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(i) Il s'agit dans cette partie do u
En saisoD sèche, le noifibre de jours couverts est très grand, et bien souvent le soleil n'arrive pas i percer; et encore, lorsqu'il y arrive, on voit flotter dans Pair comme un voile brumeux qui limite Thorizon et qui persiste parfois pendant plusieurs jours. Alors, ainsi que nous Tavons dit, c'est bien l'hiver des colons équaloriaux, è qui le soleil nuit, dit-on, ei dont l'absence cependant leur est pénible, leur est presque une privation. Mais, en général, le ciel se dégage de plus en plus pour reprendre son voile aux premières heures du jour.
Vents.
Nous aurions dû faire rentrer Tétude du régime des vents de Léopold ville dans la première partie de noire Rapport, mais la connaissance personnelle que nous avons de la situation du point d'observation et de l'influence que cette situation exerce pour contrarier la marche régulière des courants aériens, nous a engagés à aborder cette question ici.
Au poste d'observation, la terrasse sur laquelle la station est bâtie a une largeur de 90 à 30 mètres au plus et le mont Léopold s'élève en pente asset forte à 47 ou 48 mètres au-dessus, pour la protéger contre les courants d'W. En se prolongeant vers le S. et le SE., le mont ne s'écarte pas assez pour la découvrir et donner libre accès aux courants de SW. et de S.» car il la contourne en amphithéâtre et labrite ainsi complètement. Or, de même qu'à Banana, Vivi et Kimuenza, les vents de S., SW. et W., mais surtout ceux de SW., sont ici dominants.
Il peut donc sembler que l'on ait affaire, en grande partie, surtout pour ceux de SW. n W., è des courants détournés descendant de la montagne, et provoqués par un appel venant de la grande cheminée farmée par la gigantesque crevasse qui donne passage au fleuve dans la r^ion des monts de Cristal ou des Cataractes, et dans laquelle les courants d'W. s'engouffrent, prenant parfois une grande intensité. Nous n'entendons cependant pas dire qu'au sommet du mont Léopold ces mêmes vents n'y soient pas dominants : ce serait nier la valeur des observations de Kimuenza; mais nous pensons qu'ils n'y sont pas aussi fréquents et affectent une plus grande intensité, sans s'y faire sentir comme le matin et le soir, presque à l'exclusion des courants d'autres directions.
Quelle que soit la pan d'intervention de la protection et de la configuration du mont Léopold et de la présence de la faille que le Congo emprunte pour conduire ses eaux à la mer, il ne peut être question pour nous de rechercher la cause de l'irrégularité que nous signalons. Au surplus devrions-nous, pour en apprécier la valeur exacte, posséder des observations faites simultanément au sommet de la montagne et sur le palier de la station.
Ce qui frappe à première vue dans les observations relevées par le D' Mense, c'est le chiffre énorme de calmes è 7 heures, atteignant plus de la moitié (S4,6 */« du nombre d'observations. A ce moment, les vents de S. à W. sont
pour ainsi dire les seuls existants ; ils prennent 41,5 V« sur les 45,4 */o laissés par les calmes.
A 14 heures, la zone d'origine s'élargit; les vents d'E. font leur apparition et, comme dans les autres stations signalées, ils cessent presque complètement pendant les deux mois secs, juillet et août. Ce sont les vents de pluie pour les heures de la soirée, ainsi qu*il est aisé de le constater à la simple lecture des relevés journaliers.
Quant à l'intensité des vents, elle est sensiblement moindre que dans les autres stations, et cela tient sans aucun doute à la situation de Léopoldville à Tabri du mont Léopold. Elle a son maximum à 14 heures. Dans sa marche annuelle, c'est de mars à août qu'elle est la plus grande; elle a son minimum en octobre, alors qu'ailleurs nous constatons à ce moment le maximum.
Ainsi que nous l'avons dit plus haut, la forme qu'affecte le lit du fleuve dans la région des cataractes a pour effet de donner une intensité particulière aux courants d'W., qui, là, prennent forcément la direction SW., c'est-à-dire celle du cours du Congo, et débouchent dans le Suiniey-Pool sous forme d'une brise très forte. A certaines époques et pendant l'après-midi, son effet est parfois si intense que, jusqtie bien avant dans la vaste expansion fluviale, il y a formation de vagues qui rendent dangereuse la traversée du fleuve et même la navigation en pirogue ou en canot, voire même en petites chaloupes à vapeur non pontées. Le danger devient très grand au niveau d'un promontoire rocheux qui fait dévier le courant entre Léopoldville et Kinshasa, appelé aujourd'hui « Pointe de Kalina », du nom d'un membre de l'expédition organisée par l'Association internationale Africaine, dont le canot chavira à cet endroit en 1882 et qui y trouva la mort avec im de ses collègues.
