‹ Le climat du CongoChapitre 27 sur 97 · IM · texte numérisé non relu

IM

JolUet

Août.

Septembre

Octobre.

Novembre

Décembre

MOTEMNX G

Élf. 28,9

Plus haute i

noy. 31,3

Plus basse 1

noy. 25,2

19,fi

La marche des extrêmes moyens est assez irrégulière; juillet et août se partagent le plus bas, mais il serait difficile de localiser le plus élevé, que nous voyons chaque année dans un mois différent et qui arrive à se montrer

(I) JaiD, Juillet et aoùl 1898 ont eu respectivement comme minimum : 19^ 18*6, IM.

— {64 même en novembre. Toiuerois, la moyenne de la période d obscrvalions les place, le premier en juillet, le second en mars.

De même» inévitablement, la moyenne mensuelle maximum subit des déplacements assez grands et, dans les trois années complètes d'observations que nous possédons, nous la voyons une fois en avril, deux fois en décembre. Il est vrai que le commencement et la fin de Tannée appartiennent à deux saisons chaudes différentes, et que Tintensilé variable de celles-ci amène parfois un mois de décembre dont la température est supérieure à celle du mois le plus chaud de la saison précédente.

En réalité, décembre n est qu'un mois de transition dans la gradation qui mène à Tépoque des plus fortes chaleurs d*une même saison. Et, en effet, les deux fois où le maximum s'est présenté en décembre, la température a été dépassée dans les mois suivants, circonstance qui se produit du reste invariablement.

Moyennes mensuelles.

Variation moyenne. 1

MOIS

Moy.

Moy.

Janvier . . .

FéTrier . . .

Mars. . . .

Avril. . . .

Mai ... .

Juin ....

Juillet . . .

Août ....

Septembre . .

Octobre. . .

Novembre . .

Décembre . .

u, l générale .

1 ^ la plos élevée.

^ ( laplBsbaae.

Jusqu^à un certain point, il serait donc plus rationnel de considérer la saison météorologique que Tannée, et alors nous nous trouverions devant une régularité plus marquée.

Nous n'entendons cependant pas, par là, que le maximum se limiterait invariablement à un ou deux mois, mais nous verrions la température rester uniformément haute dans certains d*entre eux, alors que dans d'autres, i côté d'années pu

nous trouverions la plus grande hauteur thermométrique dans ces derniers, il y aurait des années où celle-ci subirait une chute assez forte. Tel est le cas pour janvier, voire même pour avril.

Ce dernier mois est considéré comme très chaud ; nous avons lieu de croire que sa moyenne générale, S?*"?, est trop faibl.e et qu'elle aurait gagné quelques dixièmes par les observations des saisons 1891-92 et 1894-95, années dont la température est très sensiblement plus élevée que celle des trois autres. C'est ainsi que, malgré la moyenne générale, nous envisagerons avril plus chaud que janvier et au moins autant que février. Si, en effet, nous retirons les périodes incomplètes pour nous en tenir aux observations de 1890, 1891, 1894, nous arrivons aux moyennes suivantes, qui, dans leur signification générale, paraissent mieux répondre à la réalité :

Janvier 27«I7

FéTrier 27o30

Mars 27O80

Anil 27«33

Nous considérerons donc mars comme le mois le plus chaud. Il n*a pas toujours le maximum, mais sa température est uniformément élevée. Avril et février viennent après lui avec une différence peu accentuée, puis janvier.

Si nous parlons du début de la saison, nous voyons la température augmenter régulièrement jusqu en mars, rester très haute encore en avril, puis subir une chute d'environ l^ en mai. Alors elle se rapproche déjà fortement de la moyenne, tout en s'y maintenant encore supérieure. Mais quand on arrive en juin, rabaissement est très grand et réellement caractéristique : il atteint une moyenne de 2*7. C'est alors la période de transition qui mène à la saison sèche, et si les voyageurs nouvellement arrivés ne s'en aperçoivent pas, les colons qui ont deux ans de séjour seulement ne s'en aperçoivent que trop; c il va geler », disent les tneux Africains, et point n'est besoin de leur recommander de se garder contre les effets du froid. On se sent revivre, c'est le renouveau d'automne et non du printemps, dont il faut se défier plus que des fortes chaleurs, car les températures basses, par les refroidissements qu'elles occasionnent, sont une des causes déterminantes de la fièvre bilieuse hématurique.

Écart mensuel moyen.

