‹ Le climat du CongoChapitre 14 sur 97 · CIELS COUVERTS · texte numérisé non relu

CIELS COUVERTS

itb. uh.

Itb

Janvier

Février

Mars

Avril

Mai

Jinn

Juillet

Août

Septembre

Octobre

Novembre

Décembre

Total ....

SI

ou

SS

Il r(^8uUe de ce tableau que près des deux tiers des ciels sereins ont existé dans raprèsmidi, tandis que les trois quarts des ciels couverts ont été obsenc^s k 7 heures.

La marche annuelle de la m^bulosité è Banana s*e$t présenti^e avec une

' régularité assez constante. Le maximum sVst produit en octobre trois fois sur

quatre, et le minimum a été observé en juin, c*est-à-dire de suite après la saison

des pluies, sauf en 1891, où il se trouve reporté en mars et constitue, après

juin 1890, le minimum absolu de tous les mois d observations.

La moyenne de toutes les observations conserve le maximum è octobre et le minimum k juin. Elle reste sensiblement la même de janvier à avril et présente en mai un maximum secondaire. A partir de juin, elle augmente graduellement ju9qu*en octobre pour redescendre de même, tout en se tenant à un taux sensiblement supérieur à celui des premiers mois de Tannée. Cette marche de la nébulosité è Banana se rapproche beaucoup de celle d*autres stations, comme on peut sVn assurer è Texomen du tableau suivant.

La moyenne générale 5,8 de Banana est la même à Kimuenza (8,9), mais elle est dépassée è Vivi (7,i). La moyenne pour dix stations et pour vingt-cinq années d'observations est de 6,3.

Étant données la constance des pluies et surtout leur origine dans une évaporaiion continue de Thumidité du sol, on aurait dû s'attendre à un degré très élevé de nébulosité dans la région du haut Congo; or, les observations du D' Gardiner, k Nouvelle- Anvers, la renseignent égale k cdle de Banana : 8,9.

Marche anntielle de la nébulonté.

LOCALITÉS

Loanda

iS,3

Banana ^

Moy.

PoDU da Lenlia ....

Ssn-Salvador

im-s7

Kimuenza

LéopoId?ille

BraizaTiUe

Moy.

Ofl

NouTeile-AnTen .

Luluabourg

Moyenne générale

Broolllards ci rouée.

A la côte, le brouillard semble être un phénomène extrêmement rare. « A Uanana même, dit le D** Ëiicnne, je n'ai jamais observé de brouillard proprement dit. Pendant la période des observaiions, jamais la transparence de Pair ne fni troublée au point de ne pouvoir distinguer les objets à une distance de 3 kiioinctrcs. Il n'en est cependant pas de même au pied des collines voisines, ccst-frdire à une petite lieue de dislance, où les habitants voient parfois, rarement il est vrai, un brouillard éphémère assez dense pour ne rien apercevoir à quelques mètres (i). »

(i) D' ËTiENKE, lAtHmat de BanaUif p. 24.

A Vivi, les brouillards sont également rares. De mai 1883 i juillet 1883, M. von Danckelman n*en a noté que 8 : 2 en octobre» 1 en novembre, 1 en décembre, 9 en mars, 1 en avril et 1 en juillet. Toutefois, les sommets des montagnes voisines, qui ont à peine 300 mètres de hauteur, sont assez fréquemment, comme dans le voisinage de Banana, enveloppés de brouillard.

M. von Danckelman classe i part les brouillards secs provoqués par tes inondations de prairies et le léger brouillard humide (cacimbo) de la saison sèclie, forme sous laquelle se présente presque exclusivement, dans toute la région du bas Congo, la pluie pendant cette saison. Celte pluie ou ce brouillard humide tombe doucement et en petites gouttes, presque toujours la nuit ou le matin de bonne heure.

