TEMPÉRATURE MOYENNE PAR JOURS
AMPLITUDE DIURNE il PAR JOURS 1
clairs (i).
couYerts (1).
en général.
clairs.
couveru.
en général.
clairs.
eouTerts.
Janvier
2io4
Février
Mars
Avril
Juin
Juillet
ifi
Août
Septembre
Octobre
Novembre
Moyenne. . . .
L*influence de la nébulosité sur la marche de la température dans le cours de la journée est assez considérable; elle agit surtout sur Tamplitude diurne... Ordinairement la quantité dont la température moyenne des jours couverts s'abaisse sous la moyenne générale du mois est plus grande que celle dont la température s'élève dans les jours sereins. Cela tient à ce que la nébulosité mensuelle tend plutôt è être faible que forte, par suite des nombreux après-midi moins nuageux:
(«) Von DanckelrnsD a compté comme Jours clairs ceux dont la nébulosité moyenne était inférieure i 3 et comme ]oura couverls ceux oii elle aiieignait 0,5 à 10.
par conséquent 9 la température mensuelle doit se rapprocher davantage de celle des joura sereins et non de celle des jours couverts.
Humidité de l'air.
L*htimidiié de Tair est plus faible à Vivi qu*à la côte. (Gabon, moyenne de deux années, SO""! et 87 7©; Chinchoxo, moyenne de deux années, 19""3 et 86 7o; Banana, lO'^'S et 82 7o; Loanda» moyenne de quatre années, 18"^9 et 83 o/o; Vivi, 17~3 et 75 <>/..)
L*amplitude de la moyenne mensuelle de la tension de la vapeur d*eau a élé de 7""7. A Chinchoxo elle fut de S*"""!, au Gabon de 5°'"'3 et à Loanda de 7—9.
Le minimum absolu de la tension, 9'""9, eut lieu le 31 juillet 1882, dans Taprés-midi; le maximum absolu, 22"""7, se produisit le 11 mars 1883, à
7 heures du matin. L*amplitude des extrêmes absolus est donc de 12**8.
La marche diurne de la tension de la vapeur à Vivi est assez différente de celle de Chinchoxo, parce que la distance de la station k la mer est déjà suffisante pour que le régime bien connu des territoires côtiers tropicaux ne puisse plus s'y faire sentir. A Vivi, où la tension monte en général depuis 6 jusqu'à
8 heures du matin, la matinée se rapproche du régime des côtes: dans raprès-midi et la soirée, au contraire, Tallure ressemble davantage au régime continental et i celui des stations situées hors des tropiques.
La grande sécheresse de lair du 4 février 1883, à Vivi, est très remarquable : la tension de la vapeur d*eau tomba de 18'*"4 k 11 ""3 de 7 heures du matin à 2 heures du soir, et à ceue heure Thumidité relative était de 36 7o« ce qui est d'ailleurs la plus faible humidité qui ait élé observée. A 5 heures du soir ces deux valeurs n'étaient encore que 1 5**2 et 47 7o« Cette journée a été ensoleillée, sans avoir toutefois été très chaude; il n'y avait pas de vent fort Les jours suivants, jusqu'au 8 février» se distinguèrent aussi par la grande sécheresse de l'air dans le cours de l'après-midi, sans cependant atteindre les chiffres de la journée du 4.
Le maximum annuel de l'humidité de l'air se produit en décembre; le minimum de la tension de la vapeur tombe en juillet, celui de l'humidilé relative en août. La diminution de l'humidité de l'air est très considérable dans la période de transition de la saison des pluies à la saison sèche, aux mois de mai et de juin :
TentioD.
Humidité niatife.
Mai. Juin.
Mai.
Juia.
nm. an.
i» penude des mois de mai et de Juin (i883)
tàfi
Moteume
La moyenne annuelle de roseilialion journalière de Thumidité relative est de 98 «/o (Chinchoxo 15 Vo)« du matin à raprès-midi. Le minimum tombe en novembre (17 Vo)i le maximum en août et en février (92 et 34 <*/o).
Nébuloêilé.
La nature des nuages et le degré de nébulosité diffèrent considérablement quand on passe de la saison sèche à la saison pluvieuse. Durant cette dernièrci les nuages à formes accentuées dominent, notamment de gros cumulus en balles, de couleur claire ou fortement tranchée, des nimbus foncés, et, après les averses, des stratus étirés. La nébulosité offre un caractère variable : des ciels couverts et sereins alternent surtout dans la matinée et les nuages se détachent nettement sur le fond assez bleu du ciel. Si celui-ci se recouvre d'un voile de vapeur, ainsi que cela se présente parfois après les pluies, quand Pair est chaud et humide, les petits cumulus gris blanc sont encore neuement accusés sur le voile gris qui se trouve derrière eux. Il résulte de ces contrastes dans la forme des nuages que des jours entièrement couverts et des jours complètement sereins ne s'observent presque pas dans la saison des pluies; même quand le ciel semble recouvert d'un rideau nuageux très épais, les rayons solaires sont encore bien perceptibles.
