‹ Le code catholique ou Commentaire du catéchisme des provinces ecclé siastiques de Québec, Montréal et Ottawa [microforme]Chapitre 139 sur 343 · Qu'est-ce que l'Eglise · texte numérisé non relu

Qu'est-ce que l'Eglise

Éric:

me en Ar mn, = RE D No RO DS + A Eure à

RS AS A : , ; s renirtminrretmpe nets ténor. don ne > LORS ER SG mi D er ko : " S * ni er

Se!

ne ere vi char epmcaes

Tran de tp areé-arentr tr GC

—L'Eglise est la société de tous ceux qui professent la foi de Jésus-Christ, qui participent aux mêmes sacrements, et qui sont gouvernés par leurs pasteurs légitimes sous un même chef visible.

Ici le mot Eglise signifie société, et non pas l'édifice où se font les offices, parce que si la messe était célébrée en plein air, en présence du peuple agenouillé, ce serait encore l’église de cet endroit. Les édifices dont nous nous servons comme églises peuvent avoir servi à tout autre usage : elles peuvent avoir servi, par exemple, de salle publique, de théâtre et d’école ; mais ils deviennent saints lorsqu'ils ont été bénits ou consacrés pour servir d'églises. Ils deviennent encore saints parce que l'Evangile y est annoncé, que le saint sacrifice de la messe y est célébré. Mais ils deviennent saints surtout, parce que Notre-Seigneur y réside dans le tabernacle, où il vit, voit et entend aussi réellement que lorsqu'il était sur la terre.

Dans les premiers temps les chrétiens n'avaient pas d’églises, ils se réunissaient secrètement dans des maisons privées. Plus tard, lorsque les empereurs païens commencèrent à les persécuter et à les mettre à mort, ils creusèrent de vastes souterrains où ils se réunissaient pour entendre la messe et recevoir les sacrements. On peut encore voir, à Rome, quelques-uns de ces souterrains qui portent le nom de Catacombes. Les chrétiens enterraient a"ssi leurs morts dans ces catacombes, et spécialement les corps de leurs martyrs, et l’on célébrait le saint sacrifice de la messe sur leurs tombeaux qui étaient généralement de pierre.

ceux t, qui :s, et teurs

nn pas

> si la

nce du

de cet

ervons t autre emple, mais ils ou conent ennnoncé, célébré.

rce que le, où il orsqu'il

‘avaient ent dans les emrsécuter e vastes ntendre ts. On s de ces icombes.

rts dans de leurs ce de la

généra-

Sur chaque autel, la table ou la partie plane sur laquelle le prêtre célèbre la messe doit ttre de pierre ; mais si l’autel est de bois, il doit y avoir au moins, en face du tabernacle, une pierre de dix à douze pouces carrés. Cette pierre renferme des reliques de martyrs, placées dans une ouverture pratiquée dans la pierre. L’évêque scelle, sur la relique, le morceau de pierre qui a été enlevé pour pratiquer l’ouverture, bénit la pierre et la donne à l’église. Cette pierre porte le nom de pierre d’autel. On ne peut la voir parce qu’elle est dérobée aux regards par les nappes de l’autel, mais le prêtre ne peut célébrer la messe sans qu'elle y soit. Cette pierre nous rappelle les tombeaux üe pierre des saints, sur lesquels la messe était célébrée.

L'Eglise, c’est-à-dire les chrétiens, a été persécutée pendant environ trois cents ans après la mort de Notre-Feigneur. Ces persécutions ont eu lieu à dix époques différentes et sous divers empereurs romains. On ordonnait de mettre à mort les chrétiens partout où il y en avait. Quelquesuns étaient jetés en prison, d’autres étaient exilés, et quelques-uns enfin étaient trainés au Colisée, — immense construction qui servait aux amusements du peuple,—où on leur infligeait la mort la plus affreuse. en présence de l’empereur et du peuple assemblés 1 pour jouir de ces scènes terribles. Après les avoir dépouillés de leurs vêtements, on lâchaït contre eux des bites sauvages

que la faim rendait encore plus féroces, et lorsque, par un miracle, ces animaux ne leur faisa'ent aucun ma}, on faisait mourir ces chrétiens par le fer, le feu, ou on les faisait déchirer par des machines terribles. Au milieu de ces souffrances

LR

car Lio a eds ne RE re s

Lo à

nm Ga

eee

atroces, les chrétiens demeuraient fermes et fidèles, quoiqu'ils eussent pu sauver leur vie en reniant Notre-Seigneur ou en sacrifiant aux idoles. Ceux qui, par exception, ont renié leur foi sous l'empire de la crainte, sont maintenant oubliés et inconnus, pendant que ceux qui sont demeurés fidèles sont honorés comme saints dans le ciel et sur la terre ; chaque année, l'Eglise chante leurs louanges et fait le récit de leur vie sainte et des triomphes qu'ils ont remportés sur leurs ennemis.

