‹ Le clospommier drame en cinq actesChapitre 77 sur 88 · ACTE QUATRIÈME · texte numérisé non relu

ACTE QUATRIÈME

Ohi je suis plus forte. qu'on ne le pense, allez!

ROQUEBERf.

Je le sais... mais un bras c’est toujours bon à quelque

Chose. (Pacdmc entr'ouvro le volet qui Tait face au public, léger brait.)

.fliaffi*! ÜiiBIeî CATHERINE.

r Avez-vous entendu ? . < : 3

' ROQUE BÊkT.

Oui, quelque branche mortë que le vent a eu la chose de '.tibSMK vry. :>j.or..vq ;ojir: nota . • •

*1 lüfMl-va, v >■ • CATHERINE. V- r •< •

mi fë rie sais... mais à chaque pas, il me semble que j’en- ^nds, que je* vois mon père; ?

( ■' /! nd

ROQUEBERT

.»i»l a» - -< v . ,,ct

Est-ce donc la première fois que vous revenez au Clos- Pommier? m ou a

CATHERINE

Non, j r y stif* revenue bien souvent... Vf ai passé de longues heures, avec sa chère ombre... Je lui contais mes chagrins... il m’en c<ffg>lai|U. [nous causions ensemble..., comme autrefois.

‘k® »o$feWÉtfr/

ü 98 Ah l c’était tun^gne homme.., J’étais aussi fier de son ;Amitié^4«iji»«»lw»^ . , /

ô ï sup niJè-lij9q Éi eb Jzo'cAtnMMtel . *

Oui, vous étiez l'ami dë ëes plus mauvais jours... les derniers,., alors qu’il était resté seul Ici.

*KB*S tu «toit

Et c’est alors qu’il se mit à maudire sort imprévoyance... et lui qui n’avait jamais regardé h l’argent, il se mit à économiser les petits sous qu’il gagnait en n$ s'épargnant pas plus qu’un tambour qui bat sa caisse. Son ambition était de rembourser les Hènnebaut... Par malheur, le bon i! Dieu ne lui aecorda que six mois, durant lesquels ib eu Uout juste le temps d’amasser... î i :r ».iot ^otum aiioat.

SOB cou.

CATHERINE, montrant un cachet pendu à

Ces quelques louis d’or ^que j’ai cousus dans ee sachet, et que je portejaj?fn^Qau «ointno une sainte relique. Ah! mes bijoux, les voilà... Je ne les rnonlre pas, mais j’en suis heureuse et fièrc, car Us me parlent encore de vous, et de ?r j(otre. affeq^p, jqtpn,^e bien-aimél... mon loyal e) bon père ! (Elle emirawo lo mW, eà- pleurant.) , 'jiuôiV'H-

LE CLOS-POMMIER

ROQUEBERT

Catherine, ne restez pas seule ici... ces souvenirs finiraient par vous rendre malade.

Au contraire... ils me donnent le courage de vivre et de faire mon devoir.

ROQUEBERT

Possible... mais voici la brune... Il fait grand frais et grand vent... Ecoulez plutôt... Voyons, voulez-vous que je vous reconduise.

CATHERINE

Là-bas ?

Oui!

ROQUEBERT

CATHERINE

Pas avant une heure.

ROQUEBERT

Dans une heure, soit. C’est juste ce qu’il me faut pour terminer ma tournée réglementaire... Je viendrai vous prendre en passant, est-ce convenu?

CATHERINE

C’est convenu, merci !

, ROQUEBERT

A bientôt donc. (Catherine le reconduit ) Soyez ferme au poste et ne pleurez pas trop.

CATHERINE

Je vous le promets...

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