RÉGIME DES VENTS
à 8 heures da matin.
MOIS
Ami 4895
Mai . .
Jain . .
Juillet. .
Août . .
Septembre
I Décembre
SI
laOKANBV.
Lalimde, 2«38'58*' S.; longilude, 25» 37'; ahitiirie, SlOmèlrcs.
Po8(e fondé en 1894 dans le district des Stnniey-Falls (zone de Ponthierville), sur le Liialaba, au bord du fleuve, h 4 nièires au-dessus du niveau des plus hautes eaux, sur une plaine surélevée, en pays de forêts, k sol argileux.
Température. — La plus haute température observée a été de 34®5, le 17 mars 1897; la plus basse, de 19^ notée à plusieurs reprises en septembre 1896, janvier et août 1897. Ce minimum, étant donnée Paititudc de la station, est assez élevé, et il y a lieu de croire que IVxposition des instruments laissait h désirer.
La marche de la température montre les n)cmes caractères que dans des stations du haut Oongo que nous avons eu Toccasion de rencontrer; elle est très peu variable et oscille entre 26''6 et 23^3. L*influence de la saison des pluies se traduit ici encore par une augmentation de la chaleur, tandis qu*au nord de Téquateur réiévation thermique correspond plutôt h la période des moindres pluies.
Ce qu*il importe de signaler, c^est le taux élevé de la température en mai, et rabaissement thermique correspondant au changement de saison, qui est reporté de juillet à août. Reste à voir si ces deux particularités se représenteront dans les années ultérieures.
Les variations horaires du thermomètre pendant la journée sont peu sensibles, mais dès la chute du jour la température baisse rapidement. La chaleur n'est réellement accablante qu*entre 1 et 3 heures de Taprès-midi, mais elle est alors tempérée par une assez forte brise.
Saisons. — L*année se divise en deux saisons, mais la saison sèche n'est pas dépourvue de pluies, car il pleut toute Tannée et il n*y a guère que de mai à août que les pluies ne sont pas fréquentes. Quant k la petite saison sèche, elle n'existe pas.
La saison des pluies débute par de petites averses, et en novembre commencent les longues et fortes pluies.
De violentes tornades éclatent à la (in de février, en mars et au commencement d'avril.
Pendant toute la saison des pluies, l'air est chargé d'électricité. Le soir, presque tous les points de l'horizon, surtout l'E. et le N., sont illuminés par des éclairs, et à peu près chaque jour le tonnerre se fait entendre.
Vents. — Les vents dominants sont ceux de SB. et d'E. Ils sont toujours frais. Pendant les tornades, leur force est très grande; ils brisent parfois des arbres très résistants.
Les brouillards sont fréquents et la rosée se remarque presque chaque jour en saison sèche.
Régime des eaux. — Le fleuve présente un éliage de 3 mèlres et une seule crue. L*époque des basses eaux est en août et septembre. En octobre, les eaux commencent k monter et elles continuent leur ascension jusqu*en avril.
Résumé des observations météorologiques faites à Lokandu par le lieutenant Gervais.
MOIS
Température.
Température
au soleil.
es ee
Sept. 481)6 . .
25oO
NoTembre . .
Décembre . .
Janvier 4897 .
Février . . .
Mars. . . .
Avril. . . .
Mai ... .
Juin ....
Jmllet . . .
Août ....
Année . . .
(i) Du miniin
um del
a nuit et de 45 1
îeiires.
LUPOI.
Latitude, 10<>20' S. ; longitude, 27« 30'; altitude, 700 mètres. Poste du Kalanga, situé sur le versant d\ine colline, à 800 mètres de la rivière Lufila, qui inonde la rive pendant la saison des pluies.
Voici en quels termes M.. Cornet caractérise Paspect de la région où se trouve Lufoï :
« Quittant Kassongo, nous marchons rapidement vers le SE. Nous franchissons le Kilubilui, puis le Lufoî. La savane boisée règne exclusivement sur tout le pays.
• Du Kilubilui au Lufoî, la caravane traverse une région de hautes collines affectant une forme tabulaire remarquable. La masse de ces collines consiste en schistes foncés et stratifiés, horizontalement alternés de couches de grès; ils sont surmontés d*une forte épaisseur d*un grès rouge-brique friable, où sont intercalés des noyaux colossaux de grès durs; ce sont les roches des falaises du Sankuru. Dans les vallées profondes, séparant ces collines, sont des forêts de bambous et de nombreux bégonias.
