SO 7S
Janv.
Juill. A.
Ranana ot Vivi .
Idft. J L nafTÀRT. BnaeûtfS
Le degré moyen annuel pour Vivi, tf9, correspond approximaUvemeni en Belgique à une température de IS^* pendant la saison d*été, et celui de 68 pour Bruxelles à une température de if" à U*" au Congo pendant la saison sèche.
En ce qui concerne la répartition gt^ographique de Thumidité relative dans rÉcat Indépendant, nous croyons pouvoir établir que, dans la matinée, cette humidité est plus grande à Tintérieur qu*à la côte, tandis qu'au milieu du jour elle est sensiblement moindre — notamment pendant la saison sèche — à Tintérieur qu*au bord de la mer. L'augmentation d'altitude parait aussi devoir entrer en ligne de compte pour diminuer le taux hygrométrique. Il peut être utile de rapprocher de ces remarques celles que Ton trouvera plus loin au sujet de la tension de la vapeur aqueuse.
Certains hygiénistes attachent plus d'importance, au point de vue de TinOuence de l'état hygrométrique sur l'organisme, à l'humidité absolue de l'air qu'à l'humidité relative. On peut dire, à priori, que h quantité absolue de vapeur d'eau répandue dans l'atmosphère est un facteur climatologique dont il importe de tenir compte, cl c'est pourquoi nous avons jugé utile de compléter le présent chapitre par quelques données sur la répartition géographique et les variations saisonnières et journalières de la vapeur d'eau au Congo. Comme précédemment, nous avons cru bon de mettre en regard des valeurs observées dans rAfrique équatoriale, pelles .que l'on constate dans notre pays, c'est-à-dire à Bruxelles.
Les observations que nous possédons sur la tension de la vapeur dans l'État Indépendant ou dans les régions voisines, montrent tout d'abord : 1* que cette tension est plus forte sur la côte qu'à l'intérieur; 31? que, sur la côte, elle augmente en allant du sud au nord ; S"" que, dans l'intérieur, elle diminue avec l'altitude, ou, en d'autres termes, avec l'abaissement de température.
La tension moyenne annuelle, sur la côte africaine, est comprise entre 18 et 20 miHimèlres : 18~2 à Loanda, Ift— 5 à B.inana, 20—1 au Gabon.
A Vivi, sur le Congo, par 114 mètres d'altitude, elle n'est que de IT'^^S; à Kimuenza (484 mètres), de 17'""'0. A San Salvador, dans l'Angola, par 559 mètres d'altitude, elle tombe à 16'""'0. A iMalange, au SE. de celte région, par 1166 mètres d'altitude, elle n'est plus que de 13"""4.
Toutes ces valeurs sont de beaucoup supérieures à la moyenne pour Bruxelles, qui n^atteint que 8""'2.
Dans sa variation annuelle, la tension de la vapeur suit les fluctuations de la température et celles de l'humidité relative. Elle est maximum dans la saison chaude ou des pluies, minimum à l'époque des moindres chaleurs, c'est-à-dire en saison sèche. La plus forte tension se produit en général en avril, mais les moyennes de mars et février, et notamment celle de mars, se rapprochent sensiblement de la tension d'avril. La plus faible tension se remarque en août, au moment même où, chez nous, on observe la tension maximum.
La niarclie diurne de la tension de la vapeur offre les particularités suivantes : contrairement à ce qui se passe dans nos pays d'Europe, où, habituellement, la tension est maximum vers le milieu du jour et minimum le matin et le soir, dans rintérieur du Congo un premier maximum a lieu dans la matinée et un second maximum dans la soirée; le minimum se déclare entre midi et 3 heures. Sur la cale, par contre, le phénomène est soumis à une variation parallèle à celle que Ton remarque en Belgique, c est- à-dire qu*il passe par un minimum le matin et un maximum l'après-midi. A Banana, en 1890, les tensions moyennes à différentes heures de la journée ont été de :
7 h. matm 49,3
iO h. matin i9,5
Midi 49,6
2 h. soir. 20,2
9 h. soir 49,9
A Saint- Paul de Loanda^ d*après trois années^ on a noté :
9 h. matin 47^5
Midi 47,7
3 h. soir 47,8
9 h. soir 47,7
Sur les hauts plateaux du SE. de l'Angola (Malange et Pungo Andongo), il y a interversion dans la marche diurne de la tension de la vapeur lorsqu'on passe de la saison sèche à la saison des pluies, et vice versa. Ainsi, à Malange, de mai à aoiit, puis de septembre à avril, les moyennes sont respectivement :
Mai-août. Sept-avril.
mm. mm.
7 h. matin 40,6 44,7
4 h. soir 9,3 46,6
9 h. soip 40,8 44,7
Moyenne 403 ^M
Dans la saison sèche, le régime de l'Angola est donc celui des régions de l'intérieur d'altitude moindre (San-Salvador, Vivi); dans la saison des pluies, celui de la côte (Banana, Saint-Paul de Loanda) et des régions tempérées (Bruxelles). Il sera intéressant de recueillir des observations pour des points situés vers le centre du continent africain, afin de voir comment s'y comporte la vapeur d'eau aux différentes époques de l'année.