La marche journalière de la nébulosité se présente ordinairement ainsi : au lever du soleil, le ciel est couvert, mais il s'éclaircit graduellement entre 8 et 10 heures, tout en éprouvant des rechutes. — A 1 ou 2 heures de Faprès midi, les orages apparaissent et occasionnent de nouveau un accroissement de la nébulosité dans la seconde moitié de Taprès-midi. Le plus souvent le ciel s*éclaircit ensuite, le soir ou la nuit, pendant plusieurs heures.
Ces conditions se modifient dans la saison sèche. Les changements dans la nébulosité se produisent plus lentement et plus régulièrement, et celle-ci offre un caractère plus constant pour chaque journée; les jours entièrement sereins ou plus ou moins couverts sont beaucoup plus nombreux. Par contre les nuages à contours définis disparaissent et le bleu de Tatmosphère, qui n*était jamais, il est vrai, très intense ni très pur pendant la saison pluvieuse, prend une coloration sale allant jusqu'au gris de plomb. Les nuages dominants sont alors des cumulostratus à contours vagues et de petits cumulus floconneux indistincts ; ce n'est qu'au-dessus des incendies de prairies que Ton voit flotter de gros cumulus à contours arrêtés. Jusqu'à 15 ou 20<^ au-dessus de l'horizon, il y a presque continuellement un voile de vapeur et de fumée qui souvent empêche la vue de s'étendre au loin.
Ce voile est dû à la fumée de ces vastes incendies de prairies qui apparaissent tous les ans pendant la saison sèche dans toute l'Afrique tropicale. Ils produisent des quantités de fumée dont on a peine k se faire une idée et auprès desquelles les fumées réunies de toutes nos machines à vapeur, incendies de tourbières, etc., paraîtraient insignifiantes.
Pendant la saison sèche, la marche diurne de la nébulosité se présente souvent
de telle sorte que le ciel s^^claireit jusqu*à midi ou dans le courant de Taprèsmidi, puis lentement le voile nuageux se dissout et disparaît. Le ciel reste alors découvert, quoique brumeux, jusqu'aux heures avancées de la soirée. Souvent cet éclaircissement progressif se produit avec une remarquable régularité, aux mêmes heures, pendant plusieurs jours de suite.
Le ciel se couvre de nouveau généralement après 9 heures du soir, et alors un voile de nunges et de vapeurs venant de TW. s*ctend rapidement sur le ciel. Il n est pas rare de voir Thorizon visible se couvrir en moins de dii^ minutes.
Il arrive aussi que le ciel se cou\re déjà entre 7 cl 9 heures; d'autres fois il reste serein toute la nnit et ne se charge de nuages que le lendemain, un peu avant ou après le lever du soleil et pour un temps plus ou moins long.
Nous ajouterons peu de chose aux considérations qui précèdent, empruntées è von Danckelman, et nous nous bornerons à signaler le fait beaucoup moins régulier et moins marqué, à Vivi, de la diminution de la nébulosité aux heures de la soirée durant la saison sèche. Ce phénomène, appréciable déjà i Banana, devient dans le haut Congo excessivement sensible, au point de donner lieu, dans certaines stations, è un chiffre inférieur à 2 pour les observations de 21 heures. Ici, au contraire, la nébulosité n'est pas inférieure à 5.1 à ce moment de la journée.
Période diurne et annuelle de la nébulosité.
Si
Moyenne.
Janvier
PéTrier
Mars
ATril
Mai
Juin
iaillet
Août
Septembre. . . .
Octobre
NoTembre ....
Décembre ....
HOTBRIIB
^fi
Daos son mémoire sur les observations de Vivi, le savant météorologiste à qui nous empruntons lous les détails de cette notice, attribue une importance toute particulière à rinflnence de la fumée résultant des incendies des savanes africaines. Si nous sommes d*accord avec lui pour admettre cette influence, nous ne pouvons cependant Tctcndre è toute la période de sécheresse, pour la raison que ces incendies ne se voient plus guère après le 10 aoûi; en outre, dans les contrées placées au SW., d'où les vents de SW. pourraient amener la fumée vers celles du NE , la saison sèche, ainsi qu'on peut s'en apercevoir à Loanda, est un peu en avance sur cille de Vivi et les incendies en sont, par cela même, avancés. Dans ces conditions, nous ne pouvons admettre leur influence dans les observations du mois d'août. Au reste, si nous comparons les relevés de Vivi et de Banana (point pour lequel il ne saurait être question de faire intervenir rinfluence de la fumée des incendies, puisque les vents de SW. y soufllent régulièrement et qué^ Banana est au bord de l'Océan), il n'y pas une discordance si grande pour les mois d'août et de septembre. En revanche, la difl'érence est manifeste pour le mois de juillet. Les observations de San Salvador montrent, du reste, un tel éclaircissement du ciel dans les mois de saison sèche, qu*il y a lieu de croire qu'en réalité la fumée des incendies intervient pour peu de chose dans le degré de nébulosité.
