‹ Le climat du CongoChapitre 53 sur 97 · MOU · texte numérisé non relu

MOU

Janvier 5«2 40»!

FéTrier 5,3 10,9

Mars 6,5 44,5

Avril 8^4 40,7

Mai 43,6 43J5

Juin 45,0 4J,6

JuiUct 45,9 43,3

Août 45,5 i%t

Septembre 46,4 413

Octobre 43,6 4(V3

Novembre 4S,0 8,5

Décembre 40,7 8^9

Influence de l'altitude : En janvier et février 1891, par 425 mètres d'altitude en moyenne, l'écart n'est que de S^2; dans les mêmes mois de l'année suivante, mais par 12S0 mètres de hauteur, l'écart atteint lO^S.

(i) Les doDDées tbermoniétriques recueillies an Kalanga coofirment, par la comparaison des observations effecluées aux mêmes époques de l*anDée, mais k des altitudes très différentes, ce coefficient de décroissance thermique.

Influence de la saison : En mai 1891, par 850 mètres d'alliludei la variation monte i 1^6; en décembre 1892, par même altitude» elle reste i B^. En janvier 1892, par 12S0 mètres de hauteur, elle n^est que de KV^l, et en juillet 1891 fi une altitude moindre de 480 mètres, elle s'élève i 1S<^.

Ces constatations nous paraissent offrir un intérêt particulier au point de vue de la climatologie africaine.

Durant la période d'observations considérée, le plus grand écart moyen, 16*4*, s*e8t présenté en septembre 1891, et le plus petit, 5^, en janvier de la même année.

Le plus grand écart en un jour, 26*8, a été noté le 4* septembre 1891 (9^ i 7 heures et 35<'8 i 13 heures).

Ramenées au niveau de la mer, les observations montrent les plus hautes températures en septembre, octobre et novembre, puis en mars; les plus basses en décembre-janvier, puis en saison sèche, sans grande différence entre les deux périodes. Nous croyons utile de faire remarquer, ici, qu*è Bolobo le mois le moins chaud est également janvier, et que le trimestre août-octobre y est caractérisé aussi par des chaleurs presque aussi fortes que de mars i mai.

Les mois d'août et de septembre 1891 et 1892, et octobre 1891, ont donné des températures exceptionnellement élevées i 1 heure de l'après-midi.

Pendant ces mois, le thermomètre, i cette heure, a marqué 30<* ou plus :

Août i9foU(0 90 fois.

Septembre S6— fS —

Octobre 99— —

D'une manière générale, on a compté : en 1891, à 1 heure, 197 cas de température égale ou supérieure à 30®, sur un total de 297 jours d'observations; en 1892, 160 cas seulement, sur 338 jours. Soit : 66 «/• d'une part, 47 V* seulement d*auire part. H y a lieu de remarquer qu'en 1892 l'expédition a parcouru des contrées sensiblement plus élevées, en moyenne, qu'en 1891.

Pendant cette dernière année, 48 fois le thermomètre a atteint 38* ou davantage (d'avril à novembre); en 1892, 8 fois seulement.

Le maximum absolu, 38*8, a été observé le 19 septembre 1891.

Humidité de l'air.

Les observations hygrométriques ne s'étendent que sur une période do quatorze mois, de janvier 1891 à février 1892; les relevés de 13 heures portent sur deux mois en plus.

On remarque le faible taux du degré hygrométrique pendant la saison sèche. A 1 heure de l'après-midi, la moyenne pour les mois de juin à octobre tombe i 80, avec minimum de 46 en juillet. Les observations, pendant cette durée de cinq

(i) Sur 95 Jours d*obfer?alioo8.

mois, ont été faites à des altitudes variant en général de 750 à 900 mètres, sauf en septembre, où pendant quelques jours des altitudes supérieures à 1000 mètres ont été atteintes.

Si Ton examine les relevés en détail, on constate les faits intéressants suivants :

HumiâiU dt l'air à 4 h. du soir.

Du 90 âu 31 mai, moyeu» *^ ^ ) k».

Du i» au 49 juin, moyenne b 51 } ^ '

Le 6 juin, minimom de 34.

Le S7 juillet, mimmum de S9.

En août, mimmum de 37 à deux reprises.

Du 15 août au il septembre, moyenne ■»» 42, afec maximum de S6 seatomeiit ; dix lait le degré

hygrométrique est compris enire 30 et 40. En septembre, minimum de iS, le 7.