Ce vent violent garde encore au Stanley-Pool le nom de brise de fnef\ les Européens le considérant comme la continuation de la brise qu'ils ont observée dans le bas fleuve, tant par sa direction que par l'heure de son arrivée, en retard sur celle de Banana.
Humidité relative,
« L'humidité est considérable, grâce aux pluies et à l'évaporaiion qui se produit sous ces hautes températures à la surface du fleuve et de son vaste épanchement, le Stanley-Pool. Cette évaporation est notablement activée par le courant rapide, la dispersion qu'opèrent les masses rocheuses et les vents continus qui y soufflent (i) » .
L'humidité relative atteint ici un chiffre très élevé, plus grand qu'à Banana, où la proximité de la mer, les lagunes et leur végétation exubérante sont cause de la valeur énorme qu'elle y atteint. Nous n'attacherions pas d'importance à ce fait s'il s'agissait d'un point du haut Congo, à pluies constantes, en pleine forêt
(I) Lieutenant Libbakchts, op, ctï., p. 51 S.
équatoriale, car nous pensons que là le degré d'humidité doit être très élevé; ici les conditions sont très différentes.
Les forêts n'abondent pas et le sol est en général sablonneux. En revanche, le Stanley-Pool offre è la puissance évaporatrice des courants aériens, une vaste surface à courant relativement peu rapide. Mais il y a aussi une cause très importante à laquelle il importe de reconnaître toute sa valeur : c*est la vaporisation qui se produit au pied de la station, dans les rapides, et surtout à la première chute, gigantesque par la masse d'eau qu'elle voit passer et dont les mouvements déterminent la formation d'une colonne constante de vapeur que les vents d'W. entraînent et dispersent.
Or, nous avons vu combien est élevé le nombre des calmes observés, et combien est faible en général le vent qui souffle ft Léopoldville, le malin surtout. Dans ces conditions, une partie du produit de cette vaporisation, échappée au courant qui l'entraîne vers l'amont ou ramenée par les vents d'E., vient dans le calme de l'atmosphère qui, à l'abri du massif montagneux du mont Léopold, règne autour de la station, s'ajouter à l'humidité déjà existante. Jusqu'à un certain point nous trouvons à justifier cette manière de voir en rapprochant les périodes des calmes de celles de la plus grande humidité, et si à 14 heures la température élevée augmente la puissance absorbante de Taimosphère, il n'est pas invraisemblable de croire que la régularité et l'intensité plus grande des courants aériens interviennent en partie pour amoindrir l'état hygrométrique de l'air.
Dans sa marche générale, l'humidité relative a son maximum principal, 84,3, en mai, et son maximum secondaire, 83.7, en décembre; son minimum principal, 73.3, en septembre, et son minimum secondaire, 79.3, très peu prononcé d'ailleurs, en mar&
La moyenne annuelle atteint le chiffre de 81.2, contre 78.3 à Banana, 76.1 à Kimuenza et 7S.1 à Vivi.
Phénomènes électriques.
Les phénomènes électriques sont excessivement nombreux, et l'on pourrait presque dire qu'à l'époque des fortes pluies il s'en produit deux jours sur trois. On constate un total annuel de 148 jours de manifestations (i), avec maximum mensuel de 20 en avril, novembre et janvier.
Les orages qui accompagnent les fortes pluies ont leurs coups de tonnerre, — parfois excessivement violents, — assez espacés en général, mais ils sont remarquables par la succession presque ininterrompue des éclairs, qui illuminent les ténèbres de la nuit de gerbes de feu éblouissantes, se renouvelant sans cesse, tellement répétées que, dans certains cas, elles arrivent à se confondre pendant la durée d'une minute, en une seule nappe de lumière.
(i) En décembre, les observatîoDs n'ont porté qae sur les jours d^orage accompagné de pluie et non sur ceux d*éclairs ou de tonnerre.
Les jours d^ëclairs, ou de grondements de tonnerre seulement, sont nombreux» et presque toujours Forage qui doit éclater pendant la nuit est devancé de plusieurs heures par des exhalaisons.