Quelques païens eux-mêmes, venus pour assister aux supplices des chrétiens, ont été quelquefois si touchés de leur patience, de leur force, de leur courage et de leur constance, qu’ils ont demandé à devenir chrétiens et ont été mis à mort, devenant aïinsi des martyrs baptisés dans leur propre sang. Que d’enseigneme..ts nous pouvons tirer de tout cela ! Combien nous devons être respectueux dans nos églises, qui sont saintes pour toutes les raisons que nous avons données ! Quelle honte pour nous de ne pas entendre la messe lorsque nous le pouvonssi facilement ! Nos églises ne sont jamais bien éloignées, elles sont générament claires, bien aérées, pourvues de sièges et de tout ce qui peut les rendre confortables, bien différentes en cela des églises souterraines, noires ct humides des premiers chrétiens. Nous pouvons, de plus, fréquenter les églises librement et sans danger de mort, au lieu que les chrétiens des premiers siècles étaient constamment dans la crainte et le danger de se voir arrêtés et mis à mort. Encore aujourd’hui, dans plusieurs contrées où de saints missionnaires s'efforcent d’enseigner la vraie religion, leurs prosélytes sont

es et je en

aux

leur enant gant : dans Eglise ur vie ég sur

assiselque- ‘ce, de nt de- | mort, 18 leur Juvors re r'ESska pour Quelle messe églises ténérages et B, bien noires S pouent et rétiens dans la mis à *s cont d’engs sont

obligés de parcourir de grandes distances pour entendre la messe. Leurs églises sont loin d’être confortables, et probablement que le saint sacrifice est offert quelquefois sur le flanc d’une montagne, au fond d’une vallée solitaire, et dans les bois où personne ne peut les voir ; car ils craignent d’être arrêtés, comme la chose arrive souvent, et d’être mis à mort, eux et leurs prêtres. On peut lire dans les relations des missions catholiques que, presque tous les ans, des prêtres et des personnes du peuple souffrent le martyre pour leur foi. N'est-ce pas une honte de voir des catholiques abandonner si facilement leur foi et la pratique de leur religion, quelquefois pour un différend avec l'autorité, pour certains avantages temporels, et quelquefois pour s'’adonner à une mauvaise habitude ou parcequ'ils ont fréquenté des compagnons impies ? Qu'auront-ils à répondre, au jour du jugement, lorsqu'ils se trouveront à côté de ceux qui sont morts pour leur foi ?

L’Egise est la société de tous ceux qui professent la foi de Jésus-Christ. Aïnsi, le Pape, les évêques, les prêtres et le peuple, tous ensemble, constituent l'Eglise ; et chaque paroïsse ou chaque diocèse est une fraction de l'Eglise,

Qui participent, c'est-à-dire qui reçoivent. Pasteurs légitimes signifient chaque prêtre dans sa propre paroïsse, chaque évêque dans son diocèse, et le Pape pour tout l’univers. Chef visible, c'està dire qui peut être vu, car invisible signifie qui ne peut être vu.

+ 131.-—-Quel est le chef invisible de l'Eglise ?

sé ns EX ae Gr age mr rs: DEEE ns PS SR PRE TETE ni CR

HEREAEMEET ER

—Le chef invisible de l'Eglise est Jésus- Christ.

Si un marchand, par exemple, veut établir une branche de son commerce dans un pays autre que le sien, il y demeure jusqu’à ce qu’il ait fondé cet établissement ; et après avoir nommé un représentant pour gérer les affaires à sa place, il s’en retourne dans son propre pays.

I] reste encore le chef du nouvel établissement, mais il en reste le chef invisible pour les gens du pays ; pour ces derniers le chef visible est l'agent ou le représentant qui agit au nom et qui fait le commerce dans les intérêts de ce marchand, Lorsque Notre-Seigneur voulut établir son Eglise, il descendit sur la terre : et lorsqu'il fut sur le point de retourner au ciel, il nomma saint Pierre pour le remplacer et pour gouverner l'Eglise sous sa direction. On voit par là que Notre-$eigneur est toujours le chef réel et le maître de l’Eglise, quoiqu'il ne soit plus sur la terre ; et que tout ce qui est fait dans l'Eglise par son agent ou vicaire, c’est-à-dire par Notre Saint Père le Pape, est fait sous l'autorité de Notre-Seigneur lui-même.

+132.— Quel est le chef visible de l'Eglise ?

— C'est Notre Saint Père le pape, l'Evêque de Rome, qui est le vicaire de Jésus-Christ et le chef visible de l'Eglise.

L’Evêque de Rome est toujours Pape. Si l’évêque de Québec, de Montréal ou d'Ottawa, était élu pape, il deviendrait l’évêque de Rome, et cesserait d’être l’évêque de Québec, de Montréal ou

> sUS-

ir une autre fondé in reice, il

ment, 18 du ’agent fait le hand.

Eglise, sur le Pierre :e SOUS igneur Eglise, tout ce icaire, bat fait 1e.

e de

yvêque hrist

évêque ait élu cesseéal ou

DE L'ÉGLIER. 237 d'Ottawa, parceque saint Pierre, le premier pape, (tait évêque de Rome. C’est pourquoi les évêques de Rome, seuls, sont ses successeurs, les vrais papes, les vrais chefs visibles de l'Eglise. Les éviques des autres diocèses sont les successeurs légitimes des autres Apôtres qui ont établi les diverses églises à.travers le monde. Tous les évêques du monde sont soumis au Pape, comme les autres Apôtres étaient soumis à saint Pierre, que Notre-feigneur lui-même leur avait donné pour chef

Un Vicaire est celui qui tient la place d’un autre et qui agit en son nom.

133.—Pourquoi le Pape, l'évêque de Rome, est-il le chef visible de l'Eglise?

—Le Pape, l’évêque de Rome, est le chef visible de l'Eglise, parcequ'il est le successeur de saint Pierre, que Jésus-Christ a établi chef des Apôtres et chef visible de l'Eglise.

Nous sommes appelés catholiques romains, pour montrer que nous sommes unis au véritable successeur de saint Pierre, l’évêque de Rome, et qu'en conséquence nous sommes membres de la véritable Eglise apostolique.

Page 1