• Au delà du Lufoi la nature géologique du sol change complètement. Les formations horizontales disparaissent et ne se retrouveront qu*aux abords de la vallée de la Lufila. On traverse une chaîne importante de collines — très tourmentées — où Ton trouve des altitudes de 1120 mètres. La partie occidentale de ces collines consiste en masses d'un granit à mica noir, où sont intercalés des dykes de diabase. La région occidentale est formée de couches bouleversées, et ordinairement verticales, de 3chistçs durs, noirâtres, de grès et de quarizites, entre autres des quartzites blancs rappelant ceux de Tassise de Bianmont en Belgique. Ces couches sont traversées de filons de diabase. Le tout forme une région très accidentée (i). •
Par sa situation à lO"" 20' de latitude S., Lufoï appartient à une région dont le régime s'écarte complètement de celui du centre de TÉtat du Congo : ce n'est plus le régime équatorial, c'est le régime tropical, avec les modifications que peuvent y apporter une altitude de 700 mètres et la configuration spéciale du Katanga. Dans ses grandes lignes, cette configuration est semblable à celle que présente tout le bassin du grand fleuve africain; ce sont des massifs montagneux, dont les vallées, orientées du S. au N.» mettent ainsi obstacle à l'arrivée des vents d'E. et W. et favorisent celle des courants froids du S.
(i) JUouvemenl géographique, 1895, p. 42.
Le climat tropical amène ici des températures plus élevées que celles que nous avons rencontrées : le maximum absolu a été de 40^0, le 13 septembre 1895. Le minimum absolu a été de 10*^5, le 92 juin de la même année. D où un écart absolu de SO^^S.
Les maxima se sont maintenus très haut ; le plus petit n*est pas descendu audessous de SO^'S; il s'est présenté le 15 janvier, c'est-à-dire presque au momeni du passage du Soleil au zénith de Lufoï, et en pleine saison des pluies.
Dans sa marche journalière, aussi bien que dans sa marche annuelle, la température accuse une amplitude très marquée et particulièrement pendant la saison sèche, où elle atteint une moyenne de 15^3 en juillet. Pendant la saison des pluies, ou mieux de décembre à avril, la température est plus uniforme; clic se rapproche du régime que nous avons trouvé dans les stations du centre de TËtat. Les nuits restent assez chaudes et, le jour, la température n'est pas excessive. Or, c'est pendant celte période qu a lieu le premier passage du Soleil au zénith.
De juin à novembre les écarts sont très marqués, les nuits sont très froides, et pendant le jour, à part en juin, la température atteint ses plus grands maxima. Nous ne saurions expliquer cette particularité des maxima qu'en l'attribuant au ciel très clair, sans nuages, qui caractérise cette période et permet au Soleil d'agir dans toute la plénitude de sa chaleur. Quant aux basses températures de nuit, elles sont sans aucun doute amenées par un rayonnement énergique et aussi, probablement, par les courants qui s'établissent alors entre l'atmosphère des vallées et celle des plateaux, où il n'est pas rare de voir la température descendre au-dessous de 0\
La moyenne annuelle de la variation horaire atteint :
de 6 à 12 heures + d0o6
de 12 à 45 — 4-0,5
de d5 à 48 - - 3,8
de 6 à 45 - + 40,8
Dans leur marche annuelle, les moyennes mensuelles s'éearient du régime des régions côtières, à saisons tranchées, où les fortes chaleurs coïncident avec les pluies. Ici, les mois les plus chauds sont ceux d'août à novembre; une baisse assez forte survient ensuite, puis la température reste sensiblement la même, se maintenant au-dessous, mais près de la moyenne annuelle, jusqu'en mai. Juin vient alors, donnant la moyenne minimum, mais cette chute ne se maintient pas, et en juillet la hausse est déjà de 2^8.
