SCÈNE III
HENNEBAUT, CATHERINE, PELAVOIX,
CATHERINE, conduisant Hennebaut.
Appuyez-vous sur moi... doucement. . .
Merci, Catherine... et ben de la reconnaissance pour toutes tes amitiés. Mais, je te le réitère, je me sens tout à fait ragaillardi... (Marchant seul.) Vois plutôt?... Eh 1 c’est mailre PeTavoix...
PELAVOIX.
Votre serviteur, monsieur Hennebaut.., Pareillement, madame Pacôme?ça va mieux.
CATHERINE
Votre servante, (a uennobaut.) Tenez, monsieur le convalescent... j’ai fait placer votre couvert ici, tout proche du jardin, aün que vous puissiez avoir la vue au verger, le bon air pur et la douce chaleur du soleil.
LE CLOS-POMMIER
HENNEBAUT, à Pelavoix.
Elle pense à tout.
MARGOT
V’ià 1’ bouillon; a-t’il des œils ?
HENNEBAUT, à Catherine.
Eh! bravo! je ne demande pas mieux, que de fêlera la fois toutes ces bonnes choses que tu m’as rendues.
Dites plutôt le médecin.
HENNEBAUT.
Le médecin ! avec ses mauvaises drogues, pour me soutirer mon argent? Non, non, monsieur Pelavoix... c’est elle qui a tout fait.
PELAVOIX.
On me l’a déjà dit.
* HENNEBAUT.
Et on a eu raison. Toujours là... toujours attentive et consolante... Et j’avais beau jurer, m’impatienter, envoyer tout au diable, rien n’y faisait. Il fallait me tenir au lit bien docilement, madame ma bru le voulait... Il fallait avaler tous ces vilains médicaments, madame Catherine me les présentait. Enfin... je s^is têtu, n’est-ce pas?
PELAVOIX.
Un peu...
HENNEBAUT.
Beaucoup... Eh bien, je cédais toujours, et me rendormais avec plaisir, parce qu’elle était là... Au réveil j’étais heureux de la retrouver à mon chevet. En a-t-elle passé de ces nuits!
CATHERINE
Faut pas me remercier, c’était mon devoir... mais vous allez laisser refroidir ce bouillon...
HENNEBAUT, le goûtant.
Soit. Il est fameux!
Je l’ai surveillé moi-même.
HENNEBAUT.
Parbleu! (a Pelavoix.) Je ne vous invite pas à partager... parce que... y en a pas trop pour moi.
, PELAVOIX.
Merci. D’autant plus que je suis un peu pressé.