HUMIDITE
Rappelons qu’on considère généralement l’atmosphère comme : très sèche au-dessous de 55 % d’humidité relative, moyennement sèche entre 55 et 75 %, moyennement humide entre 75 et 90 %, très humide au-dessus de 90 % (ce dernier degré d’humidité relative correspond un voisinage ou à l’état même de saturation).
Le degré hygrométrique du climat calaisien, à peu près constant en cours d'année, oscille autour de 85 % environ, ses variations étant approximativement les suivantes :
JF: M. A COMITE A ES ON D AI en 88 84 84 83 85 89 85,5
Divers facteurs contribuent à entretenir, de manière stable, cette humidité élevée : la pluviosité abondante, l’agitation du détroit ainsi que les marées fortes, recouvrant une très grande surface d’estran et chargeant l’atmosphère d’embruns. Le nombre annuel, relativement limité, des jours de grande insolation, et surtout, ainsi que nous y avons fait allusion précédemment, le contact avec une région sub-lit-
torale au sol argileux imperméable, découpé par une
Re es
nultitude de canaux et littéralement « imprégné » d’eau.
Il semble que tous ces éléments réunis entretiendraient même, ici, un degré hygrométrique beaucoup plus élevé et supérieur à 85 % sans l’action très marquée, et à peu près continuelle des vents, piussant agent d’évaporation, exerçant un véritable drainage dans une atmosphère chargée de vapeur d’eau.
Quelles sont les conséquences climatiques de cette humidité élevée ?
« Le degré hygrométrique de l’air est le grand régulateur thermique des climats; le jour, la vapeur d’eau réchauffe l’atmosphère en retenant les rayons calorifiiques et empêche ainsi, en même temps, le réchauffement exagéré du sol. La nuit, elle diminue le rayonnement terrestre, ralentissant ainsi le refroidissement du sol ». (Cluzet).
Donc, élément de régulation thermique, ajouté à celui de la mer, amortissant les grands écarts de température, empêchant les grands froids comme les chaleurs estivales étouffantes, déterminant la grande stabilité thermique de ce climat.
Une seconde conséquence climatique de cette humidité constante est d’uniformiser, pour ainsi dire, les saisons, estompant le passage, de l’une à l’autre, particuliérement net dans les régions continentales et tendant à réduire l’année à un hiver et un été seulement. L’adage populaire se trouve, par là, quelque peu mis en défaut; les quatre saisons, loin d’exister dans la même journée, ne se manifestant même pas, de façon
nette, au cours de l’an.
Voici à titre de comparaison, les états hygrométriques moyens de Paris ainsi que ceux du littoral
Océan et Côte d'Azur, d’après Vallot.
Paris (Observatoire St-Maur) :
RAR RM AIM: JT AT R OR DE Dei 87,2 82,7 74,8 69,1 699 72,7 72,5 74,3 80,5 85,2 86,8 88,6 18,1 = + (Amplitude : 19,5) Littoral Océan :
JF: SM-A. . M: J'AC-SRRO MENT AM eN
85 82 84 82 83 86 83,6 — 2F Côte d'Azur :
De la comparaison de ces différents chiffres, ressort que le degré hygrométrique moyen, à Calais (85,5) est le plus élevé. Peu variable avec les mois (amplitude 6), un peu moins stable que sur le littoral Océan (amplitude 4 ; plus stable que celui de la Côte d’Azur (amplitude 7), et de Paris (amplitude 19).