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miques entre maxima et minima, apanage des climats continentaux.
L’amplitude des moyennes thermiques, sur le littoral calaisien, nettement moins élevée que celle de la région intérieure, plus faible que: celle du littoral de l'Océan, de la Provence, de la Côte d'Azur, est très voisine de l’amplitude des moyennes de la Bretagne où la température atteint son maximum de stabilité, ainsi. qu’il ressort des statistiques de. Vallot.
AMPLITUDE DES MOYENNES, THERMIQUES (d’après Vallot).
Saison
Froide Chaude
LORIE JSTOR ER LE Le 4,9- 5,9 CHOCO IRC OLATS EN EE TE LE, 5,6: 1,9 Littoral méditerranéen: Provence. ....... 7,4 8,7 MILEO AIS OCÉANS A eh PE 8,1 10,3 COOP EE IS let ER RE 9,2, 9,8 HÉIOMMNIÉMEUÉC RES ENS bars de 8 11,4
« On y remarque; surtout lorsque la nébulosité est la plus forte (octobre à avril) des constances remarquables de la température. Ainsi il est des périodes où celle-ci ne varie pas même de 2 degrés (13: au 17 février- 193? — 19 au 22 mai 1931 — 6 au 13 novembre 1932) >. (Gondolo).
Voici, d’après cet auteur, pour une période de 25 ans (1870-1896), une statistique précisant la tempéra-
ture moyenne annuelle.
NU Fe
Années Moyennes Années Moyennes 1869-70 10,61 1882-83 12,14 12,09 13,88 10776 12 11,32 10,24 12,32 11,88 12,28 1 10,24 11,92 11,01 15,49 10 13,24 DIR 10,80 10,50 11,10 11,53 11,73 12,88 1881-82 12,32 1894-95 10,26
(D’après Gondolo).
Assez peu variable avec les années, elle oscille autour de 11°3 environ.
Mentionnons que la température annuelle de Paris. (Observatoire ae St-Maur) est à peu près de 10°2; celle de Lyon 11°8, environ.
Le profil thermique mensuel, à Calais, est, en
moyenne, à peu près le suivant :
Mois JF: MA: M. J. Jt. Ao. S. O. N°D- 6° JA 14° 18° 13°5 5°
Max. Min.
Soulignant le caractère d’uniformité thermique
mentionné : hivers doux, étés sans fortes chaleurs.
Relevons qu’à la belle saison pour les mois de juin,
juillet, août, la moyenne thermique n’excède pas 18°,
donnée climatique importante quant à une hélio et balnéothérapie éventuelles.
LT es
Le tableau ci-dessous met en parallèle les températures moyennes de Paris, Lyon, Calais.
Paris Lyon Calais (Observatoire (D’après | St-Maur) Faucher) Janvier ) 3e U Février \ Sue e Mars ) go 10° , Avril \ 4 Ù Mai ) DS / 15° 18° 14° Juin \ Juillet | 18°1 20° 18° Août \ ï Septembre ) ( 13° 15° RTE Octobre \ :
Novembre ) 43 4° 5° Décembre \
Parallèlement à l’amplitude des moyennes thermiques, celle de la variation diurne, très élevée et variable dans les régions continentales, n’est ici que de quelques degrés (3° en moyenne) et sensiblement constante.
A l'inverse des régions montagneuses, peu d’écart, par ailleurs, entre températures diurnes et nocturnes, le double jeu de la brise de mer, rafraîchissante dans la journée, de la brise de terre réchauffante pendant la nuit apportant encore un élément d’égalisation thermique.
Il apparaît qu’une des premières caractéristiques de ce climat est de posséder une température remarquablement égale et stable, point important quant à ses
effets physiologiques.
PRESSION BAROMETRIQUE
Directement fonction du niveau du bord de la mer, elle demeure généralement très haute, sa moyenne annuelle voisine de 763 m/m.
Très stable, dans l’ensemble, ses variations sont habituellement régulières et de courte amplitude, liées. le plus souvent, d’ailleurs, aux variations thermiques. Les tempêtes, cependant, entraînent des variations. plus marquées et assez brusques de la pression atmosphérique mais ce ne sont que des accidents passagers.
Voici les pressions barométriques à Calais, pour juin 1938, à titre d'indication.
RE PORT RE A ME CM re 1) 759 760 762 764 765 766 764 764 765 767 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 467 7607606 768 7685-7609 770-770 769768
21: 12220023 00240005 an 20 22627 28 29 30 107. 767 : 766.700 7010700 70920764 0702 0108
La première conséquence climatique de ces pressions atmosphériques habituellement très fortes se traduit dans la « condensation » de Pair, — selon l’image de Peter — point important sur lequel nous reviendrons ultérieurement.
PLUVIOSITE
Comme la température, la pluviosité apparaît étroitement soumise à l’influence maritime : les pluies tombent, ici, très fréquentes, comme sur la plupart des régions côtières et leur régime porte la « marque » de cette immédiate proximité de la mer : le plus souvent, pluies courtes, fréquentes, à allure de « grains » survenant brusquement, de façon assez irrégulière — trait contribuant pour beaucoup à donner à la physionomie de ce climat une apparence capricieuse. En septembre, octobre, novembre, cependant, les pluies sont généralement plus longues, plus abondantes.
