PRESSION BAROMÉTRIQUE
Moyennes vr^iies. Moyennes à midi.
Septembre. Octobre. Septem'ir*. Octobre.
mm. mm. mm. mm,
Ces différentes données ne nous permettent cependant pas d'indiquer une date fixe au début de la saison des pluies; elles nous autorisent seulement à dire qu'il faut arriver au commencement d'octobre» du 1**' au 10, pour voir les pluies se montrer franchement (t la saison humide commencer réellement.
A Vivi, le même phénomène se remarque en 1882. La première pluie, survenue le 4 octobre, est suivie d'une inflexion de la colonne barométrique. Pour la dernière fois, le 4, elle atteint 755"'°'3; elle est quelquefois encore de 7S9 millimètres jusqu'au 24, mais après cette date, la pression de 782 millimètres devient un maximum mensuel, alors qu'elle était un minimum pour les mois secs. La moyenne de la pentade du i*' au 5 octobre est exactement la même que celle de toute l'année; celle du 10 au 15 est la première qui lui soit inférieure. Lb chute s'accentue alors et la moyenne annuelle, TKâ^^'S, n'est plus atteinte.
A Congo da Lemba, en 1892, la première pluie survient le 18 octobre; l'année suivante, le 10 septembre, mais avec 2"*"'5 de pluie seulement.
A Kimuenza, la première averse dépassani 1 millimètre d*eau tombe le 5 ociobre 1894.
La saison que Ton appelle petit hivernage, petite saison de pluies, est suivie d*une petite saison sèche, dont larrivée est si irrégulière qu*il y aurait presque lieu de mettre en doute son existence.
Si nous nous en rapportons à la quanlilé de pluie, qui est en réalité le critérium de sa présence, nous devons, pour Banana (i), fixer Tépoque de son arrivée : pour 1889-1890, en février; pour 1890 1891, en décembre; pour 189M892 et 1893-1894, en février; et pour 1894-1895, en janvier. A Vivi, en 1882-1883, il n*y eut pas une seule pluie du 29 janvier au 16 février. A Kimuenza, en 1894, le P. de Hert note la petite saison sèche du 5 au 27 décembre.
Il y a loin de cette irrégularité à des limites fixes à égale distance du 21 décembre, date de Tarrivée du Soleil au tropique sud.
On reconnaîtra que dans ces conditions, il y a lieu d'attendre une longue suite d'observations pour fixer exactement le cours de cette saison; sans nier son existence, on doit admettre, suivant le plus ou moins dintensfté des saisons qui rencadreni, qu'elle peut- se confondre avec elles et n'être en réalité qu'une époque de moindre pluie ou de sécheresse relative, à laquelle, et presque sans interruption, succéderait la « grande » saison des pluies.
Celle-ci doit son qualificatif à ce que le Soleil, revenant du tropique sud, entraine avec lui le Cloud Ring plus chargé d'humidité qu'après son voyage dans riiémisphère nord. Est-ce à dire qu elle le mérite par la quantité totale de pluie qu'elle apporte ou par riniensité spécifique de ses précipitations? C'est là un point qui ne se vérifie pas toujours et sur lequel nous reviendrons.
Sa fin se déclare assez régulièrement vers le 15 mai, mais plutôt après qu'avant, et, sans transition, quelques matinées froides marquent le début de la saison sèche. Le phénomène inverse à celui que nous avons signalé pour le commencement des pluies se montre précisément à celte époque.
En 1890, à Banana, le baromètre se relève dès les premiers jours; le 10 if est au-dessus de la moyenne, mais il tombe brusquement dans les troisième et quatrième pentades et remonte définitivement à partir du 20.
En 1891 le même phénomène se produit, et ce n'est que dans la quatrième pc-ntade que le mouvement ascensionnel débute, pour se continuer régulièremenl.
En mai 1894 la pression atmosphérique subit encore une chute de0'"'3dans les trois premières pentades, et c'est seulement à partir de la quatrième qu'elle se relève franchement; elle augmente de 2 millimètres du 20 au 30.
A Vivi, en 1882, une augmentation de 1"'"'9 se produit pendant la troisième pentade, mais elle est suivie d'une inflexion, la dernière avant devoir la pression monter régulièrement.
En 1885 le baromètre se relève du 15 au 20 et dépasse la moyenne annuelle seulement dans la dernière pentade.
(i) Voir le tableau, page S4.
A Kimuenza, raugmcnlalion de pression commence insensiblement dès les premiers jours de mai, cl la moyenne annuelle n'est atteinte que dans la quatrième pentade.
Quelle est la caractéristique des saisons dans le bas Congo?
La saison chaude ou des pluies débute par quelques pluies (incs de courte durer, séparées par un intervalle de plusieurs jours de sécheresse. Vers la 6n d*ortobre, parfois le commencement de novembre, elles augmentent progressivement en Tréqucnce, deviennent copieuses, parfois diluviennes, s*accompagnent pre>que toujours de manifestations électriques et font, des mois de novembre et de décembre, les mois les plus pluvieux. La Gn de décembre cependant est moins humide que le commencement du mois et marque souvent le début d'une aeciilmie dont nous avons parlé tantôt et qui se prolonge plus ou moins. Mais il faut arriver à la fin de février pour voir les pluies redevenir très intenses et continuer ainsi jusqu'à la Gn d'avril, fortes et violentes comme en novembre et décembre, pour cesser vers la mimai. En avril, elles ont encore toute leur intensité, mais dans la dernière quinzaine elles sont déjà moins fréquentes; elles s'espacent et diminuent ensuite rapidement, au point que mai ne compte généralement que doux ou trois pluies notables.
Ces pluies, ces fortes averses du Congo, sont avant tout, des pluies locales, en tout point comparables à nos pluies d'ornge d*éié. Rlles durent peu, mais sont très intenses. Il est rare qu'elles ne soient pas accompagnées de phénomènes électriques plus ou moins violents; quelquefois s'y ajoutent de fortes rafales de vent, se suivant coup sur coup en venant de directions parfois complètement opposées. Ce sont alors des tornades, dont quelques-unes ont laissé un vivant souvenir dans Tesprit de ceux qui les ont subies.
La quantité d'eau qui tombe pendant ces fortes averses est très grande, eu égard surtout à leur peu de durée.
La plus forte précipitation a été :
mm.
A Banana de 98,8 le 28 novembre 1891.
A Vivi de iOt,9 le 47 décembre i83i.
A Cor go da Lernba . . de A2,i le 19 avril 4894.
A Kimuenza de 9«,0 le 2) décembre 1894.
A LéopoIdviJle .... de 98,5 le 27 décembre 1893.
A Bolobo de 463,6 en février 189^
A Nouvelle-Anvers . . de lfl0,4 en juillet 1891.
A Lussambo de 80,5 le 29 septembre 1896.
Les pluies ont une fréquence marquée entre 14 et 2! heures, et pendant la nuit, jusque vers 7 heures du matin.
Elles sont de courte durée. Dans le bas Congo, il est rare qu*elles persistent au delà de six ou sept heures. Dans le haut fleuve, sous le régime des pluies d'origine régionale, on en voit parfois qui durent jusque treize heures (llodister à Bangala). Toutefois, c'est là un fait très rare, et Ton n'a pas observé jusqu'ici de pluie durant 24 heures et plus, comme en Belgique.
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