L'écart entre les moyennes mensuelles extrêmes est de G*""? à Malange, de 7"-9 h Loanda, de 5"4 à San-S«lvpHor, de 7~7 A Vivi. de .S««l n Chinchoxo, de 5'"'"3 au Gabon.
Marche diurne de la tension de la vapeur au Congo.
6 h matin.
7 h. malin.
8 h. matin.
9 h. matin.
4 h. soir.
Janvier FéTrier.
Mars .
ÂYril .
Mai.' .
Juin. .
Juillet.
Août .
Septembre Octobre .
Décembre Décembre.
Ahhée. .
UA
4S,0 44,9 45,1 15,5 11,3 9,8 9,9 ii.2 12,8 44,3 44,6 44,8
mm.
mm-
MOIS
2 h soir.
Brniellrs.
Vivî.
9 h. soir
Broielles.
ViTi.
San- Salvador.
Malange.
Janvier .
Février .
Mars . .
Avrir. .
Mal. . .
Juin. . .
Juillet. .
Août . .
Septembre Octobre .
Novembre Décembre
Année . .
Béiriiii® des 0al0Oii0.
Nous avons vu, en débutant, les eauses qui produisent ralternanee des saisons. Cette succession théorique est loin de se réaliser; elle est soumise à des modifications profondes, mal définies encore, et labsence d'observations régulières ei rigoureuses, nos vrais moyens d'investigation, fera que pendant longtemps encore nous en serons réduits à formuler des hypothèses pour les justifier.
Et tout d'abord, il semblerait naturel de diviser le territoire de l'Etat Indépendant du Congo en trois zones, dont deux, celles au nord et au sud de l'équateur, auraient leurs saisons bien marquées, tandis que la troisième, à cheval sur l'équateur et participant des deux autres, avec des saisons peu différentes, jouirait d'un climat assez régulier. Cette division s'expliquerait encore par l'extension très erronée que l'on donne au régime des saisons du bas Congo pour l'assimiler aux autres parties de l'Etat; il n'est cependant rien de moins vrai, si tant est que, des maintenant, les observations dont nous disposons nous permettent de définir le régime saisonnier des différentes régions.
Le bas Congo est è peu près la seule région qui soit dotée de saisons bien marquées, se reproduisant avec régularité; c'est aussi la seule pour laquelle nous ayons des observations suivies, qui nous permettent de caractériser son climat aux diverses époques de l'année.
A Banana, la saison des pluies devrait, d'après ce que nous avons vu au commencement de notre travail, débuter en septembre, précédant de trois ou quatre semaines le passage du Soleil au zénith de ce point, et gagner ensuite régulièrement en intensité jusqu'au moment où elle diminuerait, pour faire place k la petite saison sèche.
Il est loin d'en être ainsi dans la réalité : septembre est plutôt un mois de saison sèche et ne donne que quelques millimètres d'eau, comme le montre le tableau ci-dessous :
MOIS DB SEMEMBRE. 1800. 1891. 189i. 1893. 1891.
Nombre de joara de plaie « 40
Nombre de joara d'eau recueillie 3
Bun.
Quantité toUle 3,6
Maximum en un jour i,6
Date 27
Ainsi, pour une période de cinq ans, la quantité d'eau tombée en septembre a été de 16'"'"! et le nombre de jours de pluie, 22, parmi lesquels 7 seulement ont eu une précipitation supérieure à 1 millimètre. Est-ce bien là un commencement de saison des pluies, ou la continuation d'une saison sèche pendant laquelle de légères bruines font leur apparition. Au reste, pendant tout le mois
mm.
mm.
mm.
de septembre, la pression baromélrique se maintient encore très forte et son inflexion ne commence quVn octobre.
Le D' Etienne pense, et nous sommes de son avis, qu*il faut plutôt se rappro* cher de celte chute de la colonne mercurielle pour trouver le début réel tte la saison des pluies.
Octobre est un mois franchement pluvieux, les averses commencent à y prendre une importance inconnue jusque-là et 8*aceom pagne nt de manifestations électriques.
La chute de pression atmosphérique à laquelle nous faisons allusion se dcssiiic franchement aussi, et, en 1890, le D** Etienne la signale dans la pentade du 7 an 12 octobre.
En 1891, pour la dernière fois le 2 octobre, le baromètre atteint TBl"", il est alors en pleine ehutc. Celle-ci se continue pour faire osciller la colonne mercurielle entre 760""5 et 768""*; 761"*'" n'est plus que rarement observé, et comme maximum. La pression atmosphérique tombe au-dessous de la moyenne annuelle dans la pentade du l^au 5 octobre.
En 1893, le même phénomène se produit vers le 5, tandis quVn 1894, la date se trouve reportée au 9.
Le tableau des pressions barométriques sera sous ce rapport intéressant à consulter. Nous ne mettrons en regard que les mois de septembre et octobre pendant les différentes années d'observations.