Si, en cours de journée, les « grains » surviennent le plus souvent de manière assez « désordonnée », selon les perturbations atmosphériques du large, dans l’ensemble de l’année, le régime des précipitations conserve, cependant, une constance assez nette : le nombre des jours de pluie, chaque mois, restant sensiblement le même, voisin de 13, sauf en automne où il atteint 17 environ.
Et pour l’ensemble de l’année, la prédominance des pluies fréquentes, courtes, fines, explique que la quantité globale en m/m d’eau tombée, par an, est bien moins forte que le nombre de jours de pluie, par an,
toujours très élevé, ne pourrait le faire penser.
HTC pi
A Calais, la moyenne annuelle des jours de pluie est de 160 environ; la hauteur d’eau annuelle ne dépassant guère 740 m/m à 750 m/m. Fait encore plus net, à Dunkerque, avec 157 jours pluvieux et 545 m/m seulement (moins que Paris), alors qu'Hyères, avec 78 jours de pluie seulement, atteint près de 800 m/m. (Averses abondantes d’été).
Pour Calais, voici à peu près les hauteurs d’eau mensuelles, d’après les statistiques de Blanchard (établies sur un minimum de 8 ans) :
PACS MM PAST N PE I MITA RES OMENRD 490 43 "41" - 41 LT SOMME 00 NME ORE 72e A
ds, Te RL re Année moyeene : — 740%
Généralement, les mois les plus pluvieux sont : septembre, octobre, novembre; février, mars, avril les moins pluvieux. Une pratique climatothérapique éventuelle serait influencée par la pluviosité assez élevée de juin, juillet, août.
Voici, par ailleurs, à titre de comparaison, quelques pluviosités approximatives :
Littoral Océan : Jours de pluie 14% — Hauteur d’eau : C°9 %.
Côte d'Azur : — =, 76 = — 800 — Paris : = = 360 — Lyon : — — 752 — Besançon : Jours de pluie 187 — — — IQ —
De toutes les régions françaises riveraines de la Manche, celle de Calais reste une des moins arrosées, sa hauteur d’eau annuelle étant inférieure à celles de la Seine-Inférieure, de la Manche, de l’Ille-et-Vilaine,
du Finistère, supérieure à celles de la Somme, du Calvados, des Côtes-du-Nord ainsi qu’il appert d’une autre statistique d’Angot (d’après celle-ci) :
Seine-Inférieure ............ 845 m/m.
MARCHER RM Tan 830 m/m.
HecViinen enr rh 790 m/m.
HUDISTE ORALE EN ANA SERIE 760 m/m.
PASSP OUAIS 27 2 Se 745 m/m.
SOIR ER PL LR TE. ee 710 m/m.
CARAUOSNETS RAR RS Re 700 m/m.
Cotes-du- Nord: LU er 685 m/m.
Par ailleurs, il est intéressant de constater combien dans cette région, presqu’uniformément plate, la pluviosité y est fidèlement « fonction » du relief, si peu accusé soit-il, agissant néanmoins comme « centre de condensation » et dessinant nettement la carte des pluies, « celle-ci accusant déjà même les minuscules collines flamandes (Mt. Cassel —— Mt. des Cats » (Allix). C’est ainsi que les différents points des collines du Boulonnais, de l’Artois, retenant en partie les pluies amenées par les vents dominants d'Ouest et Sud- Ouest, recueillent le maximum de pluviosité, ainsi que les monticules de la plaine flamande; le minimum de pluviosité étant dans la plaine maritime et allant diminuant au fur et à mesure qu’on quitte l’intérieur pour la plaine côtière où la pluviosité est la plus basse.
Ainsi, sur le pourtour du Boulonnais, Hucqueliers (à 150 m.) dépasse 1 mètre de pluie (1.040 m/m), (soit une différence de près de 500 m/m. avec Dunkerque,
Ent) 2
à une distance d’une soixantaine de kilomètres seulement) — le Gris-Nez (45 m.), éperon de la falaise
boulonnaise, près de 800 m/m.
Collines d’Artois : plus de 760 m/m.
— « Saint-Omer, dons la plaine, à 15 m. d'altitude, reçoit 622 m/m. quand, tout près de là, Cassel, sur sa butte à 106 m.,.en recoit 795 m/m. » (Alix). - Dans la plaine maritime :
Guines, Ardres, Avdruicq près de 700 m/m.
Le long de la plaine côtière :
Dunkerque : 545 m/m.
Leon, Mardyck ": 613 n1/m.
Gravelines :: (682 m/m.
Oye : 710 m/m.
Il apparait donc que Calais (740 —— 750 m/m), est un des points les plus arrosés de la plaine littorale de la Mer du Nord; conséquence, semble-t-il, de son site proche du Blanc-Nez, contrefort du Boulonnais (134 m.), atteignant 814 m/m. |
Les pluies d'automne, de plus longue durée, plus abondantes, « sont amenées presque toujours par les cumulus bas qu’apportent les vents marins d’ouest et sud-ouest, mais il n’est pas rare non plus .qu’elles accompagnent les vents d’est.
« La majeure partie des précipitations enregistrées dépasse rarement l’allure de 12 à 15 m/m à l’heure » (Gondolo).
(Pluies très abondantes, « historiques » : 25 juin
1888 : inondation de la ville et une partie des environs
sie
dont le village d'Hervelinghem entièrement submergé; 11 juillet 1932 : autre inondation importante). Ces averses torrentielles demeurent tout à fait exCeptionnelles. |