‹ Le climat du CongoChapitre 69 sur 97 · IO · texte numérisé non relu

IO

sept.

juin.

M. B. Les pins hautes et plus basses températures signalées ont été

relevées avec i

m thermomètre

ordinai]

rc.

(1) LieuieDaDl Brasseur, L'Urua et le Kalinga. (Mouvement géographique, qo 36, du 8 septembre lb97, p. 123.)

LUKUNGU.

Latitude, S» VW S.; longitude, UM6' 37"; altitude, 233 mètres.

Station jadis clief-iieu du district des Cataractes, fondée vers 1882, et bâtie sur la rive gauche et contre la Lukunga, sur un éperon qui domine la rivière par un escarpement à pic de 30 mètres environ. Le territoire de la rive gauche est très tourmenté, coupé de ravins i pic, tandis que celui de la rive droite est une plaine dont quelques parties seulement sont submergées lors de crues exceptionnelles, qui restent parfois plusieurs années sans se produire. La Lukunga, comme presque tous les cours d*eau de la région des Cataractes, étant une rivière torrentielle k crues subites, les inondations qu'elle provoque ne durent que deux jours, trois au plus.

Cette plaine s*élève doucement, pour former à cinq ou six kilomètres une h'gne de faite qui borde la rivière en se rapprochant de plus en plus de son cours, à mesure que Ton se dirige vers le sud. La ligne de faite de la rive gauche est moins régulière et toutes deux sont trop distantes pour protéger la station contre les vents d'Ë. et d*W., mais leur parallélisme peut avoir une influence sur la direction des courants aériens.

Sol formé d*alluvions argilo-sableuses, où Targilc entre pour une grande part et donne abri à une multitude de termitières.

« Entre le N*Sona-Kibaka et Lukungu, la roule passe à proximité de gros rochers de calcaire cristallin gris blanc et les blocs de grès siliceux réapparaissent en grand nombre; ils sont extrêmement abondants aux environs de la station de Lukungu, à la surface du sol ou enfouis dans la terre jaune i grenaille limonileuse. On rencontre aux environs de la station quelques blocs de poudingue devonien et, dans le limon jaune, une certaine quantité de cailloux de quartz ». (Cornet.)

Nous ne possédons au sujet de cette station que des données générales. Disons seulement que le maximum thermométrique absolu ne dépasse pas 36% et le minimum absolu 17^ De même qu*en beaucoup d*endroits du bas Congo, la température s'augmente par Teffet de la réverbération très forte produite par le sol, de teinte très pAle. En même temps, cette réverbération amène vite une fatigue de la vue, lorsque, par des jours de grand soleil, on chemine dans des endroits accidentés. C'est un phénomène que nous avons souvent observé et éprouvé.

Saisons, — La différence entre les deux saisons est très marquée.

« En 1887, la saison des pluies a commencé le 17 octobre. Elle a débuté par une petite pluie fine, de courte durée. Les pluies ont ensuite progressivement augmenté et, en novembre, de forts orages avec quelques tornades et des averses violentes» mais de courte durée, ont éclaté. »

En janvier, les pluies sont assez rares. Elles ont une recrudescence en février

et atteignent leur maximum en avril, pour finir vers le 15 mai. « Je n*ai jamais vu pleuvoir d'une façon continue comme en Belgique », dit le lieutenant Le Clément de Saint-Marcq, à qui nous empruntons ces renseignements sur les saisons. « Très souvent, à Lukungii, les orages éclatent vers 15 ou 16 heures; il y a une accalmie le soir^ mais Torage reprend avec violence vers 21 heures et rarement la pluie persiste le lendemain au delà de 8 heures.

• La Tondre est tombée sur la station deux fois en une saison des pluies.

» La saison sèche débute par des brouillards intenses le matin, se prolongeant jusqu'à 10 heures; ils se résolvent parfois en pluie.

» La température semble parfois glaciale.

» Quelquefois le soleil est caché toute la journée, mais très souvent il perce la couche nuageuse et alors il fait très chaud.

» Dès le commencement de la saison sèche, beaucoup d'arbres perdent leurs feuilles et le sol en est jonché comme en Europe à Pautomne.

» La rosée nocturne est très abondante (i) ».

La « brise de mer », ou \ent d'W., fait régulièrement son apparition à Lukungu vers 16 ou 17 heures. Elle est parfois très violente, surtout en saison sèche.

Brouillards assez fréquents sur les collines à TW. de la station; ils ne se dissipent parfois qu*à midi.

Le Rév. Hoste, de V « American Baptist IMissionary Society », qui depuis douze ans habite la mission de Lukungu, située à 800 mètres au S. de la station, nous fournit quelques renseignements auxquels le long séjour de Pauteur donne une valeur particulière :

« Saisons des pluies, d'octobre à décembre et de février à juin; cette dernière, incertaine, commence parfois plus tôt, parfois plus tard. Pluies fréquentes et surtout fortes à la fin de la saison.

» Orages de février à juin. Rosée rare dans la vallée, fréquente au sommet des collines.

» J'ai été frappé de la variabilité des saisons. Il y a une période de sept ans entre chaque grande crue de la rivière. »

(i) LleutenaDt Le Clément de Saint-Marcq, Mouvement géographique du 36 août 1888, p. 75.

