‹ Le climat du CongoChapitre 36 sur 97 · ÉCART · texte numérisé non relu

ÉCART

delà

if

quinzaine.

delà

quinzaine.

du moia.

Juillet 4890

Août

Septembre

Octobre

NoTembre

Décembre

JaiiTier489l

Férrier

Mars

Ami

Le moment le plus chaud de la journée est celui compris entre 13 et 15 heures.

La température la plus élevée constatée a été de 37^ à 3 heures. La plus basse, h la même heure, a été de 19^ le 19 août; elle est survenue après une forte pluie et faisait suite è une température de 31% observée à 13 heures.

La température la plus basse a été de 17% constatée à 6 heures du matin en juillet.

L*écart maximum atteint ainsi IQ"".

L*08cillation thermique entre les différentes heures d^observalion est en moyenne de :

6 à 8« entre 6 et 9 beares 4 à 6 — 9 et iS — 4 à 3 - « eH5 — 3 à 6 - 15 et 18 -

La période la plus chaude coïncide avec la période de saison sèche; elle va de la deuxième quinzaine de décembre à la première quinzaine de mars; elle donne quaranlc-neuf jours dont la température moyenne dépasse ou atteint 28% et cinq jours où elle atteint ou dépasse 30^, alors que pour les autres mois une température moyenne de 38* constitue en quelque sorte une exception.

Pluies. — Climat équatorial humide, constant pendant la saison sèche, variable pendant la saison des pluies.

La division en saison des pluies et saison sèche n'a pas tout à fait sa raison d'être, car il pleut toute Tannée, et il serait plus exact d'appeler la saison sèche : saison des moindres pluies. Pendant celle-ci, les pluies sont moins fréquentes et moins fortes : il ne pleut que tous les huit ou dix jours; ce sont des ondées fines, ressemblant aux « cacimbos » du littoral, et très rarement accompagnées d'orage. La température présente alors des écarts brusques, parfois très grands.

La saison des pluies, au contraire, se caractérise par des ondées fréquentes, abondantes, précédées ou accompagnées de vents soufflant avec grande force ; à cette saison, chaque pluie est également accompagnée d*orages très violents, tandis que pendant les mois secs les orages sont lointains.

Les pluies sont parfois de longue durée (un jour) à cette saison et se reproduisent tous les deux ou trois jours. Elles amènent une chute de la température évaluée en moyenne à 9 ou 10*.

L'observateur (D' Dupont) à qui nous empruntons les données ci-dessus a noté pendant deux ans le caractère du climat (octobre 1889 à septembre 1891), et le résultat de ses observations est celui-ci :

Pluvieux,

Début des obserfations. octobre 18S9, à la première quinzaine de noTembre 1889.

Février 1890 à la première quinzaine de novembre 1890.

Seconde quinzaine de février jusqu'à la fin des observations, c'est-à-dire fin septembre 1891.

Relativement tee.

Seconde quinzaine de novembre 1889 à fla jiii> vier 1890.

Seconde quinzaine de novembre 1890 à la première quinzaine de février 1891.

Vents. — Pendant tout le cours de Tannée, il souffle une brise légère à la saison sèche, plus accusée et intermittente à la saison pluvieuse. Dans cette dernière saison, le vent souffle avec une telle force qu'il prend parfois un sensible caractère de tempête. La direction générale est W.-Ë.

Un autre observateur, le commandant Roget (i), nous apprend que « dans

(1) Roget, Le district de PArruwimi et Uellé.(b\}Li Soc. belge géogr., 1891, p. 108.)

rArruwîmi ei dans la région du Congo avoisinanl le confluent, la saison des pluies commence vers la mi-février et se termine vers la mi-novembre. Elle débute par des coups de vent violents venant de la haute vallée de PArruwimi, accompagnés d*orages dus k la rencontre des courants atmosphériques au-dessus du confluent.

9 Dans la suite de la saison, les vents soufflent du NE. et enfln du SE., en passant par TE. Les orages diminuent d'intensité et paraissent s*élever à la fin de la saison des pluies.

> A partir de la mi-novembre, les pluies deviennent rares et ne se présentent qu'à deux et trois semaines d*in(ervalle. Jusqu'à la mi-février, ce sont plutôt des réductions de gros brouillards que des pluies. Le ciel est presque toujours gris. Le soleil ne se montre que pendant quelques heures et les couchers illuminent le ciel d'un rouge vif. »

MOIS

Hauteur de pluie.

