‹ Le climat du CongoChapitre 78 sur 97 · NOUVELLE-ANVERS · texte numérisé non relu

NOUVELLE-ANVERS

Latitude, l^SS' 36" N.; longitude, \9^9' 12"; altitude, 37S mètres.

Cbef-licu du district des Bangala, situé à la rive droite du Congo, k 30 mètres au-dessus du niveau des eaux; dans le fond d*une vallée, en pays de forêts, marécages et plaines basses, à sol argilo-sableux.

Température. — Le maximum absolu observé est de 38®, les 19 janvier, 17 et 18 mai et 9 juin 1891.

Le minimum absolu est de 18% le 11 octobre 1891. Ecart absolu : 20>.

Le maximum moyen oscille entre 31 ""S en décembre et 33^9 en mai. Le minimum moyen entre 20^4 et 21 ''9, avec moyenne de 21*3 pour 1891. La température moyenne est :

àt4h 3aS

Les moyennes mensuelles sont le plus élevées de novembre à juin; elles sont sensiblement plus basses pendant les mois de juillet à octobre.

Février est le mois le plus chaud, avec 27*3 en 1891 et 26*3 en 1890.

Juillet et août sont les mois les moins chauds : 2K*4 et 25<^2 en 1891, el Si'^S et 24*5 en 1890.

La température moyenne déduite de 22 mois d'observations est de 26*.

L'écart moyen entre les heures d'observation est :

de 7 à 44 h. f 8»4

de 44 i SI h - 6,4

de 21 à 7 h - %Q

Le plus grand écart entre les températures de 7 et de 14 heures d'un même jour, a été de 14*3, observé en mai 1891. Le plus petit, de 0*3, en août 1890.

L'écart moyen entre les mêmes heures est, pour toute la période, de 7*3.

Pluies, — Nouvelle-Anvers subit le régime des points situés à peu de distance de réquateur : il y pleut régulièrement toute Tannée, et ce dune façon si variable, diaprés ce que nous indique le relevé des observations, qu'il est è peine possible, en les considérant, de déterminer une saison de moindres pluies.

L'année 1891 a été de beaucoup plus pluvieuse que 1890.

Cesi ainsi que de décembre 1890 à novembre 1891 il est tombé ISSi'^^g en 125 jours de pluie, contre 1421"»2 en 109 jours, de février 1890 k janvier 1891.

Décembre 1890 a le maximum de précipiution : 236""7 ; février 1890 le minimum : 26""3.

La plus forte précipitation en 24 heures a eu lieu en juillet 1891 : lOO*^"'^.

Nombra de joun de pluie.

MOIS

Janvier . .

Férrier . .

Man. . .

ATril. . .

Mai . . .

Juin . . .

Juillet . .

Août. . .

Septembre .

Octebre. , Novembre ,

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Meyenoe.

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Ainsi que nous le disions plus haut, la pluie se montre d*une façon très irrégulière suivant les années, et de Texamen des observations de trente-cinq mois on ne peut guère déduire que ceci :

Janvier et février sont les mois les moins pluvieux.

Mars et avril ont un nombre de jours de pluie très élevé, mais on n'observe généralement alors que des pluies légères, et ces deux mois forment eu quelque sorte la transition de la saison la moins pluvieuse à la saison des grandes pluies.

Le maximum de jours de pluie (16) appartient à août 1891.

Les aragei sont nombreux, surtout d'octobre à décembre. En décembre, chaque grande pluie est accompagnée d*orage. (Goquilhat.) Les orages viennent pour la plus grande partie de TE., quelques-uns du N. et exceplioonellement du S., de TW. ou du SW.

Les brouillards sont nombreux en tout temps. Goquilhat les renseigne très fréquems en avril. Ce fait s'est vériflé en 1891, mais pas en 1890. Il semble plus exact de les dire fréquents d'avril i décembre, et moins fréquents de jaavier à mars.

Nébulotité. — Juillet a été presque sans soleil, avec nuiu froides et ciel couvert (Goquilhat.)

Résumé des observations météorologiques

MOIS

Féifrier (i) . .

Mars. . . .

Avril. . . .

Mfti . . . .

Juin («) . . .

Juillet . .

Août. . .

Septembre .

Octobre (s) .

Mofenibre . .

Décembre (4)

TEMPÉRATURE

Février

Mars

Avril

Mai

Juin

Juillet

Aoùl

Septembre

Octobre

Novembre

Période de avril 1890 à mars i89i

— juUIet 1890 à juin 1891

— oct. 1890 à sept 1891

— déc. 1890 à nov. 1891

Moyenne générale . .

(t) Sur "24 observations. (<)

âl,6 21,6

:hoi

2iol 21,9 21,5 21,5 21,7 21,6 21.1 20,8 20,9 21,1 21,6

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I30O 12,6 14,0 13,2 14,3 13,5 11,0 11,4 13,3 14,2 iM

7*3 iH 6,9 ây.H

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Sur 27 observations. (s) Sur 28 observations. (4) Sur 28 observations.

lites à NouvelU-Arwers par le D' Gardinbr.

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ea d'ûbsen^iioii.

Août (1890 et 1891) présente le maximum de jours eouverls, 18 chaque année; aussi sa nébulosité atteint-elle une moyenne de 7.0 et de 7.6. Pour Tannée,

la nébulosité moyenne est de 6,i

le nombre de jours couverls 439

le nombre de jours sereins 85

Vents. — Les vents dominants sont ceux de TE. et du S., qui soufflent d*une façon assez régulière; il faut aussi noter ceux de SW., qui interviennent pour une certaine part.

