‹ Le climat du CongoChapitre 38 sur 97 · VOIS · texte numérisé non relu

VOIS

Janyier 83,0

FéTrier 8S,7

Mars 81,0

AYril 81,7

Mai 883

Juin 76,3

Juillel 7S,7

Aoét 71,7

Septembre 73,7

OctobrOL 77^

Décembre 83;7

Moyenne

MOTQINE.

oyxi

Le minimum coïncide nettement avec rabaissement de température de juin à août, avec tendance à se fixer plutôt en août qu*en juillet et h s^étendre jusqu'en septembre.

Diagramme de la marche de rhumidité relative à Bolobo en 1894, 4893 et 4898.

Le maximum, au conlraire, se présente au moment Ac TinArxion (bermométrique d'octobre à décembre. Faut-il y voir Tinfluence des pluies abondantes à cette époque, ou celle de vents d'E. qui régneraient alors, apportant avec Thumidité qu'ils ont puisée dans POcéan Indien celle dont ils se sont chargés è leur passage au-dessus de la grande forêt et des expansions fluviales et marécageuses du centre africain, vents qui passeraient à TW. vers janvier, diminuant ainsi l'apport de vapeur d'eau et provoquant un état hygrométrique moins élevé è l'époque des fortes chaleurs? La courbe subit en effet jusqu'en mars la même inflexion qu'à Banana et remonte en avril pour y constituer le maximum secondaire. Ensemble elles redescendent en juin, mais tandis qu'à Banana, en prenant pour terme de comparaison Tannée 1891, elle remonte dès juillet, ici la chute se maintient jusqu'en août, pour se continuer par une ascension très rapide et régulière jusqu'en décembre ou janvier, tandis qu'à Banana elle s'infléchit d'abord en octobre, pour remonter en novembre et décembre.

Diagramme comparatif de la marche de l'humidité à Banana et à Bolobo, de janvier 1891 à juin 1892.

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—Autana ,

Bolobo..

J FMAUJJ^ASOÎÏPJ FMAMJ

Malgré ces écarts, l'humidité est la même qu'à Banana et si la saison sèche n'est pas caractérisée par un abaissement très marqué de température, la diminution de l'état hygrométrique intervient certainement pour rendre la chaleur beaucoup plus agréable et, au point de vue de l'organisme humain, modifier son action, en quelque sorte, comme le fait une variation thermométrique moyenne plus étendue.

Nébulosiié.

La nébulosité atteint ici un chiffre plus élevé que dans le bas fleuve, et sa marche y est plus uniforme.

La saison sèche, avec ses matinées couvertes ou brumeuses, ne paraît pas influencer sensiblement les moyennes mensuelles et, à part la période d^oclobre à janvier, où la moyenne se maintient plus élevée, le reste de Tannée présente une nébulosité peu variable. A 14 heures, elle est moins forte; mais pour 21 heures, contrairement à ce que nous avons observé partout, le ciel ne continue pas à se découvrir, ainsi que le montrent les relevés de 1893, et, quand il s'est éclairci en 1891, cela n*a jamais été que dans une très faible proportion.

Régime des saisons.

Dans la première partie de ce travail (i), nous avons déjà signalé certaines modifications subies par le régime des saisons è Bolobo ; il n*est pas dans notre intention de reprendre toutes les considérations que nous avons émises alors. Il est cependant un point sur lequel nous désirons revenir pour comparer le régime des pluies è Bolobo et à Nouvelle-Anvers, deux stations situées, Tune au S., Tautre au N. de Téquateur et dont les latitudes différent i peine d'un demi-degré.

Envisageons Tannée 1891. A première vue, il semblerait devoir exister une certaine concordance dans la marche des pluies : or, rien n*est moins exact, et tandis qu'à Bolobo on trouve encore, assez marquée, Tinfluence du cours du Soleil pour produire une saison sèche, très courte il est vrai, mais néanmoins dépourvue de pluie, à Nouvelle-Anvers cette absence complète n'existe pas et Tannée est entièrement pluvieuse. Il y a bien un minimum neitement accusé en novembre, mais Tannée précédente la hauteur totale atteignait, pendant ce même mois, un chiffre quatre fois plus élevé, et décembre, époque de la plus grande déclinaison solaire, prenait le maximum de précipitation des vingt-deux mois d'observations.

Pour amener une telle différence, et donner lieu au total plus élevé de Bangala, il faut recourir à une autre cause que celle de la marche du Soleil.

On comprendrait mieux par le seul effet de celle-ci Télargissement des limites de la saison des pluies à Bolobo vis-i-vis de ce qui se passe à Léopoldville, par 4<^ 19' de latitude S., mais cela n'expliquerait pas l'intensité particulière que les pluies y atteignent pour produire une différence qui monte à plus de 300 millimètres.

(i) Voir pp. 8S et 36.

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