îi

Nombre de jours de pluie.

Nombre d'orages

NoTembreiS93

Décembre

Janvier i894

Février

Mai

Juin.

Juillet

Août

Septembre

Octobre

Novembre

Décembre

Janvier 4885

PéTPier

Mira

Avril

Novembre ISSS k octobre 1804 Janvier à décembre 1894 . .

Avril 4894 à mars i8d5 . . .

Le tableau précédent, établi d'après les observations du D' Kôtz, tend à infirmer la division de Tannée donnée par le D' Dupont, mais il doit y avoir là une exception qui réside dans la seconde quinzaine du mois de décembre

1893, tant comme quantité d'eau tombée que comme jours de pluie, car la même période de 1894 donne le quart d*eau et le tiers de jours de pluie.

Comme période de sécheresse absolue, le D' Kolz signale la première quinzaine de janvier 1894 et, un an après, celle du 7 au 21 janvier 1895, puis du 28 janvier au 9 février 1895.

La période la plus riche en pluie est celle du 1*' au 15 novembre 1893, qui donne 184"'™5 pour six jours de pluie, soit plus de 30 millimètres par jour; vient ensuite la seconde quinzaine de juin 1894, avec 156 millimètres pour cinq jours de pluie, soit 31"'"'2 par jour.

Novembre et décembre 1893 ont le plus de jours de pluie : treize chacun.

Janvier 1894 a le minimum de jours de pluie : trois.

Orages. — Les orages ne sont pas d*une grande fréquence, du moins ceux accompagnés de pluie ; è très peu d'exceptions près, ils viennent du NE.

Le 19 août 1895, la foudre est tombée sur une maison de Basoko. Elle renversa d^abord deux gamins noirs qui se trouvaient sur la véranda, puis, entrant dans un magasin, elle endommagea le bois d*une lance accrochée au mur, sans que le fer de cette lance parût avoir été atteint. De là, la foudre se dirigea vers un volet qu'elle arracha de ses gonds, puis traversa le mur qui sépare le magasin de la chambre contigué, où se trouvait le Commissaire de district De Bock.

« Ma chambre était remplie de débris de briques et de chaux, dit cet oflScier; une forte odeur de salpêtre a régné pendant un quart d'heure; un lit de camp complètement en fer, qui se trouvait à Tendroit où le mur a été percé, n*a pas été atteint ».

Le 28 avril 1894 une maison fut incendiée à Luvituku (district des Cataractes) et complètement détruite. M. Peters relate comme suit cet événement :

c II était 7 heures, nous étions à table pour diner ; le fluide est entré dans la salle à manger culbutant tout ce qu'il y avait sur la table. J'ai été jeté par terre et ai eu la jambe complètement paralysée. Quand j'eus retrouvé mes sens, je m'aperçus que le feu était à l'immeuble (i) >•

Brouillards. — S'observent journellement et durent jusque 7 ou 8 h., rarement plus tard. Ils sont parfois assez denses.

Rosées. — Assez fréquentes; elles sont très fortes par les temps couveru.

Grêle. — Deux pluies accompagnées de gréions ont été remarquées : le 96 octobre et le 23 novembre 1890 à 16 heures.

Le 26 octobre, la température, qui était de 33''0 à 15 heures, est tombée i 22* à 18 heures : soit une différence de 1 1^ Le 23 novembre, la chute de température ne dépassa guère la moyenne : elle fut de 5^.

(i) Belgique colomale^ d* du 26 ]aD?ier 1896, p. 47.

Régime des eaux. — L'Arruwimi subit deux crues, Tune vers la fin d'avril, Fautre en octobre. A ces moments^ le niveau est parfois surélevé de 2 mètres. Le niveau le plus bas se présente en janvier et en juin (i).

Le tableau ci-après contient des indications pour une période de deux ans; mais le régime de TArruwimi à Basoko étant très influencé par celui du Congo, ces observations ne peuvent s appliquer aux changements seuls du niveau de la rivière :

MOIS

ISOO.

ISOO.

1801. Il

Première quinzaine du mois.

Seconde quinzaine du mois.

Première quinzaine.

Seconde quinzaine.

Première quinzaine.

Seconde quinzaine.

Janvier

élevé éleTé bas

li890.