Vents.
Dans la première partie de notre travail (voir pp. 43 et 44) nous avons étudié le régime des courants atmosphériques de cette station; nous ne reviendrons donc pas ici sur ce sujet.
Pluies.
Précédemment (p. 31) et à la notice sur Banana, nous nous sommes longuement étendus sur le régime saisonnier du bas Congo; nous ne nous répéterons pas, car Vivi est entièrement soumis à la division que nous avons faite de l'année météorologique.
La saison 1882-1883 fut caractérisée par une abondance très marquée des pluies sur toute la côte SW. d'Afrique. La première pluie se montra le 4 octobre, mais en réalité la saison ne commença que le 10 novembre, par une forte pluie d'orage.
Les pluies persistèrent alors avec des intervalles d'un ou deux jours secs jusqu'au 27 novembre. I;lles cessèrent ensuite jusqu'au 5 décembre. Du 27 décembre au 1 1 janvier, il y eut un nouvel intervalle de sécheresse, avec 2"*"* de pluie seulement. Le temps resta complètement sec du 29 janvier au 16 février. En mars, les chutes de pluie furent pour la plupart séparées par des périodes intermédiaires de plusieurs journées sèches, mais en avril elles tombèrent de nouveau d'une façon plus continue. La saison des pluies de 1883 touchait à sa fin le 6 mai; dès lors il n'y eut plus de pluie notable.
Le maximum de la quantité d'eau tombée en une journée fut de 101''"9,
le 17 décembre 1889. Cette pluie eut lieu le soir, et dura 2 heures KO minutes.
L'intensité moyenne par pluie fut :
eninaH883 9,7 par Jour déploie.
en septembre 0,8 —
en octobre 3,3 —
ennoTimbre 44,4 —
en d(<cembre S2,7 —
en janvier 4883 8,8 ^
enfôviier 4,4 —
en mars 43.4 —
en avril 44,4 —
en mai 8,4 ~
Les pluies, dans ces régions, étant toutes des pluies d*orage, tombent dans de courts inlervalles; des pluies persistant pendant plusieurs jours, à la manière de nos pluies d^Europc, ne furent point observées. Il n'arriva jamais que les travaux è Tair libre durent éire suspendus pendant toute une journée à cause de la pluie.
A Yivi, les pluies sont presque toujours accompagnées de phénomènes électriques; une pluie de lO"""* sans phénomènes électriques fut observée une fois seulemeni, le 17 novembre 1882, au matin.
Dans un grand nombre de jours hors et pendant la saison des pluies, il tombe de Peau en quantité trop faible pour être mesurable. De mai à octobre, on observe fréquemment enire 5 et 9 heures du matin une légère bruine que les Portugais appellent « cacimbo ».
La plus grande quantité de pluie, 43 ^o» tombe entre 2 et 9 heures, et 41 7« dans la nuit, jusqua 7 heures du malin. Cependant si nous réduisons la dernière période au même espace de temps que la première, c'est-i-dire à 7 heures, il ne nous reste que 29 7o- La pluie qui tombe entre 7 heures du matin et 2 heures de Taprès-midi ne donne en moyenne que 16 7o du total
Le total des précipitations pendant la saison 1882-1883 fut de 1080"^9, pour 87 jours de pluie recueillie (i). Le mois de novembre arrive en tète avec le plus grand nombre de jours de pluie recueillie (20), de pluie en général (23), et la plus grande hauteur d'eau {287'""5).
Von Danckelman ne fait pas autrement allusion à la petite saison sèche qu en signalant une petite période de sécheresse venant à deux reprises, du 27 décembre au 11 janvier et du 29 janvier au 16 février, entre lesquelles janvier donne 9I''*7 pour 11 jours de pluie recueillie.
Orages; éclairs; tonnerre.
La partie du commencement de notre travail consacrée aux phénomènes électriques a, ainsi que nous Pavons signalé alors, été tirée de Touvrage de von Danckelman; nous y renvoyons donc et nous nous bornerons è relever ici la fréquence toute particulière de ces phénomènes.
(1) La période d*un an, mai 4882 à avril 4883, donna 4079"» pour 86 Jours de pluie recueillie.
Certains mois ont été réellement remarquables, avril et novembre, qui ont eu respectivement 1 1 et 44 jours d*orage, 8 et 7 jours de tonnerre, 19 et 21 jours d^éelairs, soit 38 et 37 jours de manifestations électriques. La saison des pluies s*est clôturée avec 47 jours dVage, 47 jours de tonnerre et 47 jours d*éclairs, soit au total 141 jours de phénomènes électriques apparents.
Nous donnons ci-après le tableau de la classiGcation des orages diaprés leur point d^origine.
Répartition des orages par mois et (Faprès leur direction.