TABLEAUX
Comme on a pu le voir par les données qui précèdent, et comme on le remiirquera à rint^pcclion des tableaux qui suivent, on possède actucllemont un certain ensemble de documents sur la climatologie du Congo. Nous avons hàle d^ajouter que CCS documents n'offrent pas tous la même valeur, et quil s*en trouve même, dans le nombre, qui n'ont qu'une valeur assez relative. Mais nous n'avons pas cru devoir les négliger, en présence du peu de renseignements que Ton a pu réunir jusqu'ici sur certaines régions peu parcourues de l'État Indépendant. Dans ' de telles conditions, la moindre obser>ation, bien que ne réunissant peut-être pas 4es garanties absolues de rigoureuse précision, peut parfois avoir une réelle importance et servir à des conslaiations intéressantes.
Nous tenons essentiellement à faire savoir cependant que chaque fois qu'il s'est agi d'émettre une conclusion d'un caractère général, nous ne l'avons fait qu'en nous appuyant sur des données dont nous étions absolument sûrs. On peut donc considérer ces lois et conclusions comme définitivement établies.
Lorsque nous avons parlé de températures moyennes, nous avons eu en vue les moyennes déduites des maxima et minima diurnes, les seules absoliiinenl comparables pour toutes les stations qui ont observé chaque jour les extrêmes tbermomélriqucs. D'après la comparaison que nous avons pu faire, pour un certain nomlre de postes, de ces moyennes avec celles représentant plus exactemcni la température moyenne vraie, nous croyons pouvoir dire qu'au Congo l'écart entre ces deux genres de moyennes est à peu près le même que dans nos pays d'Europe, c'est-à-dire de O'^S environ. C'est cette valeur que nous avons trouvée pour Vivi, entre autres. Elle serait un peu moindre à la côte (O^'S environ) et un peu plus forte è l'intérieur, à des altitudes déjà notables (O^'S à SanSalvador, 0*9 à Kimuenza et à Malange), ce qui s'explique aisément, puisque cet écart est plus ou moins lié à la grandeur de l'amplitude thermique diurne (i).
Aux résultats d'observations recueillies dans l'État Indépendant, nous avons joint cetix obtenus dans quelques postes portugais et français, très voisins de
(i) Dans un certain Dombre de stations, ainsi qu'on le remarquera sans peine i l'inspection des tableaux, Piustallalion des ihermoinèlres était telle (à Tonnbre, contre la paroi d'une véranda) qu'elle devait forcément diminuer Tamplitude ibermométrique, lout en donnant une moyenne exacte. Dans quelques stations aussi, les lectures n'ont éié faites qu'au di mi-degré, ou mémo, — mais dans de très rares cas toulefo's, — qu'au degré entier.
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