Janvier à février > 0o3 -i- 0<*3 -fr O^S — -f 0o5 - 0»1

Février à mars +0,3 +0,4 +0,4 — +0,4 - 0,3

Mars à avril +0,1 - 0,6 — - ±0,0 —

Avril à mai - 1,4 - 0,8 — — - 0,9 —

Mai à juin - 2,8 - 2,7 — — - 2,6 —

Juin à juillet - 4,7 - 4,2 — - 4o5 - 4,3 —

Juillet à août. ..*....+ 0,4 - 0,7 + 0,2 - 0,6 + 0,7 —

Août à septembre +-4,5 +3,8 +4,9 +0,9 + 4,0 —

Septembre à octobre . . . . + 4,7 +4,3 — + ^,6 +2,3 —

Octobre à novembre . . . . + 4,0 +4,2 — +0,2 + 4,0 . —

Novembre à décembre ... - 0,2 +0,4 ~ + 0«4 + 0,4 —

Décembre à janvier ....+- 0,7 1 0>0 " ^ ^J^ ^ ^'^ ~*

La chute de température continue jusqu*en juillet, parfois jusqu'en aoât; mais en réalité, si ces deux mois se disputent la moyenne minimum (32^S6et 22^54), ils arrivent à une différence si peu sensible, 0<O2, qu*au même titre on peut les considérer comme également froids.

En septembre, invariablement la colonne mercurielle commence son ascension, qui marque une variation moyenne de 1^8; elle se continue régulièrement, avec des sautes de moins en moins fortes, interrompues exceptionnellement par un arrêt ou par une chute d'un ou deux dixièmes, jusqu'à la période des fortes chaleurs dont nous avons parlé plus haut (i).

S'il est permis de trouver une marche régulière à la courbe des moyennes mensuelles, il n*en est pas de même pour Técart moyen, qui est aussi variable dans son intensité que dans Tordre de sa succession. En 1890 et 1891, le minimum est accentué dans les mois secs et le maximum comprend les premiers mois de Tannée; mais en 1894, c'est presque Tinverse, et en 1892, janvier a un écart inrérieur à celui de juillet et septembre, et d'un dixième seulement supérieur à celui d*aoùt.

L'écart moyen général a une tendance à montrer un maximum dans la première partie de Tannée, mais en réalité sa marche offre moins d'intérêt que son étendue, qui seule a de la valeur pour nous. Mais c'est là un point qui a été hmgucment traité dans les considérations générales sur la température que contient le premier chapitre, et nous n'y reviendrons pas. Disons seulement qu'il atteint une moyenne de 7<^5, avec maximum de 9^6 en juin 1894 et minimum de 3^8 en août 1895, pour les cinquante-deux mois d'observations.

Humidité relative.

Le régime hygrométrique des territoires côtiers tropicaux est connu depuis longtemps; il est caractérisé par une humidité uniformément très élevée, à laquelle le climat de Banana n'échappe pas. Il y aurait même dos ra'sons pour qu'il le fût davantage, si Ton tient compte de l'étendue considérable que couvrent les nombreux chenaux, serpentant au milieu d'Iles innombrables, qui entourent Banana, lies dont beaucoup sont submergées à l'époque des crues du fleuve, et où le soleil provoque une évaporation très intense. La végétation excessivement touffue dont ces Ilots sont couverts les transforme, dans leur ensemble, en une immense forêt dont le premier effet est de développer l'humidité de l'atmosphère, déjà forte par d'autres causes.

Dans sa variation diurne, l'humidité suit une courbe régulière, descendant du matin jusque vers midi, pour remonter ensuite et atteindre à 21 heures un niveau sensiblement égal à celui de 7 heures. Toutefois, elle se relève moins brusquement qu'elle ne descend.

En 1890 (s), la moyenne de l'oscillation journalière, de 7 heures à midi, a été de 15,5 % avec maximum de 19,3 •/© en mars, et minimum de 11,7 •/• en octobre.

(I) Voir, à Bolobo, les diagrammes de la marche de ta température.

(i) Voir, à Bolobo, les diagrammes comparatifs de la marcbe de Thumidité.

Diagramme de la variation diurne de Fhumidité atmosphérique.

Degrés .

hygrométriques

Tompèraturo

-^cS^ë^^^^^^^-^""^^

felat hï^roinclnque

Midi

La moyenne annuelle a atteint le chiffre de 78,2 en t890 et de 77,6 en 1891.

Dans sa marche annuelle, Thumidité est très variable, ainsi qu'on le constatera par les tableaux joints à cette notice; il faut attendre de nouvelles observations pour pouvoir fixer cette marche avec exactitude.

Variation diurne et mensuelle de Vhumidité relative en 4890,

MOIS

14 h. âl h

Oscillation jonrntlièn

de 7 i 12 h,

Moyennes mensuelles de

JanTier. .

Février .

Mars . .

Avril . .

Mai. . .

Juin. . .

Jaillet. .

Août . .

Septembre Octobre .

Novembre.

Décembre

Moyenne .

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