LULUABOURG.

Latitude, 5« 56' S.; longitude, 22* 50'; altitude, 6â0 mètres.

Cette station fut fondée à la Gn de 1884 par Texpédition Wissmann, sur la rive gauche de la Lulua, à 1200 mètres de la rivière et à 70 mètres au-dessus de son niveau. Le pays est formé de plateaux et de eollines largement ondulées, couvertes de savanes; dans le fond des vallées et le long des rivières, on rencontre quelques forêts de peu d'étendue; le long de la Lulua existent quelques plaines basses.

Le sol est de nature argilo-sableuse, avec affleurements rocheux assez nombreux; dans les fonds, le sol est entièrement composé d'une argile rouge (latérite). La couche d'humus est d'épaisseur variable; parfois elle n'atteint pas i 5 centimètres.

Les données météorologiques que Ton trouvera ci-après sont tirées des observations des membres de l'expédition Wissmann, reprises dans les Mitllieil. der Afrik. Getells., 1889, p. 271, et des observations manuscrites du capitaine de Macar et du lieutenant Le Marinel (i).

Pression atmosphérique.

Les observations de Bolobo ne nous ont pas donné l'occasion de caractériser la marche du baromètre dans le centre du bassin du Congo; celles de Luluabourg viennent heureusement combler cette lacune el montrer la diminution qu'y subit Tamplitude des oscillations de la colonne mercurielle.

D^une année à l'autre, la marche de la pression atmosphérique n'est pas aussi régulière que dans le bas fleuve; on n'y trouve pas une localisation aussi marquée des maxima et minima; cependant l'allure des courbes montre une augmentation manifeste qui parfois s'arrête en mai, parfois se prolonge jusqu'en juillet. Elle

(i) Les thermomètres étaient installés favorablement, dans une maisonnette spéciale el dégagée ; le liaromètre était un Fortin de voyage. En ce qui concerne les corrections des thermomètres, le résultat de trois comparaisons a?ec an thermomètre normal a été noté, et il en a été tenu compte dan» la réduction des observations. (Note extraite des MiUheil, der Jfrik. Geseils, 1889, p. 272.)

A partir de Juillet 1886, nous avons complété les observations de Wissmann par celles des deux officiers belges, dont le relevé manuscrit, en noire possession, témoigne de la régularité et des soins avec lesquels elles ont été prises.

De janvier 1885 à juin 1886, nous avons écarté la température moyenne mensuelle donnée dans le / 7 4. 14^ 194. 19\ Ubleaa des Mittheilung$n (et qui éuit calculée d'après la formule ]. parce qu'elle

7 + 14 4- lî) était manifestement trop faible; nous l'avons rempLicée par celle déduite de la formule ■ .

est suivie cl*une chute lente^ irrégulière^ jusquVn octobre, à laquelle suoeè«le une légère ascension qui s^arréte en décembre. En janvier et février, la pression diminue un peu, mais elle remonte ensuite jusqu*au maximum de mai à juillet.

MOIS. 4885. 1886. 4887. MoyeBM.

Janvier .^ . . 709,0 706,7 708,5 708,4

Février 06,4

Mars 08,7

AvrU 09,2

Juia 08,6

JuiUet 06,7

Août 08,2

Septembre 08,2

Octobre 07,7

Novembre 06,0

Décembre 08,4

mm. mn. ■m.

Moyenne. . . . 708,5 708,1 — 708,5

L'amplitude moyenne journalière^ déduite des observations de 7 et dv 14 lieuresy atteint {""■S, alors qu'elle est de 2"'"'2 à Loanda pour les mêmes heures et pour la même période d*observations.

Température.

Nous avons déjà vu, en parlant de Bolobo, Équateurville, Liranga, etc., que le régime thermique du centre du bassin du Congo présente un caracièrc d^uniformité très marqué; nous retrouvons le même régime à Luluabourg, c'est-à-dire à 4** au sud de Bolobo, dans la région tropicale, et à une altitude double de celle de la station de la Baplist Mission; mais ici ceue uniformité ne se retrouve que dans les moyennes mensuelles, laltitude intervenant pour augmenter Tampliiude diurne des oscillations thermométriques.

Pendant la période d'observations, les températures extrêmes ont été :

Année. Maximum absolu.

1885 36»7 en mars

4886. d8<K) en décembre

4887 (39o9 en février)

Extrêmes absolus . . 39o9 en 4887

A part Lufoi, il ne nous a pas été donné de rencontrer des températures aussi élevées.

La marche des extrêmes moyens diffère sensiblement de celle que Too constate dans les autres stations, (anl par Tordre dans lequel ils se suivent que par le degré qu'ils* atteignent.

Minimum absolu.

4S«8 en août

i4o3 en août

sao8

(48o5 en juin)

4308 en 4885

Ce degré esl très élevé pour les maxima, qui arrivenl parfois au taux du maximum absolu annuel de eertaines stations. Ils s'y maintiennent grâce à rhumidité relative et à la nébulosité très faibles des heures chaudes de la journée. Les minima sont au contraire très bas» par Teffet de Taliitude déjà assez élevée de la station (690 mètres) et peut-être aussi par celui des nombreuses nuits sereines.

MOIS

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