‹ Le club des Jacobins de MetzChapitre 9 sur 11 · L. B. Gbnbvois · texte numérisé non relu

L. B. Gbnbvois

m. — J. B. D. Mazade, représentant du peuple, en mission dans les départements de la Moselle et de la Meurthe»

Le représentant du peuple en mission dans les départements de la Moselle et de la Meurthe.

Considérant que par un arrêté du 4 pluviôse dernier le représentant du peuple Genevois, en épurant la Société populaire de Metz, se proposa de lui conserver le crédit et la considération dont elle avait besoin pour propager les bons principes ;

Qu'après son départ et au mépris de ladite épuration il s'est glissé dans ladite société des citoyens qui se trouvaient sous la surveillance de la municipalité d'après les dispositions de la loi, et qui, sans devoir être considérés comme suspects aux termes de la loi du 17 septembre 1793 ne jouissent pas néanmoins du degré de confiance qui leur serait nécessaire pour éclairer Topinion publique ;

Qu'il s'y en est glissé d'autres qui d'après leurs liaisons bien connues avec les premiers se trouvent passagèrement dans un état de défaveur qui les empêche d'être aussi utiles à leurs concitoyens qu'ils en auraient peut-être envie.

Que dans cet état de choses, il importe d'éloigner temporairement de ladite Société ceux qui, sans alarmer à un certain point offrent pourtant quelques préventions pour ne la composer que d'hommes d'un

républicanisme au-dessus de tout soupçon et d'une conduite qui n'appelle aucun reproche.

Que cette dernière épuration laissant subsister un grand nombre de citoyens dans la Société est un garant pour ceux qui ne s'y trouvent pas aujourd'hui que leur éloigncment ne sera qu'un état d'épreuve a arrêté et arrête ce qui suit :

Article !•'

La société populaire de Metz à compter de la publication du présent demeurera définitivement composée des citoyens dont le tableau nominatif est ci joint.

Art. il

Lesdits citoyens pourront, d'après les règlements de la société, ou ceux qu'elle jugera à propos de s'imposer admettre dans son sein tous ceux qu'ils voudront s'associer.

Art. IIL

La société populaire de Metz étant essentiellement une école républicaine, il n*y sera admis que des citoyens d'un civisme reconnu exempt de tout caractère de sus* piscion déterminé parla loi du 17 sept. 1793 (v. s.) et celle du 5 ventôse an m de la République, amis reconnus de la constitution de 1893 et de la République française une et indivisible.

Art. IV.

Les sociétaires auront également égard à la conduite morale de ceux da leurs concitoyens (ju'ils voi^droi^t B*^^' ^ocier«

Art. V.

Ce double caractère de civisme et de probité déterminera leur admission ou leur rejet.

Apt. VI.

Les citoyens qui ont été ci-devant membres de la Société populaire de Metz ne pourront y rentrer que sous les mêmes conditions et avec les mômes formes que ceux qui y seront admis pour la première fois.

Art. vu.

Le Représentant du peuple déclare que, rappelant sans cesse le règne des vertus républicaines et des vertus morales, il croît rendre la plus haute justice à b. Société populaire de Metz et la maintenir dans toute la liberté qu*elle tient de la déclaration des droits de rhomnie et du dernier article de la constitution républicaine et démocratique des Français.

Art. VIIL

Les citoyens Pécheur, Guéden et Lambert, membres de la société populaire sont charges de Texécution du présent arrêté et de lui en donner connaissance .

Fait à Metz le 11 germinal Tan iiide la République française une et indivisible.

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