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, , ^i/ ih Culaltv.
Eh ! pourquoi donc ne pas croire an bonheur?
C'est déjà calmer sa souffrance...
A mon avis , en fait d'erreur , La plus aimable encor , c'est la douce espérance.
Il ne peut être dangereux De préférer , cédant à son prestige ,
A la vérité qui m'afflige,
Le mensonge qui rend heureux.
Ecoute : Je me mettrai du matin au soir auprès de la fenêtre avec mon ouvrage, et je n'en bougerai pas. Un jour je verrai de loin un voyageur avec des souliers tout couverts de poussière. . . il se dirigera gaiement vers la maison. . . Malgré son chapeau enfoncé et son teint bruni, je le reconnaîtrai tout de suite... C'est Franck, c'est moa brave Franck, que je m'écrirai. . . c'est lui! FRANCK.
Oh i il passera encore plus d'un beau Monsieur sous vos fenêtres, avant que le pauvre Franck revienne se montrer dans la rue.
( 29 ) KRETTLE.
Qu'est-ce que ça tous fait , laissez-les passer , je ne les verrai pas.
FRANCK
Et puis , je reviens après m'être donné bien du mal, pour gagner ce qu il faut à deux honnêtes gens; j'arrive par un beau soir, et je vois de la lumière à toutes les croisées, j'entends les violons qui jouent des walses à n'en plus finir ; ça m'étourdit d''abord. . . puis je me remets. «Qu'est-ce qui se passe donc dans la maison du père Waldman ? que je dis au voisin d'en face. — Tiens , vous ne savez donc pas? qu'il me répond. — Non , que je lui fais. — Eli ben ! c'est, qu'il me dit, la noce de mam'selle Rrettle , qui épouse un riche menuisier. »
KRETTLE.
Fi donc, Franck! quelles vilaines pensées.
FRANCK , pleurant.
Alors, je m'en retournerai sans rien dire, tout droit, jusqu'à ce que la rivière se trouve sur mon passage.
KRETTLE.
Ah! ça fait mal, des idées comme ça.
FRANCK
Tiens , Rrettle, je ne pense que du bien de toij je sais que tu m'aimeras toujours.
KRETTLE.
Alors ? . . .
FRANCK
Mais ton père est vieux, il ne peut presque plus travailler; ta mère est toujours malade, et quand ils viendront à manquer de tout. . .
KRETTLE.
Comme tu me tourmentes ! ne suis - je pas déjà assez triste?
FRANCK
Il se présentera quelque brave homme bien cossu, qui dira ; Mets ta main là, je me charge de tes parens dans leurs rieux jours ; puis ton père priera , ta mère pleurera.
.4if d'f/fie valse de Tfehcr. ( de Preciosa. )
Hélas !
Quel embarras !
Que faudra-l-il faire ?
Hélas !
On ne peut pas Voir pleurer sa mère.
Si tel est son désir;
Je dois obéir , (^i'i.) Dussé-je en mourir !
ENSEMBLE
KRETTLE.
Hélas !
Quel embarras ! i
Que faudra-t-il faire?
Hélas !
On ne peut pas
Voir pleurer sa mère.
FHANCK.
Hélas!
Tu m'oublîras !
Tu le vois , ma chère j Hélas !
Tu ne peux pas Voir pleurer ta mère.
'" FRANCK , seul.
Et moi que devenir ,
Si tu vas mourir ? (bis.)
J'nai plus qu'à m'périr.
ENSEMBLE
KBEITLE.
Hélas !
Quel embarras , etc.
FRANCK
Hélas !
Tu m'oublieras , etc.
FRANCK
Tu vois bien. . . Allons, allons, il est onze heures au clocher de Saint-Gall , il faut achever mes prc'paratifs.
( Il rmtrc, )