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Pigmentation rapide des parties découvertes (On admet généralement qu’elle est une défense de l’épiderme contre la pénétration des rayons abiotiques et les brûlures qu’ils provoquent : érythèmes, phlyctènes); même par temps gris, les « coups de soleil » ne sont pas exceptionnels.
Localement, ces radiations agissent sur les lésions cutanées, sur les plaies atones ou tuberculeuses et en favorisent, notamment, la cicatrisation.
Au point de vue général, l'effet de ce « climat chimique » consiste en une augmentation nette des échanges nutritifs, une stimulation générale de toutes les fonctions; action plus particulièrement marquée, semble-t-il, sur la musculature et le squelette, surtout : les effets antirachitiques des rayons ultra-violets, en particulier, touchant le déséquilibre du métabolisme minéral, et la nutrition même de la cellule osseuse. . Accélération du pouvoir reminéralisateur.
D’autres effets physiologiques résultent encore de l’action des vents. Médicalement, ils peuvent être à peu près comparés à ceux d’une douche d’air, constante, légèrement tiède et humide : aération continue sur les régions couvertes, massage atténué sur les régions découvertes et même, lorsqu'ils soufflent avec force, « friction ». (Morhardt).
Mercier des Rochettes a comparé l’action de cette ventilation à celle due à l'agitation des vagues dans le bain de mer.
De ce « massage » par l’air des téguments, résultent d’abord des effets révulsifs : stimulation des
fonctions cutanées, activation des fonctions vasculaires périphériques, les rameaux artério-capillaires se trouvant soumis, suivant l’expression de Marcel Labbé, à une véritable « gymnastique vasculaire ». Mais l'effet dominant est une excitation forte des terminaisons nerveuses des téguments, se transmettant à tout le névraxe, par l’intermédiaire des nerfs périphériques; davantage encore, peut-être, une excitation vive du système sympathique, partant des fines ramifications terminales, ainsi que des filets périvasculaires et retentissant directement sur le système endocrinien, entraînant une augmentation des sécrétions internes. Cette stimulation que recoit ainsi l’organisme serait fort comparable — ainsi que Doche Fa bien fait observer — à celle que lui imprimeraïit un traitement opothérapique. Maïs elle ne va pas sans conire-partie, et, à ce sujet, nous anticiperons un peu sur l’étude des indications thérapeutiques de ce climat et de ses contre-indications : Parmi les « nerveux », un certain nombre, les uns facilement impressionnabies, d’autres aisément irritables, supporteraient mal cette excitation forte du système nerveux et sympathique,
Remarquons, d'autre part, que la vapeur d’eau dont ces vents marins sont chargés, et surtout l’humidité constante de Patmosphère, atténuent, tempèrent leurs effets d'une manière assez prononcée. |
Dans une atmosphère sèche, des vents soufflant avec la force qu’ils ont habituellement à Calais, entraîne-
aient une très forte évaporation cutanée, par suite