‹ Le clou aux maris comedievaudeville en un acteChapitre 14 sur 39 · SCENE Vlir · texte numérisé non relu

SCENE Vlir

voilà mon rival!., ah ! non 1 (Se retouruant vers le purtrait de Montgicourt.) Et dire que voilà mon rival!.... Si je pouvais démolir sa mémoire et en faire des petits morceaux!.... Il a dû avoir des vices.ee gros bonhomme-là!., un grand nez et l’œil sournois... je parie qu’il trompait sa femme!.... c’est ça qui serait bon si je pouvais découvrir...

FRlQUliTTE, cntranl *.

Madame^ on demande...

PICQIIEFEU.

Friquette I avance ici I

FRIQDETTE.

Monsieur ?

PICQÜEFF-U.

J’ai besoin de toi... tu vas m’aider!

FRIQUETTE.

A quoi ?

PICQUEFEU.

A faire dégringoler le Montgicourt !

FRIQUETTE.

Comment !

PICQUEFEU.

Tu vas répandre le bruit qu’il te pinçait la taille dans les escaliers... et qu’il t’a donné une montre en or !... (ii lui donne sa montre.]

FRIQUETTE.

Par exemple!... je ne trouverais plus de mari!

PICQUEFEU.

Tu veux un mari? (i.ui prenant la taille.) Dis donc, j’en connais un sans emploi. (ll veut l’embrasser.)

FRIQUETTE, se défendant.

Finissez !

PICQUEFEU.

Ah! c’est comme ça?... rends-moi ma montre... (il la reprend.) Écoute, le jour où tu m’apporteras la preuve de l’infidélité de M. Montgicourt, je te compte cinquante écus !... en argent !

FRIQUETTE.

Oh! Monsieur, c’est inutile... il était fidèle comme un caniche !

Friquette, il ne faut pas toujours se fier aux caniches... j’en ai connu qui sc dérangeaient !

FRIQUETTE, à elle-même.

Apres ça, c’est possible... Voyons : où pourrait-on bien prendre dès renseignements ?

PICQUEFEU .

Questionne, interroge... lie-toi avec le portier!

LE CLOU Âirx MARIS.

FRIQÜETTK.

C’est une portière.

PICQUEFEU.

Raison de plus... une portière vaut deux portiers !.. de mon côlé^ je vais fouiller, fureter *. (Apercevaot le bureau ) Ah ! son bureau ?...

FRIQL’ETTE.

Moi, je vais faire causer la portière I

PICQUEFED.

Fromefs-lui un pain de sucre et deux bouteilles d’aniselte !

(Friquelte tort.)

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