En octobre, minimum de 36, le 6.

De mai à octobre 1891» sur 130 observations faites à 13 heures, 78 fois rhumidité a été inférieure à BO 7o; 3 fois elle est descendue i 30 Y« ^" au-dessous; 26 fois elle a été comprise entre 31 et 40, et 49 fois entre 41 et 80.

Le matin, à 7 heures, et le soir, à 7 heures également, la proportion de vapeur d*eau contenue dans lair est forte comme dans le bas Congo; c'est à peine si elle diminue légèrement, à ces heures, de juillet à octobre.

On pourrait être tenté d'attribuer cette parlicularilé à une fréquence assez grande du brouillard, tout au moins le matin, mais les relevés du D' Briart, si complets en ce qui concerne tous les autres phénomènes, ne renseignent que 3 cas de brouillard en 1891 et 38 en 1892.

Pluies; Orages.

Là quantité d*eau tombée n'a pu, on le conçoit, être mesurée, mais il a été tenu note avec grand soin de la durée et de l'intensité des pluies, ainsi que des manifestations orageuses.

Les jours de pluie ont été au nombre de 129 en 1891 et de 128 en 1892.

Juillet est le seul mois qui n'ait pas eu de précipitation. Juin en a eu 4 en 1891, et 1 en 1892.

La période mai-septembre a eu 37 jours de pluie pour les deux années, soit une moyenne de 18 ou 19 jours par an.

Les moyennes pour les autres mois, déduites des deux années d'observations, sont :

Octobre iâ

Novembre il

Décembre Si

Janvier il

Férrier 14

Mars 17

AvrU IS

Décembre a donc eu le maximum de jours pluvieux, puis avril, suivi immédiatement de novembre, janvier et mars.

La saison des pluies de 1891 à 1892 (août i891 à mai 1893) a compté dans le Katanga (enU*e V 4*8' et 11* 25' de latitude S.) 150 jours de précipitations. Il est donc tombé de Teau un jour sur deux en moyenne.

Quant aux orages, ils sont particulièrement nombreux dans celte région du centre africain (i) : 119 jours en 1891, 91 jours en 1893. Comme pour la pluie, juillet est le seul mois qui ait été exempt de manifestations électriques, même d'éclairs. Novembre et décembre ont été remarquables par la fréquence des jours d'orage : 68 en tout pour les deux mois et pour les deux ans, ou 15 et 19 respectivement en moyenne. La période février-avril a donné en tout 72 jours, ou, respectivement en moyenne, 11, 12 et 14 jours.

La saison août 1891 -mai 1892 a compté 101 jours d'orage.

(i) Voir plus loin, à LufoI, les renseignements qui confirment pleinement celte remarque.

KILONGA-LONGA.

Latitude, 1«6' N.; longitude, 29%- altitude, 870 mètres.

Poste du district des StanleyFalls, situé sur Plturi, à 2 ou 3 métrés au-dessus du niveau des plus hautes eaui, à 300 mètres de la rive, sur le versant d*une colline et dans un pays de forêts. Sol argileux.

La température maximum observée a été de 35^; la température minimum, de 18*.

Au soleil, la température maximum s*est élevée à 5K*. La variation moyenne est de 1 1<*.

Vents. — Pendant les mois les plus secs de Tannée, il souffle une légère brise venant du S., tandis que pendant les mois pluvieux, vers le soir, se lève souvent un vent violent d'entre NE. et SE., accompagnant ou précédant les orages et les tornades.

Les saisons sont peu tranchées et, en réalité, il pleut toute Tannée.

La saison des pluies va d'août à mai, avec fréquence moindre de précipitations pendant la période mi-octobre à mi-février ; la saison des moindres pluies comprend les mois de mai i août.

Les pluies sont toujours fortes; leur durée varie de une à six heures. Il n*y a aucun mois sans pluie, et pendant août et septembre il pleut tous les jours.

Les orages sont fréquents en août, septembre et octobre, moins fréquents pendant les autres mois, mais il ne se passe jamais dix jours sans orage.

Les brouillards sont fréquents et intenses de mi-octobre i mi-février; ib sont moins intenses pendant le reste de Tannée. Us se dissipent vers 7 heures du matin.