A Vivi • les nuits, comme les journées sereines, sont assez rares, et quand elles se présentent, latmosphère est si vaporeuse et si peu pure, qu*un beau ciel étoile est une exception; le plus souvent, on n*a|)erçoi( que les étoiles des quatre premières grandeurs. On ne peut jouir du spectacle d^unc belle nuit rappelant celles de TKuropc méridionale, que si Tatmosphère a été débarrassée de la fumée par les ondées. »

Quand on pénètre plus avant dans Tintérieur, le ciel est plus pur le soir,, bien que les brouillards soient assez fréqucnis le matin. Mais les deux pliénomènes sont en partie liés Tun à lautre, car le second peut être la conséquence du premier par suite d*un rayonnement nocturne accentué.

A Kimncnza, le soir, vers 8 ou 9 heures, le ciel est souvent d'une grande pureté; il fourmille de constellations, et la voie lactée, surtout, autour de la Croix du Sud, excite Tadmiration.

Dans les vallées qui environnent Kimuenza, les brouillards sont fréquents. On peut même reconnatire, du plateau où est située la station, s'il a plu au loin, car moins d'un quart d'heure après Taverse le brouillard s*élève de toutes pans dans la vallée. Les brouillards sur le plateau sont plus rares ; de janvier à juin 1895, le P. De Ilert en a observé 23, tandis que dans la plaine il en a remarqué 75 pendant le même laps de temps.

A Luluabourg, de juillet 1886 è juin 1887, le capitaine de Macar a noté C3 jours de brouillard, dont presque tous de brouillard épais, sauf en juin. Ces brouillards se forment la nuit et, dans la grande majorité des cas, se dissipent entre 8 et 9 heures du matin; ils persistent rarement jusqu'à tO heures. De juillet à janvier, il y a eu 4G jours de brouillard; de février à mai, 3 seulement; et en juin, 13, mais de brouillard léger ou très léger.

A San-Salvador, en quatre années (1884-1887), on a renseigné 85 jours de brouillard, ou SI par an. Le maximum (13) a été constaté en mai; viennent ensuite : novembre (11), jjmvier, juin et juillet (9 chacun).

A Malange, au SE. de TAngola, il y a eu 64 jours de brouillard en une année, BMX maximum très marqué de septembre à novembre (43).

Nous ne pousserons pas plus loin ces remarques, car, ainsi qu'on le verra i l'inspection des tableaux insérés à la fin de notre travail, le brouillard est un plié-

Domène assez irrégulièrement disiribué dans i*Éiat Indépendant, et soumis pour une bonne part aux influences locales: voisinage de forélSyde vallées plus ou moins profondes, de cours dVau, etc. 11 ressort toutefois de Texamen des nombreuses données recueillies que, dans les régions du haut fleuve, les brouillards sont en général très fréquents aux premières heures de la matinée.

Il en est de même, jusqu*à un certain point, de la rosée, qui parfois est d'une abondance exceptionnelle, et qui souvent précède ou aeeompagne la formation du brouillard. Au bord de la mer la rosée s observe beaucoup plus fréquemment que le brouillard. Celle qui se produisit à Bannna le 6 juillet 1890 fut tellement forte que Peau tombait des toits et que le sol était aussi mouillé qu après une averse. Elle coïncidait avec le minimum ihermométrique absolu de Tannée.

Jusque dans ces derniers temps, aucun des observateurs disséminés sur rimmense territoire de TÉtat Indépendant ne sVtait préoccupé d'y recueillir des observations ozonoméiriques. Nous avons été hiureux d'apprendre que le D' Etienne allait en instituer. Nous pouvons donc espérer recevoir bientôt, de cet habile et zélé correspondant, d'intéressantes données sur la répartition de l'ozone dans l'air de Banana, à rembouchure du Congo.

En attendant, nous résumerons ici les observations effectuées pendant plusieurs années à Saint-Paul de Loanda et à San-Salvador. L'ozonomètre employé était celui de Jj^mes, de Sedan, adopté par Bérigny. Toutes les valeurs indiquées ont été réduites à l'échelle décimale.

Répartition annuelle de Vozone.

Loanda. S tn~SaIvador. Différence.

