ACTE DEUXIÈME
SIMON
Une querelle?... au fait... pourquoi pas?... L’un de nous deux gêne l’autre... Battons-nous, el que le vaincu s’en aille, s’il n’est pas mort.
PACOME.
Nous battre !...
' SIMON
Eh ! oui... mettons au bout de nos bras deux bons bâtons, et finissons-en...
PACOME, après avoir levé son bras qu’il laisse retomber.
Oh! que nenni!... la partie n’est pas égale; vous ne jouez que votre peau; j’ai du bien, moi ; merci... (Simon hausse les épaules.) C’est pas par crainte, au moins, Pacôme Hennebaut n'a peur de personne, on sait ça. Mais quand je vous aurais tué, ça ne me ramènerait point Catherine, bien au contraire.
SIMON, à part.
Et si j’ctais le vainqueur son père n’en deviendrait que plus impitoyable envers eux. (Haut.) Vous avez raison, monsieur Pacôme... revenons à ma première proposition.
PACOME.
Celle que j’ai entendue en arrivant, m’est avis que c’est la meilleure 1
SIMON
Mais... si j’engage Catherine à vous prendre pour mari, c’est à la condition que vous vous comporterez dignement envers elle, et que jamais.. .
PACOME.
Je vous l’ai juré, je vous le jure encore, et bien que je sois un peu rude à la surface, tout le monde vous dira qu’au fin fond je suis un honnête homme.
SIMON
Je le sais, et j’y compte, soit donc! si vous ne m’avez pas revu dans une heure, c’est que j’aurai réussi. Dans ce cas-là, dès ce soir, vous pouvez revenir au Clos-Pommier... vous y trouverez votre femme...
PACOME.
Mais vous...
Je serai parti... et pour bien loin.
Li3 CLOS-POMMIER
••• 1 PACOME.
Mais alors c’est donc que vous ne l’aimez poiill autant que...
SIMON, aTee passion. • ' ■'<>
Bien plus encore que vous ne pouvez le comprendre, allez ! et si j’y renonce... ohl croyez-le bien, c’est une Aère preuve
d ' am0Ur - ' ", - PACOME, après un temps. . ■
On se console quelquefois en faisant fortune, et c’est possible là-bas, aux îles, quand pn emporte un peu d’argent. En voulez- vous ? je suis riche... et...
SIMON
Assez! je vous donne Catherine... mais je ne vous la vends pas! ul , Ml
PACOME. ,
Pardonnez-moi, Jean Simon, vous ôtes un bravecœur... Refusez ma bourse... soit... mais ne refusez pas ma main.
SIMON, après un premier moaxpnfpn^ p^r acçepl«r f
L’une comme l’autre..,. ils von|,rqyenir 1 partez !
... MCpHE, #
Jean Simon I oh 1 c’est beau^e se dévouer ainsi... et foi d’homme! je voudrais... inalsfiori, chacun sa nature... Je ne peux pas, moi... je ne peux pas... c’esl' feetame’tmf *6rt... mais Catherine sera heureuse «jpjyouS/ le promets, adieu donc... (Sorte seuil.) Je reviendrai ce soir, (n sort adroite.).