Les rosées surviennent presque tous les matins, mais elles sont surtout fortes pendant les mois de sécheresse relative.

Régime des eaux. — Hautes eaux : mois d'août, septembre, octobre et une partie de novembre, mars, avril et mai. Basses eaux : juin, juillet, novembre, décembre, janvier et février. Ces périodes ne sont pas absolues: les eaux montent et descendent brusquement à toutes les époques de Tannée, suivant Tabondance des précipitations.

Les deux notes suivantes, extraites de Touvrage de Stanley : Dans les ténèbres de VÀfrique, sont relatives à la région du haut Ituri, et, i ce titre, elles présentent un intérêt qui justiBe leur reproduction ici :

c En juillet i887, la pluie tomba pendant 8 jours, et en août iO jours de suite, 14 jours eo septembre, iS en octobre, 17 en novembre et 17 en décembre. Total, 7i jours.

» Du 1^' juin 1887 au 31 mai 1888, nous eûmes 138 jours de pluie ou, plus exactement, 569 heures de pluie. Il nous a été impossible, en forêt, de mesurer Peau du ciel autrement que par la durée des chutes. Nous ne nous aventurons guère en estimant que cette région est Tune des plus mouillées du globe.

» Pendant neuf mois, les vents soufflent du sud Atlantique en remontant le Congo et TArruwimi. Ils sont chargés de rbumidité recueillie au-dessus de Tocéan, puis, pendant un parcours de 2250 kilomètres, au-dessus d'un large fleuve étalé entre des berges qui s'écartent de 800 mètres à 36 kilomètres. Dans leur course vers Test, saisis par la froide atmosphère qui règne k cette altitude, ils se condensent pour tomber presque tous les deux jours en averses diluviennes.

• La forêt est aussi très favorablement située pour recevoir les vapeurs qui s'élèvent des tacs Tanganika, Albert-Edouard et Albert. Debout dans les hautes herbes, à rentrée de la région sylvaine, j'ai pu voir deux nuages accourant l'un de Test, l'autre de l'ouest, se rencontrer et se dissoudre en ondées sur le mont Pisgah et les contrées adjacentes.

» Outre ces pluies, qui persistaient parfois 10 ou 15 heures pendant notre marche vers le fort Bodo, nous subissions souvent des averses locales, mais de courte durée. Maintes fois, l'arrière de la caravane était exposée aux misères d'une violente bourrasque, quand les éclaireurs avançaient en plein soleil. J'ai constaté ce fait à Enguedé et aux rapides de Mabengu. Dans ce cas, nous étions i peu près sûrs que quelque grande colline avait intercepté, pour nous en gratifier, quantité de vapeurs en route vers l'est. Cheminant au cœur de la forêt, il nous était impossible de voir les accidents de terrain, fussent-ils presque è nous toucher. De la rivière seulement, quand il lui arrivait de courir è peu près en ligne droite, nous apercevions en amont des éminences de 180 è 200 mètres.

» Par suite de cette humidité continuelle, les eaux de l'ituri ou Arruwimi supérieur sont rarement très basses. Nous l'avons vu, en juillet, à environ 2 mètres au-dessous de son niveau ordinaire. Au mois d'octobre, ils*est élevé de 30 centnnèlres en une seule nuit. C'est en novembre qu'il monte le plus haut, et en décembre que la baisse est le plus sensible.

» Mais il ne se dessèche jamais et apporte au grand fleuve un énorme volume d'eau. Il a 1130 kilomètres de long et prend naissance au sud de ce trio de collines connu sous le nom de « Groupe des Voyageurs » et, de leurs noms respectifs, Speke, Schweinfurlh et Junker. Le bassin de l'ituri couvre une aire de 473 500 kilomètres carrés (i) ».

c Le 1*' septembre, une terrible bourrasque, accompagnée de grêle, passa sur le fort, détruisit 60 pour 100 de la récolte sur pied et dévasta tellement nos bananeraies, qu'il s'écoula un long mois avant que les plantes pussent fournir de nouvelles pousses (2). »

(1) Stanlit, Dans Us ténèlMres de l'Afrique, t. Il, p. 87. (t) ID., p. 100.

KIMUENZA.

Latitude, i^i9' S.; longitude, IS^'SS' 30"; altitude, 478 mètres.