Janfier. 5^ 5,0 0,3

Février. 6.1 43 0,3

Mare 5,3 4,7 0.6

ATril 8,9 4,9 1,0

Mai 6,0 5,S 0,8

Juin 6,3 5^ 0,4

Juillet 6,6 5,8 0,8

Août 6J 5,4 43

Novembre 5,4 5,6 -0,2

Décembre 5,5 5,S 03

Année 5.9 53 03

Les observations de Loanda embrassent une période de douze années (1880- 1891); celles de San-Salvador, une période de trois années (1885-1887). Pendant la durée des observations recueillies dans cette dernière station, la moyenne annuelle ozonométrique a été à Loanda de 6,3.

Dans les deux postes, Tozone est le plus abondant durant la saison sèche, avec maximum principal de juillet à septembre à Loanda (6,63), en juin et juillet à San-Salvador (5,85). Dans cette dernière localité, un maximum secondaire s*observe en novembre; à Loanda, en décembre.

Le plus faible titre ozonométrique se produit en pleine saison des chaleurs et des pluies, en février à Loanda (K,l), en mars à San-Salvador (4,7). De janvier à mars, le titre moyen n*est que de 5,3 à Loanda; de février à avril, è San- Salvador, il tombe à 4,8.

L*air. de Loanda, sur TAtlantique, contient sensiblement plus d'ozone que celui de San-Salvador, à 280 kilomètres de la côte et à l'altitude de 889 mètres. C'est à la fin de la saison sèche, en août et septembre, que Técart est le plus considérable (1,3). Il est un peu moins grand vers la fin de la saison des pluies, en avril et mai (0,9). En plein hivernage, la différence est peu notable (0,3 seulement, en moyenne, d'octobre à mars).

D'après les observations de six années i Loanda (1886-1891), le degré d'ozone est beaucoup plus élevé pendant la nuit que durant le jour. Les moyennes annuelles pour les deux moitiés de la période diurne (9 h. du soir à 9 h. du matin et 9 h. du matin à 9 h. du soir) sont respectivement de 6,3 et de 4,7.

L'écart se maintient i peu près le même dans tout le cours de l'année. Il est le plus faible en février (1 ,2) et le plus fori en décembre (1,9). Voici d'ailleurs les valeurs du jour et de la nuit pour les différents mois :

Jour. Nuit.

Janfier 4J 6,0

Féyrier 4^ 6,5

Mars 4^ 6,0

ATril 4^ 6,1

Mai 43 6,6

Juin 4,8 6,6

Juillet 5,3 03

Août 6,2 6,8

Septembre 6,0 6,7

Octobre 43 63

NoTembre 4,5 .63

Décembre 4,7 63

Ces résultats s'accordent avec ce que l'on constate en Belgique, ainsi qu'il résulte de l'ensemble des précieux documents rassemblés par la Société royale de Médecine publique, grâce à Tinfatigable dévouement de M. Van Bastelaer.

Chez nous aussi l'ozone est plus abondant la nuit que le jour, mais le titre est notablement plus faible qu'en Afrique. La moyenne annuelle à l'Observatoire d*Uccle, par exemple, ne s'élève qu'à 4,7. La nuit, elle monte h 5,0, mais le jour elle descend à 4,i.

Banaiia eomparé k ItotaTla.

Au point de vue des questions de colonisation et d'acclimatement, il nous a paru intéressant de comparer le climat de Banana à celui de Batavia, Banana étant considéré comme l'une des stations de l'État Indépendant qui offrent le plus de dangers quant au climat. La ville africaine et la ville indo-néerlandaise

-Okt

sont situées à très peu près sur le même parallèle : 6^ 0' ^y S. pour Banane» 6^ 7' 40" S. pour Batavia; toutes deux sont baignées par la nier, et se trouvent assises sur une eôte basse, plus ou moins marécageuse. Banana est par 1 S'^SO'iO" de longitude Est fie Greenwich, Batavia par 106* 48' iH" dans la même direction. Nous avons dit précédemment que le climat de TAfrique équatoriale se distingue par une grande uniformité au cours de Tannée, surtout à la côte. A Batavia cette uniformité est plus grande encore, ainsi que le montre le tableau suivant :

Température moyenne.

Banana. Batavia. Différence.