- Presque tous les phénomènes électriques viennent de la partie N. à SE. de rhorizon, rarement de l'W., mais les orages passant à TW. reviennent parfois éclater au-dessus de la staiion. D'auiros fois, les éclairs ou le tonnerre se manifestent sans interruption k des points très différents du ciel, paraissant ainsi subir des changements très rapides dans leur centre d origine. Parfois, enfin, les trois phénomènes séparément, éclairs, tonnerre, orage se montrent en un seul jour.
Les tornades sont assez rares, mais elles ont souvent une grande intensité.
Brouillards; Rosées.
Alors que dans le bas fleuve, le Mayombe excepté, les brouillards sont assez rares, ici ils commencent à se montrer. Cependant les observations du D' Nense nVn renseignent que deux en mars et un en mni. Faut il croire que celte année a été exceptionnelle, car à trois reprises nous avons stationné à Léopoldville, et nous avons gardé le souvenir de brouillards parfois très intenses, survenant pendant les mois de juin, juillet et août. Ils ne sont pas excessivement nombreux, mais se caractérisent par leur intensité. Pendant les mois de février, mars, avril, mai nous ne nous souvenons pas en avoir vu de très forts, et ils sont même rares alors.
Ces brouillards se forment au moment du lever du soleil ou peu avant, et se dissipent rapidement entre 7 Vs ^^ ^ V2 heures au plus tard, découvrant alors un ciel généralement très clair.
Quant h la rosée, elle a .compagne souvent les nuits froides de la saison sèche.
Grêle.
Elle a été observée par Stanley pendant un orage.
Régime du fleuve.
Ce que nous avons dit dans la première partie de notre Rapport i ce sujet nous dispense d'y revenir encore, d'autant plus que les fluctuations du fleuve sont très variables en ce point, et que les observations dont nous disposons sont trop vagues et trop peu nombreuses pour permettre d en tirer des conclusions précises.
Extraits des rapports du ly Paternotte.
Rapport sur le deuxième irimeslre 1888 :
La première quinzaine de mai a vu les dernières pluies. La dernière tornade date du 1S mai.
Aux pluies, orages et tornades qui earaclérisent la saison chaude, ont succédé des brouillards, souvent prononcés le matin, une absence complète de pluies, une quasi constance de vents frais de W. et SW^., un ciel habituellement couvert ; à peine certains jours le soleil a-t-il été visible.
La température de la saison des pluies, toujours à fort peu près 30^ à lombre au milieu du jour, ne dépasse pas 20^ comme minimum de la nuit.
Le mois de juin nous a donné des températures maxima de 27* i 3K^ et le minimum de la nuit est descendu à 15^
Rapport sur le troisième trimestre 1888 :
La température va en augmentant graduellement. Elle offre plus de constance dans ses variations journalières.
Les vents froids de SW., W. et NW. diminuent. Les nuits deviennent moins fraîches.
Les pluies, les orages surgissent aussi; les eaux du fleuve atteignent déjà un niveau élevé.
Pendant le mois de juillet, la température prise à Pombre et sous abri, a donné :
Maximum de la journée, 34* (19 juillet) à 31* (U juillet).
Minimum de la nuit, 16* (19 juillet) à 19* (16 juillet).
Brouillards prononcés les derniers jours du mois. Orage accompagné de pluie dans la nuit du 30 au 31.
Mois d*aoùt. — Température : Maximum de la journée, 23* (IS août) à 31* (10, 12,13 et 27 août).
Minimum de la nuit, 16* (16 août) i 21* (29 août).
Pluie légère, sans orage, pendant les journées des 7 et 8 août.
Mois de septembre. — Température : Maximum de la journée, 27* (4 septembre) à 34* (18, 20 et 21 septembre).
Minimum de la nuit, 18* (4 et 6 septembre) à 23* (21 septembre)
Pluie sans orage dans la matinée du 21 .
Brumes prononcées vers le soir, les 22, 23 et 24.
Résumé des observtUions météorolofpqua
MOIS
TEMPÉRATUBE.
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Moy neehai
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ibitée
Mm 1886 . . .
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Mai
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Juin
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Août
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Octobre ....
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NoTeinbre ...
Janvier 1887. . .
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AlflftB. . . .
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faites à Léopoltb)iUe par le If Mensb.
HUMIDITÉ RBLATIVB.
NÉBULOSITÉ
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NOMBBEDB JOURS |
Nombre de jours
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Résumé des observatiofis méléarologim
MOIS
TEMPÉRATURE
moyenne da jour
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Novembr
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Février
Mars.
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Mai .
Juin .
Juillet.
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