PASSAGE DE LA MER ROUGE
mer, les eaux se refermèrent et les engloutirent * tous. Les Israëlites commencèrent alors leur grand voyage de quarante années à travers le désert où Dieu les nourrissait avec la manne. Pour les guider, il leur envoya une nuée qui les protégeait pendant le jour contre les ardeurs du soleil, et les éclairait pendant la puit. Le désert n’était pas tellement vaste qu’il fallût quarante ans pour le traverser, mais comme le peuple, malgré tout ce que Dieu avait fait pour lui, avait encore péché dans le désert, il fut condamné à y demeurer jusqu’à la nouvelle génération que Josué, successeur de Moïse, devait conduire dans la terre promise.
Ce fait nous apprend que Dieu punit toujours ceux qui le méritent, malgré son amour et les grandes choses qu’il peut souvent avoir faites pour les sauver ; mais il attend son heure pour pour les châtier.
Les Israëlites, comme nous l'avons dit, venaient chaque année, de toutes les parties du pays, célébrer la Pâque au temple de Jérusalem. Ce fut pendant une de ces fêtes que Notre-Seigneur fut mis à mort, et pendant une fête du même genre que saint Pierre prêcha au peuple après l’ascension du divin Crucifié. Il ne s’exprima que dans une seule langue, et néanmoins il se fitcomprendre de tous ses auditeurs qui parlaïient divers langages. (1) |
C’était le don des langues que le Saint-Esprit avait donné aux Apôtres en descendant sur eux. Un exemple fera mieux comprendre. Si un ora-
(1) Actes des Apôtres, II. 6.
teur, adressant la parole en français, à un auditoire composé de personnes venant de différents pays, et ne parlant que leur idiome national, allemand, anglais, espagnol, italien, etc., parvenait à se faire comprendre de ses auditeurs qui s'imagineraient entendre chacun leur langue maternelle, on dirait que cet orateur a le don des langues, et que, comme les Apôtres, il l’a reçu par un miracle,
Dans les premiers siècles de l'Eglise, Dieu a fait plus de miracles qu’il n’en fait maintenant, parce qu'alors ils étaient plus nécessaires, soit pour faire connaître l'Eglise davantage, soit pour prouver qu’elle est la seule véritable et qu’elle tient de Dieu son pouvoir et son autorité, choses que les pays chrétiens peuvent maintenant connaître sans miracles. Le Saint-Esprit communiquait quelquefois ces dons particuliers, comme le don de: langues, à certains chrétiens des premiers siècles lorsqu'il recevaient la Confirmation; mais ce don n’était pas une conséquence nécessaire de la Confirmation, et il était donné seulement pour prouver la puissance de la vraie religion. Ceux qui avaient entendu prêcher saint Pierre rapportèrent à leurs compatriotes ce qu'ils avaient vu et entendu, et ces derniers étaient prêts à recevoir l'Evangile lorsque les Apôtres vinrent le leur précher.
110.—Sous queile forme le Saint-Esprit descendit-il sur les Apôtres ?
—Le Saint-Esprit descendit sur les Apôtres sous la forme de langues de feu.
111—Par qui le Saint-Esprit fut-il envoyé aux Apôtres ?
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