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Ils lui firent son procès la nuit, et ne lui permirent pas d’assigner de témoins pour se justifer ; mais au contraire, ils amenèrent de faux témoins qui déposèrent contre lui, agissant ainsi contre toute loi et toute justice. De bonne heure, le matin, on le conduisit à Pilate qui le fit ‘ouetter. Après avoir dépouillé Notre-Seigneur de ses habits et lui avoir attaché les mains à un un pilier de pierre, les soldats romains le touettèrent, Ils se servirent pour cela de lanières de cuir, garnies de petits morceaux de fer ou d’acier, dont chaque coup faisait ruisseler le sang. On sait que le sang suinte à travers un habit posé sur une plaie fraîche et le fait coller à la peau. Aïnsi, les vêtements de Notre-Seigneur, umbibés de sang, adhérèrent à ses blessures et lui causèrent d'indicibles souffrances lorsqu'on les lui enleva. Comme il avait dit qu’il était roi, —c'est-à-dire roi spirituel, —ils le conduisirent dans une vaste salle, le livrèrent à la risée du peuple, lui mirent une couronne d’épines qu'ils lui enfoncèrent dans la tête avec une baguette pesante dont chaque coup fuisait ruisseler le ang sur sa sainte face. Ils lui enlevèrent de nouveau ses habits, rouvrant ainsi ses plaies douloureuses ; et, sous prétexte que les rois portent la pourpre, ils le revêtirent d’un vieux manteau de pourpre et en firent un roide théâtre, faisant, par dérision, la génuflexion lorsqu'ils passaient devant lui. Ils le frappèrent et lui crachèrent au visage sans qu’il donnât le moindre signe d’impatience et proférât une seule plainte. Ils le revêtirent de ses habits, et Pilate ayant demandé au peuple ce qu’il devait en faire, ils crièrent tous: crucifiez-le. C'était le vendredi
matin, probablement vers dix ou onze henres. Ile préparèrent donc une lourde croix de bois, la placèrent sur les épaules de Notre-Seigneur et la lui firent porter jusqu’au Calvaire, place des exécutions située en dehors de la ville; car il était d'fendu de faire aucune exécution dans l’enceinte de la cité. Comme Notre-Seigneur n'avait rien mangé depuis le jeudi soir, qu'il avait enduré de grandes souffrances et perdu beaucoup de sang, il devait être dans un grand état de faiblesse à onze heures le vendredi matin ; de fait, il succomba plusieurs fois sous le poids de la croix. La vue de sa sainte Mère, témoin de ce triste spectacle, augmentait encore ses souffrances. Arrivés au lieu du Calvaire, ils lui arrachèrent ses vêtements et le clouèrent à la croix en lui enfonçant de gros clous dans les pieds et les mains ; il était environ midi. De midi à trois heures, Notre Divin Sauveur resta cioué à la croix, victime pendant tout ce temps des moqueries et des injures grossières de la populace. Il fut même outragé par les deux voleurs qui étaient crucifiés avec lui, maïs l’un d’eux se repentit et reçut son pardon avant de mourir. La pauvre Mère de Notre-Seigneur et ges quelques amis se tenaient à une petite distance, regardant ce qui se passait. Lor:que Notre-Seigneur eut soif, ses bourreaux lui présentèrent du fiel. Il mourut sur les trois heures, et à ce moment, la terre trembla, la lumière du soleil se voila, et le peuple fut plongé dans la consternation et la frayeur.
Comment, direz-vous, ces soldats ont-ils pu être aussi cruels ?
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C'étaient des Romains, et à cette époque, des hommes qu’on appelait gladiateurs avaient l’habitude de se battre à l'épée devant l’empereur romain et tout le peuple, comme les acteurs d’aujourd’hui jouent pour l’amusement de leur auditoire. Des hommes qui prenaient plaisir à voir leurs semblables s’entre-tuer dans un combat mortel,pouvaient difficilement être touchés de pitié lorsque l’un d’eux était flagellé. Même dans les premiers siècles de l'Eglise, durazt les persécutions, les empereurs romains exposaient les chrétiens aux bêtes féroces, pour les faire mettre en pièces en présence du peuple qui applaudissait à ces spectacles dégoûtants. Ceux qui assistaient, impassibles, à la mort de tant de personnes, pouvaient bien de gaieté de cœur mettre à mort un de leurs semblables, cette mort fûtelle la ple: iarrible.
t 90.—Quel jour Jésus-Christ est-il mort ?
—Jésus-Christ est mort le Vendredi- Saint, vers trois heures del’après-midi.
C’est depuis cette époque qu’on appelle ce jour le Vendredi-Saint.
91.—Pourquoi appelez-vous saint lejour où Jésus-Christ a enduré une mort si horrible ?
Nous l’appelons saint, parceque c'est en ce jour que Jésus-Christ, par sa mort, montra son grand amour pour l'homme, at lui mérita toutes sortes de grâces.