JanTier «7«6 Î5»3m. f*>3

Février i7,8 S5,i ^3,4

Blars S8»0H. 25.8 ^%i

Athl 573

Mai «6,7

Juin 14,0

JoiJIet SS^m.

Août M»5

Septembre 2^,3

Octibre 96,0

Novembre S6»9

Décembre. 27,2

AifSÉE 25;9 95;9 0,0

A Banana, lëcart thermique entre le mois le plus chaud et le mois le moins chaud atteint H'^o ; à Batavia, il n'est que de l^^l.

Les deux villes ont exactement la même température moyenne annuelle, 95<^, mais de novembre ft mai il fait pins chaud à Banana qu'à Batavia de 1^6, tandis que de juin à octobre il fait plus frais de 9^0 dans la première des stations que dans la seconde.

A Batavia, les plus grandes chaleurs tombent en mai et en octobre (96<^4). Ces chaleurs sont dépassées à Banana de novembre à mai, et le maximum y arrive en mars (28^0).

Le mois le moins chaud, & Batavia, est janvier, avec 25^3 comme moyenne ; à Banana, de juin i septembre, la température est inférieure à cette moyenne, et le minimum s*y présente en juillet avec 32^5. Cette dernière température est légèrement supérieure à celle qu'on observe en Belgique par un été très chaud (i).

Le point le plus haut atteint par le thermomètre, à Batavia, a été de 35*6; à Banana, de 36"0. Le minimum absolu a été, d'une part, 18<^9; d'autre part, 15*5. Doù résulte un écart annuel absolu de 20*5 sur le littoral africain et de 16*7 sur la côte javanaise.

La plus haute moyenne thermométrique diurne a été & Banana de 29*5 ; à

(i) De 1833 il i807, treize fois, à Braxelies,on a constaté une moyenne mensuelle sopérieare à 20* ^naiimum, 21 »8 en Juillet i85i)

Batavia, de 287. La plus basse, de 30*4 à Banana et de ^"3^^ à Batavia. Les différences sont respectivement de 9^*1 et de 6^2.

Les amplitudes moyennes diurne et mensuelle sont : à Banana, de 7*5 (maximum en avril, 8*2; minimum en octobre, 6*7) et 11*3 (maximum en juin, 13*6; minimum en novembre, 9*2); k Batavia, de 6*3 (maximum en août» 7*7; minimum en janvier et février, 5"2) et 9*8 (maximum en août et septembre, 11*2; minimum en février, 8*4).

Ces données confirment ce que nous avons dit plus baul de Tamplitude moindre des mouvements du thermomètre à Bniavia qu'à Banana.

Les jours de forte chaleur (30* au moins) sont plus nombreux k Batavia qu*à Banana : en 1890, par exemple, on en a compté 169 d'une part et 13S seulement d'autre part. Les nuits où le thermomètre dt'scend au-dessous de 20* sont, par contre, plus fréquentes en Afrique qu'à Java : 73 et 5, respectivement, en 1890.

D'une manière générale, il fait un peu plus chaud à Banonn, le matin, qu'à Batavia; mais à partir de 9 heures la courbe thermique, da:is eeUe drnière ville, dépasse celle de Banana, et Pécart augmente jusque vers Tinstant de plus forte chaleur, où il monte k 1*5. Il diminue ensuite, mais à 9 heures du soir il est encore de 0*3, c'est-à-dire qu'il fait plus frais de celte quantité à Banana qu'à Batavia. Les deux courbes se croisent vers les premières heures de la nuit.

Sous le rapport de l'humidité, la comparaison entre Banana et Batavia donne lieu aux remarques suivantes : dans la matinée et pendant la soirée, l'air est généralement plus sec à Banana qu'à Batavia, mais au milieu du jour la situation se trouve renversée.

Le tableau suivant indique nettement cette différence (i) :

Humidité relative.

7 heures matin.

10 hfurei matin.

Midi

9 heures soir.

9 heures soir*

Ban ma.

Bat ivia.

Banana.

Batavia.

Ban ma. BiUvia.

Banana.

Batavia.

Banana.

Batavia.

Janrier . . .

8ft

Février . . .

Mari. . . .