Kimuenza est un vaste plateau situé à une vingtaine de kilomètres au SSE. de Léopoldvillc, où la Compagnie de Jésus a établi, en juillet 1893, une colonie scolaire. Celle-ci est située à 140 mètres au-dessus d*une petite rivière, la Lukaya, qui coule à quarante minutes de marche de la station et constitue un affluent de la Djeli.

c Toute la contrée est accidentée. L*horizon qui borne la vue, depuis le SSE. jusqu'au Nord par TOuest, renferme bon nombre de collines plus élevées que le plateau de Kimuenza. Il en est de même derrière le bois dans la direction du NE. Là cependant il y a une succession de vallées qui permettent d'apercevoir à Toeil nu les eaux du Stanley-Pool, à quatre heures et demie de distance. Les collines s'abaissent vers le SE. dans la vallée de la Djeli, dont la direction semble être SSE.-NNW.

» Le plateau de Kimuenza, comme tous ceux des environs, est composé d'un sable grisâtre qui descend è une grande profondeur. »

A proximité de la station se trouve une vaste forêt de plusieurs oenlaines d'hectares.

La station, de par sa situation, ne peut être soumise aux inondations, et les eaux de pluie tombant sur le plateau sont immédiatement absorbées par le sol ou s'écoulent avec la plus grande facilité.

La vallée de la Lukaya est un peu marécageuse par places.

Ce chapitre a été rédigé d'après les observations des Pères de la Colonie de Sainte-Marie, observations effectuées presque exclusiveroeni par les PP. De Herl, fondateur de la station météorologique de Kimuenza, Liagre et De Vos. Une partie de ces observations (octobre 1894 à juin 1895) ont été discutées dans la Revue des questions scientifiques de 189S.

La station météorologique de Kimuenza, qui fonctionne depuis le 1** octobre 1894, est insuillée dans d'excellentes conditions et suivant toutes les exigences scientifiques. Son outillage comprend les instruments d'une station complète de deuxième ordre, tous de bonne qualité et dûment vérifiés. C'est, après Banaoa, le point de l'État Indépendant pour lequel nous possédons la plus longue série d'observations ininterrompues.

Le défaut de temps ne nous a pas permis de discuter la série complète des relevés de Kimuenza; pour certains éléments, nous avons dû nous borner à la première année, octobre 1894 à septembre 1895, mais en ce qui concerne la pression barométrique, la température, la pluie, etc., nous avons utilisé Tensemble des relevés.

— VK —

Presiion atmosphérique (i).

Les observations barométriques ont été interrompues de juillet à novembre 1898, puis, jusqu*en juillet 1896, les lectures n'ont été faites qu*au millimètre entier. Les relevés de vingt-huit mois donnent les valeurs suivantes pour la hauteur barométrique moyenne mensuelle :

JanYier 780,4

Fé?rier 30,6

Mars 49,7

AtrU 21,0

Mai • . 813

Juin 23,1

Juillet (22,3)

Ao6t 2i,5

Septembre. . . . ' 21,4

Décembre 21^

Moyenne 721,3

Dans sa marche générale, le baromètre présente son minimum principal en mars et le secondaire en janvier. Le maximum principal est en juin, mais il est i penser que juillet le lui dispute, car la valeur indiquée ci-dessus pour juillet résulte d*un mois seulement d'observations; toutefois, le mois de juin qui Ta précédé a fourni une valeur égale, ou 7â2"""4. Le maximum secondaire est en décembre.

En tenant compte de la correction d'altitude, la pression atmosphérique atteint ici un niveau légèrement plus élevé qu'i la côte. La moyenne, après réduction au niveau de la mer, atteint 762"" environ. A Loanda et à Banana, elle n'est que de 761 ■».

Le tableau suivant indique les maxima et minima absolus pour chaque mois, relevés aux heures d'observation :

MOIS. Mai. absolu. Mîn. absolu. Var. absolue.

■m. ma* mai«

Janficr 724,4 717,1 7,3

Février 24,2

Mars 24,9

A?ril 24,2

Mai 25,0

Juin 26,7

Juillet 28,1

Août 28,8

Septembre 28,4

NoTembre 24,9

Décembre 28,8

moi. mnk m m.

ANNÉE 7it>,7 718,6 11,1

(i) Observations faites avec un baromètre Fortin.

