M0TEN5E GÉNÉRALE
r la plus élevée .
( la moins élevée.
Pour les maxima, eette amplitude doit être assez grande, tandis que pour les minima il ne doit plus en être de même, étant donné le peu d*écart entre les extrêmes absolus et les extrêmes moyens. Ce sont ceux-ci qui maintiennent la température uniformément élevée; il est vrai que ni les uns ni les autres ne subissent les fluctuations qui sont la caractéristique des saisons du bas Congo.
Envisagée par année, la marche des moyennes mensuelles accuse très peu de variation dans leur hauteur; il n'y a guère que les quatre premiers mois de 1892 qui se soient écartés d^environ 1* de la température des autres années et, même en tenant compte de ceux-ci, les moyennes oscillent entre 24"^ et ^7*7, soit
9*8 d'écart mensuel absolu,, alors qu*à Banana nous trouvons, dans le même temps, 21*2 et 28*8, donnant un écart mensuel absolu de T'^G.
MOIS
Moyennes mensuelles.
Variation moyenne.
Janvier
Février
Mars
Avril
Mai
Juin
Juillet
Août
Septembre
Octobre
Novembre
Décembre
Moyenne générale . . .
fia plus élevée .
la moins élevée.
36oi 26,7 25,3
Il est vrai que la température à Bolobo, bien que subissant certaines fluctuations de même sens, n*en suit pas moins une marche s^ëeartant assez bien de celle que nous rencontrons jusqu'à Léopoldville»
La différence porte particulièrement sur la chute beaucoup moins prononcée, parfois nulle comme en 1891, de mai à juin; sur le relèvement que subit le thermomètre dès le mois d'août; sur l'abaissement régulièrement très marqué à partir d'octobre, parfois de septembre, pour constituer en décembre un second minimum qui l'emporte parfois sur celui de juillet.
En janvier, la température se relève régulièrement pour atteindre son maximum en avril, mais parfois aussi en mars. Ce maximum peut être considéré comme le principal, bien qu'il soit parfois atteint par celui de septembre.
En envisageant les moyennes mensuelles générales, nous dirons que la température présente : 1"* un maximum principal en avril et un secondaire en septembre; 2"* un minimum principal en novembre, décembre et un secondaire en juillet.
La variation moyenne atteint S^'S pour la période entière et présente sa plus grande hauteur dans les mois les plus chauds, de février à avril, et son minimum en novembre-décembre, c'est-à-dire pendant la période la moins chaude.
Diagramme comparatif de la marche de la température à Banana, Kimuenza et Bolobo, d'octobre 4894 à octobre 4895.
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Elle ne suit pas la gradation que nous remarquons jusqu'à Léopoldville, mais se maintient bien au-dessus de celle du bas Congo.
Les moyennes horaires ne s*écartent pas de celles relevées dans les autres stations, à part de celles de Banana, où la brise intervient pour modérer la température de 14 heures avec une régularité que Ton ne doit pas retrouver à Bolobo.
Humidité.
De même que dans toute la région équaioriale, Tbumidité relative est ici très forte; elle est sensiblement la même qu*à la côte, et la diminution que nous avions observée à Yivi ne se continue pas régulièrement vers le centre africain, où le Congo, avec ses vastes expansions, et les nombreuses plaines basses parsemées de marécages, à travers lesquelles il circule, concourt pour entretenir un étal hygrométrique très élevé.
Cependant, au moment le plus chaud de la journée, le taux d'humidité relative diminue dans une proportion beaucoup plus forte qu*à la c6te, et il se rapproche alors de celui de Vivi^ tout en se maintenant supérieur à celui de Luluabourg, en partie par le fait, pensons-nous, que pour cette dernière station nous avons affaire è un pays de brousses -soustrait à Pinfluence hygrométrique des forêts.
— ÎOO —
HumidUé relative à Bolobo.