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Nébulosité.
Précédemment (i), nous avons déjà caractérisé la marche de la nébulosité è Banana; nous pouvons donc, ici, être assez bref. Et, tout d*abord, disons que les jours entièrement couverts ou sereins sont très rares, voire même une exception, car sur trente-huit mois d*observations, nous ne relevons que seize jours couverts et six jours sereins.
La marche diurne de la nébulosité montre au lever du soleil un ciel couvert ou presque couvert, qui s'éclaircit graduellement jusqu*â la nuit. Ce phénomène est plus accusé dans les mois secs, quoique août et septembre fassent parfois exception.
Pendant la saison des pluies, la nébulosité est beaucoup plus uniforme et réclaircissement s*arrète souvent à 10 ou à 12 heures. Mais il y a dans cette saison deux parts à faire, car le commencement de Tannée donne une nébulosité beaucoup plus faible que celle des derniers mois, et Ton pourrait même étendre cette division à Tannée entière, car de juin a juillet il y a une augmentation réelle, que nous retrouvons dans toutes les années d*observations.
Nébulosité de janner à juin s 4js 8,i 6,7
— juillet à décembre = 5,8 6,7 (6,31
D*une année à Tautre, la nébulosité varie peu.
Vents.
Le régime des vents de Banana a fait Tobjet d*une étude spéciale dans la première partie de notre rapport; nous n'avons donc plus à y revenir ici. Nous donnons en annexe différents tableaux qui lui sont relatifs et que Ton pourra consulter pour la justification des considérations que nous avons émises.
Pluies; Saisons.
De même que pour les vents, nous avons examiné spécialement le régime des saisons è Banana au début de ce travail. Nous pourrons donc nous borner i quelques considérations particulières.
(I) Voir pp. (M) et 61.
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[*) Les nombres de ce tableau diffèrent un peu de ceux que nous avons donnés dans les tableaux généraux de la station, et qui ont élé obtenus par M. Etienne au moyen d'une combinaison que noua ignorons.
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Banana est situé dans la zone tropicale et jouit par Ih d'un climat à quatre saisons [climat intertropical diplorique de Péris (i)], qui ne sont régulières ni dans leur apparition ni dans leur intensité. La saison sèche cependant débute à époque Gxe, vers le 15 mai, décelant son arrivée par quelques matinées froides; c*est ainsi que le D' Etienne, dans son ouvrage, relate comme suit une observation consignée à la date du 2t mai 1890 : < Hier, mais surtout aujourd'hui, ciel gris, suintant la saison froide; va-t-il geler? »
La saison sèche se continue par un abaissement de température progressif, un vent soufflant en mousson de SW., un ciel grisâtre, le plus souvent assez fortement couvert le matin et ne laissant percer le soleil que vers 9 ou 10 heures. Parfois une légère bruine — cacimbo — fait son apparition et dure de cinq à quinze minutes au plus. Cette situation persiste jusqu'en juillet-août.
En septembre, arrivent parfois une ou deux pluies, mais nous avons montré combien ces pluies étaient irrégulières et légères, et avons dit qu'il fallait arriver dans la première décade d'octobre pour voir débuter franchement la saison des pluies. Et cependant la position du soleil devrait faire attribuer à septembre le commencement de la saison pluvieuse. De même, la marche de l'astre fait donner le nom de petite saison des pluies à la période comprise entre le 1*' octobre et décembre, celui de petite saison sèche à celle qui suit, et de grande saison sèche i celle qui va du courant de janvier au 1 5 mai.
En ce qui concerne la petite saison sèche, rappelons brièvement qu'il y a en réalité trois ou quatre semaines pendant lesquelles, ou bien il ne pleut pas, ou bien il y a une diminution notable de l'intensité des pluies, mais que cette dimi« nution se présente à des moments qui ne concordent pas du tout avec la plus forte déclinaison du soleil.
Quant aux deux autres, leur appellation se justifie si l'on n'envisage que leur durée, puisque la première comprend moins de trois mois et la seconde plus de quatre mois. Mais tel n'est pas le cas, ainsi que nous allons le voir.
« J'ai employé les mots grande et petite saison pour distinguer entre elles les » deux époques pluvieuses, ainsi que les deux époques de sécheresse. Ces deux
> mots ont été employés avec intention, car tous (es observateurs ont remarqué » qu'il existe réellement une différence considérable entre la quantité des pluies » tombées pendant une saison humide et celle qui élève le degré hygrométrique
> de la deuxième saison pluvieuse; de même pour les deux époques où le ciel
> se dégage.
> Un fait digne de remarque, c'est que dans toute la région diplorique, c'est
> la même saison des pluies qui est la plus abondante; elle se développe par- » tout, alors que le soleil arrive au zénith du lieu, en remontant du tropique
> du Capricorne pour se rendre au tropique du Cancer; la petite saison se montre.
(i) Ftims, Étude sur les climats tropicavcç en générai (Archives de médecins natals, 1879, p. 521.)
> au contraire, lorsque le soleil redescend de rhémisphére nord vers rbémi- » sphère sud (i). >
Les considérations que Péris Tait valoir à Pappui de sa thèse sont trop logiques pour que nous ne les admettions pas; toutefois, nous sommes obligés de reconnaître que les choses ne se passent pas toujours comme il Texpose. Bien plus, même en faisant participer le mois de janvier à la grande saison, nous arrivons deux fois sur trois à une différence de précipitation très peu sensible, 273"*"»0 pour 297"-7, et 463""0 pour 479~6, qui se traduirait au détriment de la grande saison des pluies, si nous devions défalquer de son chiffre total la hauteur d eau du mois, ou de la période de sécheresse relative.