ZONE SUB-LITTORAL.E
Les « terres basses du Calaisis » ont la physionomie de toute la plaine flamande : quelques monticules exceptés, région uniformément plate, atteignant à peine le niveau des hautes-mers, sous-sol et sol alluvial quaternaire composé en grande partie d’argiles imperméables — ces deux caractéristiques, imperméabilité du sol, pente très faible, par endroits à peu près nulle — (la nappe phréatique ne s’éloignant nulle part de plus de quelques décimètres du niveau du sol) expliquent ici, la multitude de « rivières et ruis-
do
seaux, coulant lentement, incertains de leur pente » ainsi qu’un réseau très chevelu, extrêmement ramifié de canaux, de « Wattergands »,.
C’est dire assez que toute cette région sub-littorale, bordant la plaine côtière, littéralement imprégnée d’eau coulant à ras même du sol, contribue pour une grande part à entretenir une humidité atmosphérique constamment élevée, comme nous le constaterons par la suite.
À la limite intérieure de la zone sub-littorale (à une douzaine de kilomètres de la côte subsistent même encore quelques marais (Guines, Ardres, St- Omer).
C’est qu’en effet de même que les Pays-Bas, cette < petite Flandre en Artois », constituant le Calaisis, a du être créée presque de toutes pièces, par drainage et assèchement, son sol plus que d’autres, portant la marque de l'effort humain — contrée par ailleurs très peu boïsée dans l’ensemble; seulement bouquets d’arbres disséminés dans la Plaine Maritime, abritant presque toujours une ferme ou un groupe de maisons isolées — ou en bordures des routes.
Les forêts d’une certaine importance n’apparaissent guère qu'à une quinzaine de kilomètres de la côte (Forêts d’Eperlecques), (Forêt de Guines).