrive pas toujours è cette date; en 1892 notamment, elle Tut reportée en février et peut être considérée comme une des plus fortes qui se soient produites.

Il ne pourrait, du reste, être question de lui assigner une date fixe, les pluies présentant trop de variabilité dans leur régime.

A Bangala, il existe deux crues également. En 1884, Coquilhat en a observé une de 3 mètres le 10 décembre, et une autre de 3"i5 le 17 mai 188K. En 1888, celle de décembre fut reportée à la fin de novembre et n'eut que 2*10.

En 1890, à Équateurville, le niveau le plus élevé ftit atteint le 10 novembre. Un maximum secondaire se produisit le 10 juillet 1890 et le 20 juin 1891.

Étant donnée la variation que présente la configuration du lit du fleuve, il en résulte une très grande diflérence dans les niveaux extrêmes. On l'évalue :

Au Stanley Pool, è 3 mètres;

Dans les cataractes, aux endroits resserrés, ft 9 ou 10 mètres;

A Vivi, à i ou 5 mètres;

A Boma,de2-50à3"50;

A Ponta da Lenha, de 1 mètre i 1"50.

Nous pensons qu'à Vivi il y a des années où la différence dépasse le chiffre donné par von Danekelman, car à Matadi, où le fleuve est resserré au point de n'avoir qu'un kilomètre environ de largeur, la plus haute crue, estimée à 6 mètres, a été dépassée de près d'un mètre en 1892.

En réalité, ces différences sont minimes pour un fleuve d'un débit aussi important, et la situation de son bassin dans les deux hémisphères en est la seule caufe, par l'opposition qui règne dans le régime des affluents de gauche et de droite.

Pendant la saison des pluies, « la marche journalière de la nébulosité se présente ordinairement ainsi : au lever du Soleil, le eiel est couvert, mais il s*éelaircit graduellement entre 8 et 10 heures, tout en éprouvant des rechutes. A 13 ou li heures, les orages apparaissent et occasionnent de nouveau un accroissement de la nébulosité dans la seconde moitié de Tnprés-midi. Le plus souvent, le ciel 8*éolaircit ensuite le soir ou la nuit pendant plusieurs heures.

« Pendant la saison sèche, le ciel s'éclaircit jusqu*& midi ou dans le courant de Taprès-midi, puis lentement le voile nuageux se dissout et disparait; le ciel reste alors découvert, quoique brumeux, jU8qu*aux heures avancées de la soirée. Souvent cet éclaircissement progressif se produit avec une remarquable régularité, aux mêmes heures, pendant plusieurs jours de suite. Le ciel se couvre de nouveau après 2! ou 22 heures et alors un voile de nuages et de vapeur venant de Touest s*éiend rapidement sur le ciel. Il n*e$t pas rare de voir tout rhorizon se couvrir en moins de dix minutes. »

Marche diurne de la nétulosité.

San- Pouu

Heures. Loanda. Malaoge. Salvador, da Lenba. Vivi. Kinuenfa. pniaxaviUe.

iâ

6,8 - - - ei« -

L*appréciaiion que von Danckelinan donne de la nébulosité pendant la saison des pluies peut se jusiiGer pour nous de deux faits qu*il signale, et relatifs à Vivi :

1<^ La fréquence marquée des pluies dans Taprèsmidi;

2^ Le grand nombre de jours à manifestations électriques, parmi lesquelles les éclairs, qui se présentent rarement en dehors des premières heures de la nuit OQ de la soirée.

Pour les pluies :

16 ^0 BOQt tombées de 7 à i4 beores. 43 o'« — de 14 à Si heures.

41 «/e — pendant la nuit jusque 7 heures.

Puur les manifeâUtioiis électriques, les seuls mois de la saison des pluies donnent :

48 jours de tonnerre (en dehors des orages), 4i jours d'éclairs — —

Les pluies, comme Téelair et le tonnerre, sont le résultat de la présence de nuages intervenant pour augmenter le degré de nébulosité.

Pour la saison sèche, le même auteur accorde une grande importance aux incendies allumés par les indigènes pour détruire les herbes de la brousse, et Ton serait en droit de s'attendre, aux heures et époques où ils sont en pleine intensité, & une nébulosité très forte.

Or, les relevés qu*il donne pour juin, juillet et août, qui sont, les deux derniera surtout, les mois des feux, accusent pour 21 heures une nébulosité moins forte qu*à 14 heures, c'est-à-dire è Theure où le ciel s'est découvert.

Juin. Juillet. Août.

ti h • 6.6 6.1 6,3

On pourrait objecter que beaucoup d'incendies finissent avant 31 heures, et qu'ils sont allumés entre 17 et 19 heures ; il importerait alors de tenir compte que les vents de SW. amènent avec eux toute la fumée drainée sur leur passage dans la vaste plaine de la rive portugaise du Congo.

Au reste, dans la marche annuelle de la nébulosité, on constate une dimînu« tion marquée pour les mois de juillet et août, bien que la nébulosité de 7 k 8 heures soit sensiblement la même pendant toute l'année.

A Banana, la marche du phénomène se rapproche de celle de Vivi.

Le nombre des ciels couverts à 7 heures a été particulièrement grand de juillet à décembre 1890 : 65 sur 9i observations; pendant la même période et k la même heure, il y a eu seulement 5 observations de ciel serein.

Envisagée par saisons, la nébulosité est caractéristique pendant la période sèche. En mai, juin, juillet et août, le nombre des ciels sereins augmente à mesure que l'on se rapproche de 14 heures, pour diminuer ensuite dans une peiite proportion. Mais ici, la fumée des inc*endies n'a aucun effet sur l'état du ciel, les vents de SW. et W. la balayant vers l'intérieur, et Banana se trouvant en outre à une assez grande distance de plaines susceptibles d'être incendiées.

Pendant les mois pluvieux, la proportion de ciels couverts et sereins est moindre et il n'y a guère qu'en novembre et décembre que l'on constate quelques jours sereins è 14 et 18 heures. Pour janvier è avril inclus, les ciels extrêmes sont une exception; mars et avril n'ont même aucune observation de ciel couvert.

Tableau, par heure et par moiSy des eieU extrêmes (0 ou 40) à Banana, (Vaprès 46M observations (D^ Etienne).

CIELS SEREinS =: 0.

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