ATril. . . .

Mai ... .

Juin. . . .

JaiUet . . .

Août. . . .

Septembre . .

Oct»bre. . .

Nofenbre . .

D<.^cmbre . .

AiniÉE . . .

(i) Bien que ce tahleau ne concerne qu'une année, 1890, nous avons pa nous convaincre que les données de plusieurs années d'observations u>n moiJifient pas sensiblement les résultats.

Ed examiDanl séparément les valeurs pour chaque mois, on constate que le second terme de la règle énoncée ci-dessus souffre une exception en mars, en juin et en juillet» mois pendant lesquels le degré hygrométrique, à Banana, reste au cours de toute la journée inférieur à celui de Batavia.

C*est en septembre que, de 10 heures du matin à 3 heures du soir, s'observe le plus grand écart d'humidité relative entre Banana et Batavia.

Si le degré hygrométrique est, en moyenne, le même dans les deux lieux que nous comparons, la richesse totale en vapeur d eau est toutefois plus grande à Batavia qu*à Banana. Elle est, d*une part, de 20"'°*5 annuellement; d*autre part, de IQ^'O. De janvier à mars, elle atteint à Batavia 21°*°'2; à Banana, 21»"0. On ne s*étonnera pas de la différence en faveur du climat javanais (c*e$t plutôt au détriment qu*il convient de dire, si l'on se place au point de vue de la climatologie médicale) en apprenant quel contraste marqué existe entre Batavia et Banana quant au régime pluvial. La première reçoit chaque année, en moyenne, une hauteur d eau de iSGO"""*, fournis par i55 jours de pluie, tandis qu*è Temboiichure du Congo il ne tombe que TS.'i"'" environ, par 57 jours de pluie.

Eau tombée.

Jours de

pluie.

Banana.

Bauvia.

Banana.

Batavia.

Janvier

. . sa-'»

FéTTier

Mars

Avril

Mai

Juin

JuiUet

Août

Septembre. . . .

Octobre

Novembre ....

Décembre ....

Anné^ moyenne . .

Maximum ....

Un autre indice, d*ailleurs, de la plus grande richesse hygrométrique de Fair de Batavia découle de la comparaison entre les observations actinométriques faites des deux côtés pendant une même période de temps. Voici, pour Theure de midi, les plus hautes températures indiquées men-

suellement, à Batavia et i Banana, par le thermomètre & boule noire dans le vide (1894-1895) :

BauvU. Banana.

JaoTier 4709 69»6

féinet 48^ 63,7

Mars 5i,9 64^0

Ami Ki.8 623

JuiUet 54,4 86,0

Août 83^ 88,4

Septembre 863 <X)3

Octobre 85^0 66,4

Novembre 85,4 65,3

Décembre 843 633

Ces nombres sont eomparables, car ils s*appliquent à des états thermométriques de Tair en somme peu différents.

Le tableau suivant, relatif à la nébulosité moyenne, montre enEn que le ciel de Banana est plus clair que celui de Batavia :

Nébulosité moyenne,

Banana. Batavia.

JanTier. . 8,0 7,4 M.

FéTrier 4,6 73

Mars 43 6,7

Ami 43 5,8

Mai 43 5,4

Juin. 33 m. 5^4

Juillet 53 4,7

Août 83 4,4 m.

Septembre 73 M. 5,0

Décembre. 6,0 7,2

Ahkée 6,4 6,0

Nous laisserons aux spécialistes en elimatologne médicale, c'est-à-dire aux médecins et aux hygiénistes qui s*occupent spécialement des questions traitant de Tinfluence des agents atmosphériques sur la santé, quelles conclusions il y a à tirer de la comparaison que nous venons de faire entre le climat de Banana et celui de Batavia. Ce que nous tenons à faire ressortir, c'est que, si la température et rhumidité relative sont les mêmes des deux parts, la variation thermométrique est plus grande au Congo qu*à Java, aussi bien pendant la durée du jour que dans le cours de Tannée, et que, dans ce dernier pays, la quantité absolue de vapeur d*eau répandue dans Pair est plus considérable qu'en Afrique.

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