IM

Le maximum absolu a été de 726""7, les 17 et 18 juin 1895; le minimum absolu, de 715'»"*6, le 10 mars 1897. L'écart absolu est ainsi de 1 1"*"l.

La variation moyenne mensuelle s'élève à 6""6, mais elle oscille entre K"»4 en Juin et 7""9 en octobre (7''"8 en novembre).

L'écart barométrique entre 8 heures du matin et 6 heures du soir est de 9*"*8 en moyenne. Il est le plus grand en avril (3~6) et le moins grand en août(î~1). De décembre à mars, il reste le même (2"*"6 ou 2""7).

A Loanda, la différence de pression entre les mêmes heures est de3""6.

D'un jour à Tauire, ou même à quelques jours d'intervalle, les variations de la colonne mercurielle sont naturellement peu accusées, comme partout d'ailleurs dans l'Afrique équatoriale. Il y a certains cas néanmoins, rares il est vrai, où les mouvements du baromètre sont relativement très marqués en peu de temps. Ainsi, du 8 au 11 mars 1897, ses fluctuations ont été les suivantes :

mm. ■■. BiB.

La baisse, du 8 au 10, a donc été de 7"''»2, et la hausse suivante, du 10 au 11 (en 19 heures), de 8~2.

Le 12 octobre 1897, de 1 à 6 heures du soir, la pression a augmenté de S'^i. Le 28 du même mois, entre 8 heures du matin et 6 heures du soir, on a constaté une baisse de 5""9.

Enfin, le 10-1 1 novembre 1894, de 6 heures du soir à 8 heures du matin, une hausse de 6"""1 a été observée.

c Le baromètre est indépendant de l'état du ciel ; on ne saurait» sous les tropiques, tirer de son observation aucune prévision du temps. Les orages éclatent aussi bien par haute pression que par basse pression. Cependant, j'ai pu constater, dit le P. De Hert, que, lorsque la pression était élevée le matin, un orage éclatait* Ta près-midi. Parfois j'ai vu descendre le baromètre un jour de pluie; plus rarement le baromètre est monté avant et pendant un orage; toutefois ces faits ne sont pas tels qu'on puisse en tirer une conclusion. »

Température,

Pendant la période que nous considérons, le maximum absolu a été de 36^, observé en février et en mars 1896; le 26 novembre de la même année, le thermomètre a encore atteint 3S''8. Le minimum absolu a été de 19*4, en août 1898; ce minimum est très remarquable. Un second minimum exceptionnel, 13*2, avait été observé en juin précédent. L'écart absolu est ainsi de 23^.

Les maxima mensuels absolus ont oscillé, si Ton excepte ceux de juillet i898

(29*0), de juin 1895 el de juillet 1897 (31M), enlre 32*8 el 36*0; les minima

absolus, à part ceux de juin à août (pour toute la période), entre IG^'O et 19''4.

- Maximum Minimum Variation

MOIS. ^ P^**' <!«▼<• )• mois* ëkvë- la aïoint Iwi. le plat k*t. abMiue.

Janvier 3M) 2Ϋ7 SS^S i^% \m

Fémer 36,0 22,0 23,0 48,0 18,0

Mare. 36,0 22,0 22,5 17,0 19,0

Juin 32,8 22,9 20,9 13,0 19,8

Juillet 31,1 21,2 19,5 14,0 * 17,1

Août 34,6 21,8 20,0 12,4 22,1

Septembre 36,5 23,1 22,0 16,5 19,0

Octobre 35,0 23,6 23,1 17,0 18,0

NoYembre 35,8 22,0 23.5 17,1 18,7

Décembre 34,5 22.4 22,3 18,0 16,5

Les maxima moyens ne présentent rien de très particulier à signaler; ils se tiennent sensiblement au niveau de la moyenne de ceux que Ton observe à la côte. Mais où Tinfluence de Taltitude se fait nettement sentir, c'est dans la hauteur des minima; ils sont remarquables par le taux peu élevé qu'ils atteignent, et qui est inférieur de 3* en moyenne aux minima de Banana, el de 1® à ceux de Léopoldville.

Minimum moyen le plai élevé. le plas bat.

Banana . .

ViTi . . .

Léopoldyille.

Kimuenza .

Moyenne ■nnueUc.

Ce sont ces températures relativement basses qui interviennent pour produire une ehaleur moyenne moins forte que dans les autres stations.

SSBBBB

UAXIMUll

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