élevé baisse très bas

bas monte monte monte

très élevé baisse

remonte monte élevé

élCTé

très élevé baisse

monte

monte

moole trèsélevé(0

baisse très bas

monte

élevé

élevé très élevé

baisse bas

bas

très bas

monte

très élevé

élevé

baisse

remonte

monte

élevé

très bas

monte

monte

très élevé

baisse

très bas monte élevé élevé

Février

Mars

Avril

Mai

Juin

Juillet

Août

Septembre

Octobre

NoTembre

Décembre

(0 Nivean le plus élevé, le 3 avri

(I) On trouvera des renseigDemeDts ooinpiémenuires dans les noUces où il est question de l*Itiiri ou Amiwimi sapérieur. Voir Bamboa-Parga.

BAUDOUINVILLE.

Latitude, 6» 59' S. ; longitude, iQ"" h6'; altitude, ilSO mètres.

Mission catholique fondée par les RR. Pères Blancs en 1893» dans la zone du Tanganika, à 250 mètres au-dessus du niveau des eaux du lac.

Elle est située à 2 kilomètres du lac, près de la rivière Miogozi, sur un plateau rocheux par endroits, i sol argilo-ferrugineux, dans un pays de montagnes et de plateaux déboisés appartenant au massif des monts Mitumba septentrionaux.

La MMogozi, qui coule en torrent, a ses rives taillées i pic ou en pente douce; pas de rives basses.

La température descend parfois à 9* la nuit, pendant la saison sèche, qui dure de juin à novembre.

La saison des pluies va de novembre à fin mai ; les pluies sont surtout fréquentes en février, mars et avril; elles surviennent alors tous les jours.

De juin à octobre souflQc une mousson du sud qui se lève généralement entre 6 et 7 heures. Faisons remarquer ici que la direction du vent doit être influencée par celle de la grande faille africaine.

Les orages sont fréquents en novembre, mars et avril.

Les brouillards sont rares.

Rosée tous les matins dans les vallées.

La rivière a ses plus hautes eaux en mars et avril.

BIKORO.

.Latitude, 0*37' S.; longitude, 18«24' ; altitude, 330 mètres. Poste fondé en 1894, sur le lac Matumba, dans le district de FÉquateur, à 20 mètres du lac et i S'^KO au-dessus du niveau de ses eaux; en pays de forêts, à sol argileux.

La température doit être approximativement celle de Goquilhatville, diminuée légèrement, peut-être, par la brise.

Pendant la saison sèche, les vents soufflent régulièrement, tous les jours, du quart NW. à SW. Ils se lèvent une heure ou deux avant le coucher du soleil.

Plûtes. — Il y a deux mois de saison sèche : juin et juillet, pendant lesquels il ne pleut que très rarement; les autres mois appartiennent i la saison des pluies. Celles-ci arrivent, pendant celte saison, tous les deux ou trois jours; elles durent de une à cinq heures et sont généralement fortes.

Les orages sont assez fréquents d*octobre & février; pendant les mêmes mois, il y a assez bien de tornades^ qui viennent du S. et du SE., très exceptionnellement duN.

Les brouillards sont fréquents de juin à août.

La rosée se montre journellement d'octobre à février.

1^ ciel est souvent couvert pendant la saison sèche.

L*époque des hautes eaux est de septembre à janvier.

BOKULA.

Latitude, 2«57' N.; longitude, ^0^ 57'; altitude, 45S mètres.

Poste fondé en 1894 dans le district des Bangala, sur la Mongola, à 6 mètres au-dessus du niveau des hautes eaux, en pays de forêts, à sol argilo-sableux.

La station est soustraite aux inondations, mais le pays est assez plat et certaines plaines sont submergées aux fortes eaux.

Température. — Les plus fortes chaleurs sont observées en mars : le maximum à Tombre a été de 56^

L*écart nycthéméral varie de 8 à 1 S^".

Pendant la saison des pluies et à la soirée, il y a journellement un vent du S. soufflant avec assez d'intensité. La direction du cours de la Mongola ne seraitelle pas cause de ce vent?

La saison des pluies comprend la période mars à octobre ; le reste de Tannée peut être considéré comme saison sèche, bien qu'il pleuve encore régulièremenc de novembre à février.

