‹ Le climat du CongoChapitre 48 sur 97 · II 1 1 II · texte numérisé non relu

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Vents.

Les vents de NE., puis de SE.» sont dominants. Rappelons que le cours de rUellé est sensiblement dans la direction E.*W., direction qui peut influencer celle des courants atmosphériques.

Pluies.

Les saisons ne sont différenciées que par la plus ou moins grande intensité des pluies. Celles-ci se montrent durant presque toute Tannée. Il y « une rémission de quelques semaines au début de Tannée, comme en 1896, où il n'y eut pas une seule pluie, ni un orage, en janvier et février; mais janvier 1897 donna trois jours de pluie et un orage. Toutefois, il faut arriver en avril pour voir les pluies devenir plus fréquentes et plus copieuses. L*époque de la grande intensité des précipitations comprend les mois de juillet à novembre, où il pleut tous les deux ou trois jours au moins. Décembre et janvier seraient les deux mois de transition, pour aboutir à une période très courte de sécheresse. Faisons remarquer en passant que Tépoque des pluies fortes et répétées ne coïncide pas avec le passage du Soleil au lénith du lieu, mais qu'elle débute un mois environ après ce passage. '

Les orages sont nombreux et violents ; mai et octobre sont deux mois remarquables sous ce rapport. Des tornades accompagnent souvent les orages. Lit grék ne serait pas rare dans cette région.

Les brouillards sont fréquents; le plus souvent, au lever du Soleil, le temps est clair, puis survient un brouillard qui ne se dissipe que vers 9 ou 10 heures. C'est ainsi que décembre 1896 présente douze brouillards intenses et dix-huil brouillards légers.

Régime des eaux.

L'Uellé est soumis à une seule crue, qui débute au plus tard en avril et se continue avec assez de régularité jusqu'en novembre. Il subit ensuite une baisse très brusque, analogue à celle que nous avons signalée pour TUbanghi à Yakoma. En 1894, au poste des Âmadis, situé en amont de Djabbir, le lieutenant Nys notait le niveau extrême le 11 novembre. La différence entre les plus hautes et les plus basses eaux y dépasse quelquefois 4 mètres.

DUNGU.

Latitude, 3* 36' N.; longitude, SS^'S?'; altitude, 710 mètres.

Station fondée en 1890 dans la zone des Makrakra, du district de TUellé, au confluent du Kibali et de la Dungu, i 5 mètres au-dessus des eaux à Tétiage, dans une plaine, en pays de savanes, à sol argilo^sablonneux avec de nombreux affleurements de roches ferrugineuses.

Les seuls renseignements réguliers que nous possédions sont ceux consignés dans le tableau ci-dessous, pour les mois d'avril à octobre 1896. Les lectures thermométriques ont été faites au degré entier. Nous disposons également de quelques indications fournies par le Commandant Bovy.

Le maximum absolu de toute cette période est 37*, en avril 1896. Le minimum absolu, 18* pour tous les mois, à Texception de mai, où il a été de 19*; ce qui porte Fécart absolu à 19*. Mais le maximum absolu tombe rapidement et les mois de juin à septembre ne donnent que 30*.

Le maximum moyen oscille entre 30*S et 26*S, avec moyenne de 28*S pour la période.

Le minimum moyen oscille entre 90*8 et 1 9*4, avec moyenne de 30^ pour la période, ce qui amène un écart moyen de 8*5.

MOIS

Température.

Nombre

de jours

de plaie.

Ami 1896 . . .

Mai

Juin

Juillet. ....

Août

Septembre . . .

Octobre ....

MOTEimE.

54^4petitM

Ainsi qu*on le voit par ce tableau» la température moyenne est très uniforme, bien que la période qui nous la donne constitue la saison des pluies. Il y a lieu de croire que les \enls de NE. qui soufflent journellement à partir de 13 heures avec assez d'intensité, interviennent pour produire celte uniformité.

« De décembre 1895 à avril 1896, c'est-à-dire pendant la saison sèche, le maximum observé a été de 37<^ et le minimum de 17^

> Contrairement i ce que Ton remarque dans le bas Congo, la température est plus élevée à la saison sèche qu*è la saison des pluies. Cela provient, sans doute, de ce que le ciel est rarement couvert à la saison sèche, et qu'il Test souvent à la saison des pluies. Ce fait est encore le contraire de ce qui se passe dans le bas Congo, t (C* Bovy.)

Venu.

Le vent souffle en toute saison du NE.; il se lève vers 13 heures et son intensité est asseï marquée.

