‹ Le clou do̕r: La penduleChapitre 1 sur 7 · AS · texte numérisé non relu

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It PRÉFACE

plus en lui V homme d'imagination et le poète. Bien que les lettres seules soient la partie résistante et intacte de ce petit roman^ on a cru devoir retenir et recueillir ici quelquesuns des brins d*or et de soie qui devaient en former la contexture.

Avant de développer ^ dans des lettres à une femme dis$inguée et qu'on a lieu de croire réelles, une idée qui certainement paraîtra un paradoxe à la plupart des gens vertueux, ce philosophe du xyiii^ siècle plus que du nôtre avait fait appel, en vrai critique, aux meilleurs maitres, ses devanciers ; il s'était entouré des moralistes les plus recommandables et qui ont le mieux su parler de l'amour en parfaite connaissance de cause. Il avait fortifié sa propre expérience par des citations à l'appui. Il s'était entouni de toutes les précautions et de toutes les autorités possibles. Il citait tout d'àbord un de ses auteurs de prédilection, Senac de Meilhan, dont le dernier sectateur connu de nos jours- est Af® Cheramy — l'excellent

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PRÉFACE m

avoué. — Voici ce qu'en extrayait Sainte^ Beuve, en tête de son projet du Clou d'or :

« Celui qui a été aimé dune femme sensible, douce, spirituelle et douée de sens actifs, a goûté ce que la vie peut offrir de plus délicieux *. »

n Un quart d'heure cfun compterce intime entre detcx personnes d'un sexe différent, et qui ont je ne dis pas de l'amour, mais du goût Vune pour Vautre, établit une confiance, un abandon, un tendre intérêt que la plus vive amitié ne fait pas éprouver après dix ans de durée •• »

Saint-Évremond, Vami de Ninon, était trop expert en la matière pour ne pas être invoqué en témoignage :

, m Je croirois quHl n'est pas permis aux femmes de résister à un si légitime sentiment, quelque prétexte que leur donnent les égards de la vertu.

i. Considérations sur Vesprit et les mœurs, 1787, p. 219.

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