‹ Le climat du CongoChapitre 42 sur 97 · BRAZZAVILLE · texte numérisé non relu

BRAZZAVILLE

Lalitude, 4« 17' T S.; longitude, 1K<> 20' 20''; altitude à la rive du Stanley- Pool, S93 mètres; à la station, 330 mètres.

La station de Brazzaville est située sur la rive nord du Sunley-Pool, sur un vaste plateau, presque en face de Léopoldville. Vers le N. et TË., le pays est assez plat, largement ondulé, couvert par places d'une riche végétation forestière, de brousse et de cultures indigènes. Vers TE., cependant, en longeant la rive, il se relève un peu pour former des collines auxquelles leur escarpement, leur situation au bord de Peau et le dépôt superficiel de sable jaune roux a valu le nom de Dover CUffs. A Touest, il est très accidenté et se rattache au massif montagneux qui constitue la région des cataractes. Mais les hauteurs sont trop faibles ou trop distantes pour protéger la station contre les courants atmosphériques.

Vers le sud, le plateau s'abaisse jusqu'au niveau du Stanley- Pool par une falaise boisée, qui lui forme un rideau pour l'abriter en partie contre les vents du sud et aussi contre ceux qui suivent la gorge du Congo.

Les seules plaines basses ou marécageuses qui existent aux environs sont celles des iles du Pool, dont beaucoup sont submergées aux fortes crues.

Le sol est constitué par un dépôt alluvionnaire de terre sableuse jaunâtre, renfermant une petite quantité de cailloux roulés, surtout accumulés vers la base, que l'on voit parfaitement dans le chemin en escalier taillé dans l'escarpement assez raide qui conduit de la rive à la station.

Température.

Nous possédons de Brazzaville une série assez longue d'observations qui présentent certaines différences avec celles que nous donnerons .pour Léopoldville. Mais nous ignorons les conditions d'exposition des instruments et il faut peutêtre rechercher là la cause du chiffre plus élevé qu'elles donnent à la température moyenne de la station française.

Le maximum absolu a été de 58^ en février 1892, et le minimum de 15® en aoiU de la même année. Ce qui donne un écart absolu de 23®. Les maxima absolus se maintiennent à un chiffre assez élevé, et ceux de mai 1892 (36®), mai et août 1893 (35®S), de même que le minimum d'août 1892 (20®), sont remarquables,, et Dous paraissent constituer des exceptions.

La température diurne, dont les relevés horaires d'août à septembre 1892 de M. Danzanvilliers nous fournissent la marche, ne diffère de celle que nous avons indiquée précédemment et obtenue d'après un autre observateur, que par l'heure tardive du maximum, que nous voyons à 16 heures en septembre, tandis qu'il est reporté à 15 heures dans les autres mois, et par la hausse assez forte et continue

Écart absolu.

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