Pluies.

Il y a eu, les 4 et 5 mars, deux petites pluies et une è la fin du mois; mais, en réalité, la vraie saison des pluies a débuté au commencement d'avril pour finir au commencement de décembre.

A part un arrêt du 20 août au 18 septembre, pendant lequel il n'y a eu que quatre petites pluies insignifiantes, il a plu régulièrement tous les deux jours en avril, mai, juin et juillet, tous les trois jours en octobre et vingt et une fois pendant le mois d'août (du 1« au 28).

La durée habituelle des pluies est de une à deux heures; rarement elles persistent pendant toute une journée. Elles sont en général très copieuses, surtout celles qui accompagnent les orages, très fréquents pendant toute cette saison.

Les tornades sont assez fréquentes et très fortes ; il y a asseï souvent des tornades sèches.

Les brouillards sont peu fréquents; les rosées sont très fortes. '-

Niveau des eaux.

Les plus hautes eaux se voient vers la mi-novembre et les plus basses au commencement de mars.

BNGUETTRA.

Latitude, S"" 30' N. ; longitude, 24* 3'; altitude, SOO métrés.

Poste établi sur la Likati, affluent de droite de Tltimbiri, dans un pays de plaines peu élevées et très peu aecideniées, couvertes de forêts entrecoupées de savanes.

Température.

La proximité des stations de Djabbir, Ibembo et Enguettra entre elles, et la similitude de leurs conditions physiques sembleraient devoir donner, par la comparaison des relevés des trois stations, une valeur particulière è la température moyenne déduite de ces relevés, s*ils avaient été faits avec des instruments contrôlés; maiheureusemenf, nous ignorons leurs qualités ou leurs défauts, de même que nous ne connaissons pas leurs conditions d>xposition. Aussi, en comparant les résultats ci-dessous, sonHnes-nous assez perplexes, et hésitons-nous à penser que certaines différences qu*ils présentent puissent être réelles (i).

Ainsi, à Djabbir, la période des plus hautes températures se montre en octobre et novembre, et celle des plus basses de mars à juin, tandis qu*à Enguettra ces périodes sont renversées. Les observations de Banzyville, station relativement proche d'Enguettra, présentent la même marche que dans cette station, tandis qu^Ibembo, qui est tout contre Enguettra, montre plutôt les caractères thermiques de Djabbir.

MOIS

Janfier

Fétrier

Ma»

ar>*o

Afril

ÏTo?

Mai

Juin

JuUlet . . . . . . . .

Août

aM

Septembre

Octobre

Novembre

Décembre

(1) 11 y 8 lieu de tenir compte, à VexameD des données dn tableau ci-dessous, du fait que les moyennes ne sont pas déduites d^observations recueillies partout aux mêmes heures. Cette circonstance accentue encore les différences dont nous parlons, et il est nécessaire d'y avoir égard dans la comparaison. EngaetUii a observé à 7, 13, 18; Djabbir et Ibembo, à 6, 13, 18; enfin Banzyville, à 9, U, 18.

Nous nous- bornerons à signaler ee fait, sans chercher h Téclaircir, les éléments faisant défaut à cette fin. Autant nous hésitons peu à croire les températures dMbembo inférieures à la réalité, autant nous pensons que les autres sont un peu trop élevées et qu'il y a, dans tous les cas, un défaut d'exposition qui est, en partie au moins, la cause de différences aussi sensibles.

Saisons.

Enguettra est en pleine forêt équatoriale ; son climat est chaud et humide et, malgré sa latitude déjà assez élevée, ses saisons se confondent en une seule saison de pluies. La pluie ne peut plus être ici un facteur différentiel absolu; seule la température peut déterminer une époque de plus ou moins grandes cha-. leurs. Les pluies y sont très nombreuses, et il est regrettable que les observations de janvier et février 1897 nous manquent pour pouvoir déterminer avec certitude répoque la moins pluvieuse, que précisément nous rencontrons pendant ces mois dans d'autres sUtions voisines.

Octobre et novembre sont les mois les plus pluvieux, mais ici nous ne trouvons pas la gradation régulière de mars à la fin de Tannée.

Les orages sont nombreux dans tous les mois; toutefois les nombres donnés pour décembre et mars portent à nous faire croire qu'ils sont moins fréquents pendant la période des moindres pluies.

Les brouillards sont de règle presque tous les matins; le plus grand nombre d'entre eux sont intenses et se dissipent entre 8 et 9 heures ; ils persistent rarement plus tard.

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