‹ Le code catholique ou Commentaire du catéchisme de Québec [microforme]Chapitre 119 sur 132 · CHAPITRE TRENTE-QUATRIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE TRENTE-QUATRIÈME

Septième, huitième, neuvième et dixième commmandements de Dieu,

488. Le septième commandement de Dieu est : Le bien d’autrui tu ne prendras, ni retiendras sciemment.

Scitemment, c.-à-d. sachant que cela n’est pas à nous.

484, Le septième commandement nous ordonne de donner à chacun ce qui lui appartient, et de respecter sa propriété.

Respecter sa propriété, c.-à.d. ne pas s’approprier ce que chacun possède légitimeinent.

485. Le-septième commandement nous défend de dérober ou de retenir injustement le bien du prochain, ou de lui faire aucune injustice.

De dérober, c.-à-d. de voler.

486. Ceux qui prennent injustement le bien du prochain, sont les voleurs, les domestiques infidèles, les marchands malhonnètes, les usuriers, les plaideurs de mauvaise foi, et généralement tous ceux qui font tort au prochain.

Les voleurs, c.-à-d. ceux qui prennent, par la force ou nar la ruse, ce qui ne leur appartient pas.

Les & »mestiques infidèles, c.-à-d. les employés qui perdent leur temps, laissent prendre ou perdre ce qui appartient à leurs maîtres, el retiennent de petites sommes d’argent, sous le prétexte qu’ils ne sont pas suffisamment payés.

433, Quel est le septième commandement de Dieu f 434. Que nous ordon le septième commandement ? 4,35. Que nous défend le septième commande ment # 456, Quels sont ceux qui prennent injustement le bien d'autrui ?

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Les marchands malhonnêtes, c. à-d. ui trompent sur le poids, la mesure, la qualité et la valeur des marchandises.

Les usuriers, c.-à-d. ceux qui, lorsqu'ils prétent de l’argent, exigent un intérét plus élevé qu'il n’est juste. :

Les plaideurs de mauvaise foi, c.-à-d, ceux qui intentent ou soutiennent des procès, sachant bien qu’ils ont tort.

437. Oui, nous sommes obligés de restituer les biens mal acquis, ou leur valeur, autant que nous pouvons; autrement, nous ne pouvons obtenir le pardon de nos péchés, pi être sauvés.

Nous sommes obligés de restituer. Restituer signifie rendre ce qui ne nous appartient pas.

Les biens mal acquis, c.-à-d. acquis d’une mas nière malhonnête.

Ou leur vateur, c.-à-d. l'équivalent en argent; lorsque la chose dérobée n’existe plus,

Autant que nous pouvons. S'il y a impossibilité, il faut au moins avoir le désir et la volonté de restituer si on en devient capable,

Il faut restituer à celui à qui on a pris, ou à ses héritiers s’il est mort.

Il faut restituer le plus tôt possible,

Sans la restitution, si on en est capable, où sans la volonté de restituer lorsqu'on deviendra capable de le faire, on est indigne d'absolution.

438. Oui, nous sommes obligés de réparer le dommageÏque nous avons causé injustement.

137. Sommes-nous obligés de restituer le bien mal acquis ? 438. Sommes nous ob, de réparer le,dommage que nous avons causé tmjustement !

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Nous sommes obligés de réparer le dommage, c.-à-d. de compenser tout le tort qu’on a fait injüstement.

489. On retient injustement le bien d'autrui, en ne payant pas ses dettes quand on peut le faire, en ne rendant pas un objet qu’on nous a confié, ou en gardant une chose trouvée sans s’informer à qui elle appartient.

En ne payant pas ses dettes. Une dette est ce que l’on doit au prochain.

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