‹ Le code catholique ou Commentaire du catéchisme des provinces ecclé siastiques de Québec, Montréal et Ottawa [microforme]Chapitre 113 sur 343 · Où et comment Jésus-Christ estil mort · texte numérisé non relu

Où et comment Jésus-Christ estil mort

--Jésus-Christ est mort cloué à une croix, sur le Calvaire, entre deux voleurs.

Le Calvaire est une petite colline située en dehors des limites de la ville de Jérusalem.

Chaque ville avait une prison ou un endroit pour l'exécution de ses criminels. Comme le temple de Dieu était dans Jérusalem, cette ville avait été appelée pour cela la Cité de Dieu, parce que, dans ce temple, Dieu parlait à ses prêtres dans le Saint des Saints. Le Temple était divisé en deux parties dont l’une, qui ressemblait quelque peu à la nef de nos églises, était appelée le Saint ; et l’autre, qui renfermait l'Arche d’Allance, était appelée le Saint des Saints, et correspondait à l’autel et au sanctuaire de nos églises. L’Arche d’Alliance était une boîte longue d’environ quatre pieds, haute et large d’environ deux pieds et demi ; elle était faite du bois le plus riche, revêtu de fines dorures. Outre les tables de pierre sur lesquelles étaient écrits les commandements de Dieu, elle contenait la baguette qu'Aaron, — frère de Moïse, — avait changée en serpent en présence du roi Pharaon, et un peu de la manne dont le peuple avait été miraculeusement nourri pendant son séjour de quarante ans dans le désert, lors de sa sortie d'Egypte. Toutes ces choses étaient des figures de la vraie religion. L’arche elle-même était une figure du Tabernacle, et la manne. une figure de la Sainte Eucharistie. Un voile dérobaït ie Saint des Saints à la vue du peuple. Le Grand Prêtre seul, une fois par anne, pouvait y

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entrer. Bien que ces différents objets ne fussent plus dans le Saint des Saints, le voile, —appelé voile du Temple,—qui dérobait ce lieu saint à la vue du peuple, fut subitement déchiré, du haut en bas, lorsque Notre-Seigreur mourut sur la croix ; parce que, après sa mort, il n’était plus besoin de figures, puisque nous avons le tabernacle lui-même, la véritable manne et le vrai pain du ciel, c’est-à-dire le corps de Notre- Seigneur. (1) Le voile fut aussi déchiré pour montrer que Dieu ne voulait plus résider dans le Temple, mais que désormais il serait seulement dans l'Eglise chrétienne. Jérusalem, eomme nous l’avons dit, était appelée la Cité Fainte,et aucun criminel ne pouvait être exécuté aans son enceinte. On envoyait les condamnés à mort au Calvaire,—mot qui signifie 7lace des crênes, —où ils étaient exécutés. Une remarque maintenant : si les Juifs montraient tant de respect et de vénération pour l'Arche qui ne contenait que la figure du Saint Sacrement, quel ne doit pas être notre recueillement en pré: sence du tabernacle de l'autel qui renferme le Sain‘ Sacrement lui-même!

On fit mourir Jésus-Christ entre deux voleurs pour rendre sa mort plus ignominieuse, en le mettant sur un pied d'égalité avec les criminels ordinaires. L'un de ces voleurs, appelé le bon larron, eût regret de ses péchés et en obtint le pardon de Notre-Seigneur avant de mourir ; mais l'autre mourut dans l’impénitence. Les écrivains sacrés nous disent que l’un de ces voleurs à été

(1) S. Matt. xxvux, 51.

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sauvé pour donner espérance aux pécheurs et leur apprendre qu’ils peuvent sauver leur âme, même au dernier moment, s’ils ont sincèrement regret de leurs péchés et en demandent pardon à Dieu. L’autre voleur est mort dans l’impénitence, pour apprendre aux pécheurs qu’ils ne doivent pas différer leur conversion jusqu’à l’heure dela mort, comptant témérairement sur le miséricorde de Dieu. Ceux qui, volontairement, diffèrent leur conversion, et, attendant le dernier moment pour se repentir, mènent une vie coupable avec l’espoir de bien mourir, peuvent être privés de cette grâce, et comme le voleur impénitent, mourir comme ils ont vécu, en état de péché.

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