SCÈNE II
FRIQUETTE, AMÉDÉE*.
AMÉDÉE, eotraot par la droita, deuxième plan, et ae détirant.
Ah ! J'ai bien dormi ! (ii bâille.)
FRIQUETTE, à part.
M. Amédée... l’ancien valet de chambre du premier ! (naut.) Vous vous levez à onze heures?
AMÉDÉE
Mon Dieu, oui! Mon chocolat est-il prêt?
Je n’en sais rien ! je ne suis pas la cuisinière I Ah çàt est-ce que vous vous hgurez que ça va continuer ?
AMÉDÉE
Quoi?
FRIQUETTE.
Votre petit commerce.
AMÉDÉF..
Quel petit commerce ?
FRIQUETTE.
Vous ne faites rien ici... que vos quatre repas !
AMÉDÉE
Mademoiselle Friquette !
FRIQUETTE.
Sous prétexte que vous avez connu le défunt. Madame vous
SCEiWiS II.
gardé... Vous lui parlez de son premier mari, vous lui citez ses bons mots, ses traits d’esprit... vous la faites pleurer.
AMËDÉE.
Oui, nous nous attendrissons ensemble sur la mémoire de cet excellent M. Montgicourt !..
FRIQÜETTE.
Dont vous TOUS moquez comme de l’an quarante I
AMÉDÉE
Par exemple!..
FRIQÜETTE.
Dites donc, entre nous... il paraît qu’il n’était pas fort?
AMÉDÉE, s’oubliant.
Lui! il était bêle comme. . (s’arrêtant et à part.) Oh! diable!
FRIQÜETTE.
Allez donc ! Madame n’est pas là !
AMÉDÉE
Au fait... c’est entre nous... Non-seulement il était bête comme... (Montrant le portrait.) Comme son caniche... Fox... que nous avons fait peindre pour lui servir de pendant, mais encore il était avare, gourmand, sournois, têtu...
Et vous le pleurez toute la journée !
AMÉDÉE
Dame I c’est ma position !
Air de Joseph.
11 m’a légué près de sa Temme Le soin de lui parler de lui :
Au défunt je sers de réclame, Sauvant ses vertus de l’oubli.
Chaque jour, je les lui rappelle.
En éternisant sa douleur.
FRIQÜETTE.
Alors, il vous planta près d’elle,
En guise de saule pleureur.