AU BORD DU SURAN
N silence divin plane au-dessus des eaux. On n'entend que l'adieu d'un oiselet qui passe. Le soir doré, le soir approche, et, déjà lasse, La rivière frissonne au milieu des roseaux.
Son miroir enchanté reflète l'herbe folle; Le saule y mire en paix ses tranquilles pâleurs. Éparse dans le vent, l'âme errante des fleurs Vers le ciel apaisé tourbillonne et s'envole.