Grêle. — Signalée une seule fois au cours d*un orage, le 15 avril 1890, de7h. 30 m. à 8 h. 15 m.

Nous ajouterons à ce qui précède la description que le capitaine Coquilhat a faite du climat de Nouvelle-Anvers, dans son ouvrage intitulé : Sur le Haut- Congo (i).

Les quinze mois que j*ai passés à Iboko (i) me permettent de donner un aperçu du climat de cette région.

S'il n'y a pas, à proprement parler, de saison sèche, il existe néanmoins des mois de moindre pluie: ce sont décembre, janvier et février.

Du 21 décembre 1884 au 3 janvier 1885 et du 19 février au 3 mars suivant, il n*a pas plu du tout. Avril 1885 fut excessivement pluvieux et marqua le moment correspondant à la crue exceptionnelle du fleuve.

Mars 1884 atteignit le maximum dVau; mai 1885 resta dans la moyenne.

Juin 1884 fut moyen et juin 1885 dépassa l'ordinaire.

Juillet 1884 et juillet 1885 eurent des pluies moyennes.

Juin et juillet des deux années furent signalés par la fréquence du temps gris, des brouillards et par Tabsence relative de soleil. Les brouillards du matin sont fréquents en toute saison; les plus forts se dissipent généralement vers 9 heures.

Août, septembre, octobre et novembre 1884 furent arrosés en quantité normale.

En général, les pluies fortes furent de beaucoup les plus nombreuses.

Les pluies nocturnes représentaient une fraction variable, mais habituellement importante du total. Il est remarquable que les nH>is de moindre pluie furent ceux où cette fraction fut la plus considérable. Elle a été de % ^^ décembre, de **'Vi6 ^^ janvier et de «/j en février.

(i) Pages 372 et suiv.

{%) Iboko est le nom du lerriloire sur lequel fui installée la slalion qui prit le nom de Bangab et devîDt eosulie Nouvelle-Anvers.

Voici au aarplut ie tableaa résumé des pluies. Les météorologistes sont priés de regarder ces chiffres comme simplement approximatifs et de considérer qu*il y avait des jours où il pleuvait ie jour et la nuit :

MOIS

Nombre de jours do pluie

Nombre d'heures de pluie

Nombre de jours de pluie

Nombre d'heures de pluie

JanTier

Fénier

Mars.

ÀTriï.

Mai .

Juin .

JaiUet

Août.

Septemb

Octobre

Norembr

Décembr

re .

iO

Les pluies n'avaient pas de régularité quant à leur espacement et au mode de leur apparition. Tantôt elles se suivaient pendant plusieurs jours consécutifs ; tantôt elles laissaient entre elles des intervalles de deux à neuf jours. Parfois elles étaient précédées d*un temps sombre; parfois elles suivaient un brusque trouble du ciel. Les orages étaient fréquents et ils venaient le plus souvent du NE. ou du SE. Je n'ai pas constaté la cessation de la rosée nocturne, toujours abondante, pendant les mois de moindre pluie.

Je n'ai pas noté d^effets frappants de saison sur telle ou telle essence dans la végétation. Pas de dessèchement simultané. Les arbres se dépouillent successivement suivant leur espèce, et les feuilles nouvelles remplacent promptement les anciennes. Les graminées mûrissent, se desséchent, s'affaissent et pourrissent étouffées par les pousses récentes. Ici, pas d*incendie annuel des herbes comme dans le bas Congo.

L'air est toujours chargé d'humidité. Le sol n'est jamais complètement desséché. Il suffit de le creuser à un pied de profondeur pour trouver une terre fortement imbibée.

Le bassin du Congo est situé dans la zone des vents alizés du SE. Il faut

croire à une déviation de ces vents, car celui qui règne chez les Bangala comme i rÉquateur, et plus haut, vient plutôt du SW. et rafraîchit Tatmosphère. On constate le même refroidissement et la même déviation sur la côte d'Angola.

Mes notes sont insuffisantes pour déterminer s'il y a une période spéciale pour les orages tournants, dits tornades, dont celle du 30 juillet 1885 fut un type parfait.

Le vent arriva subitement du SE. avec une vitesse énorme, couvrant le ciel de nuages noirs. Il passa ensuite au S., puis à TW., et en6n au N. Le cercle était presque complet. Les toitures furent secouées violemment, de nombreux bana niers furent renversés ; dans la forêt les dégâts furent énormes.

Les mois de janvier et de février sont les plus chauds; leur température esi de 34* à 35*. Juin et juillet sont les plus frais et descendent à 30* et même à 37*. La température habituelle des autres mois est, vers 1 heure de Paprès-midi, de32*.

Les nuits fraîchissent vers 3 heures du matin. Je n*ai jamais relevé moins de 21% et ce minimum est anormal. La nuit nous avions souvent 27* dans les premières heures, et 24* i 25<^ vers le matin.

La température de Teau se maintient très constante à 26*.

Les crues du fleuve sont intimement liées aux phénomènes atmosphériques.

Il y en a deux par an : une en mai et une en décembre. Le moment où j'ai vu le Congo le plus bas a été le 5 janvier 1884. Mais ayant quitté les Bangala du 9 janvier au 4 mai de la même année, il est très probable que le fleuve a encore baissé en février. En prenant pour 0 le niveau du 5 janvier, j'ai inscrit les chiffres suivants pour les points les plus hauts et les plus bas :

QiBOO 5janYieri8S4

S«90 4maii884.

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