Cette localisation de la période des fortes chaleurs pendant les mois d'août à novembre est assez surprenante. Elle est en avance sur la culmination du Soleil, car il faut remarquer que l'astre passe pour la seconde fois au zénith environ quarante jours après l'équinoxe d'automne, c'est-à-dire vers le l*' novembre. Étant donnée l'époque de ce passage, rien n'explique la chute de 3** pendant le mois de décembre. Devons-nous penser que le grand nombre de jours de pluie de ce dernier mois en 1894 est intervenu pour tempérer la chaleur du Soleil? S'il
en était ainsi, il n*y aurait pas de raison pour que février accuse le noinimum secondaire par un écart de 3^ avec la moyenne annuelle, alors qu'il a le même nombre de jours de pluie que novembre et présente vers le 10 la première culmination du Soleil. Ce second passage est en réalité caractérisé par une tempéra-» ture relativement basse.
Les partisans de la théorie de Péris pourraient peut-élre objecter que Panneau équatorial des nuages est fortement surchargé et empêche le Soleil de se montrer librement, tandis qu'en novembre il s*est débarrassé de la plus grande partie de sa vapeur d*eau et n'intercepte plus la chaleur solaire.
Celte explication parait assez vraisemblable; mais, à la côte, c'est précisément le phénomène inverse qui se produit : les fortes chaleurs s'annoncent lorsque le Soleil remonte du tropique sud, et celles qui accompagnent la culmination d'automne sont en réalité tempérées, comme elles le sont à Lufol pendant les trois premiers mois de l'année.
Si de nouvelles observations viennent corroborer celles recueillies jusqu'ici, il y aura là un problème très intéressant à résoudre. Bornons-nous à le signaler aujourd'hui à l'attention de ceux qu'intéresse la climatologie tropicale.
Nous avons déjà fait mention de l'amplitude assez élevée des oscillations thermométriques; nous ne possédons malheureusement pas le relevé des maxima et minima pour connaître le chiffre exact de la variation moyenne. Toutefois, il est à prévoir qu'elle est notablement plus forte que dans les autres parties de TÉtat Indépendant» ce qui rend celte région beaucoup plus apte à l'acclimatement des races européennes.
Saisons.
Le régime saisonnier est parfaitement délimité : une saison sèche et une saison des pluies se partagent l'année, et commencent aux mêmes époques que dans le bas Congo.
En 1894-1895, la saison des pluies a présenté son maximum de jours de pluie en décembre et son maximum secondaire en mars. Ce dernier maximum a été brusquement suivi d'un ralentissement, marqué au point qu'avril n'a que le tiers du nombre de jours de mars.
La saison n'en reste pas moins très pluvieuse et donne 106 jours de précipitation.
Il serait fort intéressant de posséder des relevés pluviométriques de cette station, alin d'apprécier dans quelle mesure le passage du Soleil et du Cloud ring intervient pour influencer l'intensité des chutes pluviales.
Voici de quelle manière le lieutenant Brasseur décrit le climat de Lufoî : « La saison des pluies commence en novembre et finit vers la fin d*avril. Pendant œtte saison, le ciel est pour ainsi dire constamment couvert, surtout le matin. Les orages sent fréquents; on en constate quelquefois deux et trois par jour, qui se forment au S. et se dirigent vers l'E. en passant par l'W.; ils ne sont pas d'une extrême violence et il est même rare qu'il y ait des dégâts.
Quelques-uns cependant sont accompagnés de grêle. A la fln de la saison des pluies, tout est submergé, et pendant deux mois il n'est guère possible de s'aventurer dans la plaine. La saison sèche est caractérisée par un vent sec, parfois assez violent, soufflant du SE. Le ciel est alors serein ; les nuits sont froides et il n'y a pas de rosée. Assez souvent on trouve, le matin, une légère couche de glace sur leau des mares, surtout dans les hauts plateaux du S.
> J'ai constaté plusieurs fois dans les nionls Kundulungu, dont Taltitude est d'environ 1500 à 1700 mètres, une température de 3 à K*' au-dessus de zéro. C'est à cause de cet abaissement de température que les indigènes n'habitent pas les montagnes (i) ».
Résumé des observations météorologiques faites à Lufoï par le lieutenant Brasseur.
TEMPÉRATURE
ROMBBB 1 DB JOOBS 1
MOIS
If
as
Octobre 4894 . . .
34Hi
Novembre .
^^fi
Janvier 1895
Si
Février , .
iij&
Mars. .
Avnl. .
Mai . .
Juin . .
ao.8
Août. . .
Septembre
Ahnéb.