Les pluies surviennent environ tous les trois jours ; les pluies 6nes sont assez rares, mais elles ont parfois une durée de trente-six heures, tandis que les pluies torrentielles sont plus fréquentes, mais durent moins.

Les orages se montrent en mars, août et septembre.

Les brouillards sont assez rares, de même que les rosées.

Hautes eaux en août, septembre et octobre.

BOLOBO.

Latitude, 2M0' 5" S.; longitude, 16« 13' 30"; aUilude, 329 mètres.

Station de la <( Baptist Nissionary Society », fondée en 1889 sur la rive gauche du Congo.

Elle est établie à 20 mètres au-dessus du niveau des eaux du fleuve, sur le versant d*une colline s^élevant en pente douce à partir de la rive.

Sol argilo-sableux; pays peu accidenté, couvert de forêts et de savanes. A un kilomètre de la station et derrière un mince rideau d'arbres, se trouve un marais.

A peu de distance au nord de cette station (à 1"" 48' lat. S.), au confluent de la Moliba et du Congo, se trouve la station de TÉtat Indépendant ; le pays y est plus plat et marécageux par places.

Les renseignements météorologiques qui suivent ont été établis d'après les observations du Révérend R. Glennie, publiées dans les Reports de'PAssociation britannique pour l'avancement des sciences.

Pression atmosphérique.

Nous ne possédons, au sujet de la marche diurne, que le relevé des moyennes horaires mensuelles, accusant une amplitude moyenne oscillant entre 1""" en juin 1892 et 3°'"'8 en février 1891, avec une amplitude annuelle moyenne de 2'""7 en 1891 et de S^^i pour la période d'observations.

J. p. H. A. M. J> Jt A. s. 0. N. D. Moytnat.

flBBBa lOBB» IDID* inill> inill« Dlllla Bllll. BBIB» llini» lUIll» IDID. niB» Bllll>

Moyenne .. 2,6 2,7 2,6 2,6 1,6 1,6 2,1 3,3 2,4 2,5 2,4 2,5 2,4

Cette amplitude a un minimum dans les mois de mai, juin et juillet, plus marqué qu'à la côte, où il se produit à la même époque; mais il n'y a plus coïncidence pour la date du maximum, qui à Banana se montre dans le dernier trimestre, tandis qu'à Bolobo il se produit dans les quatre premiers mois.

Dans sa marche annuelle, la pression moyenne suit à peu près la même allure

qu'à la côte et ne s'en différencie guère que par le minimum secondaire, se montrant ici en octobre et par une hauteur moins grande de la colonne mercurielle. On en jugera d'ailleurs par le diagramme comparatif que nous avons établi.

Diagramme comparatif de la marche du baromètre et du thermomètre à Banana et à Bolobo, de mars 489i à mars 4892.

3ancu\OL

romiirt ......

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M. i. M. Jo Jt i. S. 0. N. D. J. F. M.

Tempé'ature (t).

Ën remontant le cours du Congo, Bolobo est la première station où les observations accuscni une très grande uniformité de la température; la marche nnnuelle du thermomètre s'écarte complètement, en ce point, de celle que nous avons rencontrée jusqu'à Lcopoldville.

Pour quarante-trois mois d observations, l'année 1895 donne les deux extrêmes absolus : SG''^ en avril et 18°3 en octobre, et celui-ci seul est remarquable, parce qu'il montre le niveau élevé auquel le thermomètre s'est toujours maintenu. La même année, nous le voyons descendre à IS^'i à Kimuenza.

Nous nous bornerons au tableau résumé ci-après des maxima et minima mensuels moyens; il eût été très intéressant de pouvoir juger de l'amplitude de l'oscillation des extrêmes absolus, mais, nous l'avons déjà dit» nos documents

(i) Dans les considérations qui suivent, pour avoir un terme de comparaison avec la température moyenne des autres stations du Conj^o, nous nous sommes b'^sés sur les moyennes déduites des maxima et mioima moyens, tandis que dans nos tableaux résumés, nous avons conservé les moyennes données dans les Reports de la Dritish Association et obtenues par une combinaison que nous ignorons.

se bornent aux tableaux publiés dans les Reports de TAssociation britannique pour Tavancement des sciences.

MOIS

Maxima mensuels moyens.

Minima mensuels moyens.

Janvier

Février

Mars

Avili

Mai

Juin

Juillet

Août

Septembre

Octobre

Novembre

Décembre

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